Les Feuilles mortes
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216 critiques spectateurs

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Philippe A.
Philippe A.

20 abonnés 91 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 novembre 2023
Je trouve le film désuet et caricatural. Désuet car tout fait vieux alors que le film est contemporain (avec la guerre en Ukraine en toile de fond). Caricatural car les Finlandais sont présentés comme froids et incapable de communiquer. Les cinéphiles avertis vont néanmoins apprécier des références subtiles à d'anciens films français et à Chaplin.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 novembre 2023
Le cinéma d'Aki Kaurismäki est singulier et c'est ce qui fait son charme. On retrouve dans ce nouveau film tous les codes de son cinéma : lenteur, froideur et complexité des relations humaines, critique de la déshumanisation de la société de consommation... C'est un cinéma qui tranche. Sans surprise, ce film déçoit cependant ; le propos est entendu, beaucoup de scènes manquent de charme et l'originalité fait défaut. Le cinéma de Kaurismäki vieillit. Dans la même veine finlandaise, on lui préfèrera mille fois le surprenant "L'étrange histoire du coupeur de bois" de Mikko Myllylahti sorti en janvier.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2023
Un film qui déborde de charmes grâce à ses personnages, humains, luttant à leur manière pour vivre. Elle est caissière et va de petit boulot en petit boulot. Elle est propriétaire de son appartement. Il est manuel et travaille dans une usine, mais il boit. Et il va de petits boulots en petits boulots. Ils vont se croiser. Tous les deux sont seuls. Ils sont attirés l'un vers l'autre. Une fille rencontre un garçon. Un garçon rencontre une fille. Ils sont tous les deux timides. Mais il y aura des grains de sable dans la mécanique de création de leur couple. Aki Kaurismäki dose parfaitement la construction de ce couple.

Aki Kaurismäki parsème son film de références (Jean-Luc Godard, George A. Romero, par exemple). Pour donner un ensemble d'une durée courte, et c'est tant mieux. Il n'y a pas de séquence inutile ici. Il n'y a pas de musique extradiégétique. Sans aller vite, Aki Kaurismäki construit l'histoire d'amour entre les personnages. Un film qui donne du baume au cœur.
Golem passif
Golem passif

38 abonnés 196 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2023
Errance dans l'ennui
Avec une bande-annonce prometteuse et des bons retours du festival de Canne je m'attendais à aimer le film.
Grosse déception, il y a quelques bons moments comme le concert du groupe Maustetytöt mais la globalité est très procédurale et d'un ennui absolu. C'est le film d'auteur type dans le mauvais sens du terme, qui passe son temps à s'auto-contempler en ne proposant pas grand-chose.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2023
« Les Feuilles mortes » de Kaurismäki me fait penser à un autre film actuel d’un grand réalisateur : « Perfect Days » de Wim Wenders. Hasard ou pas, ce sont tous deux des films typiques de ces cinéastes, chacun avec cette esthétique particulière qui a fait leur marque de fabrique. Les références aux années 1950-1960, ce goût pour les cadrages fixes, les plans colorés, un humour noir et sarcastique qui cache une véritable humanité, pour Aki Kaurismäki. Et un goût pour la liberté et l’errance, des vues urbaines directement inspirées d’Edward Hopper, les rapports entre adultes et enfants, ou encore un tropisme pour le Japon chez Wim Wenders, grand admirateur d’Ozu. D’ailleurs, tous deux sont de grands cinéphiles et de grands amateurs de rock, ce qui fait décidément beaucoup de coïncidences… Mais bref, je résume rapidement, ce sont deux très grands artistes dont le cinéma est bien plus riche que cela, bien sûr.

Or leurs deux derniers films ont en commun de prêter attention à des personnes ordinaires, à travers une histoire d’une grande simplicité. Des films « simples », pourrait-on dire au premier abord, avec une esthétique que l’on reconnaît immédiatement… Il en faudrait peu pour se retrouver en terrain connu et accuser ces deux cinéastes de facilité ou de faire du surplace… Mais chacun à leur manière, ils se sont renouvelés avec leur dernier (et brillant) essai. Qui sont bien plus riches que ce que leur simplicité apparente laisse penser.

Et surtout, ils montrent que dans le monde mécanique, froid, déshumanisé d’aujourd’hui, ce monde très dur, plus encore en cette période où les guerres prolifèrent de nouveau, de manière inquiétante… ce qui reste à la fin, c’est le lien humain. Qu’il s’agisse d’affection, d’amitié ou d’amour. Ce lien, si fragile, qui nous unit à nos semblables.

Et c’est tout le propos des « Feuilles mortes ». On peut clairement ranger ce film dans la catégorie des comédies romantiques, mais c’est une comédie romantique très originale, « à la Kaurismäki ». Grand cinéphile, le réalisateur finlandais connaît par cœur les codes du genre. En effet, il y a souvent un côté méta chez Kaurismäki, secondé par plein de références cinématographiques, qui rendent ses films très ludiques, tout en rendant un hommage sincère aux grands maîtres du septième art. Et il se plaît à jouer avec ces codes, mais toujours avec ce côté décalé qui n’appartient qu’à lui : les péripéties qui nourrissent un amour contrarié et font durer le suspense, la musique lyrique et langoureuse dès que l’amour s’éveille, la musique (drôlement) triste quand nos amoureux s’éloignent… Et puis les rendez-vous galants : au karaoké (sic), au café, chez soi… Ainsi, on ne peut que fondre pour nos deux personnages principaux : le tourmenté Holappa et la courageuse Ansa, qui forment un couple merveilleux.

Mais ce qui fait la grandeur du cinéma de Kaurismäki, malgré ce goût pour la « petite forme » (ou plutôt grâce à ce goût), c’est qu’il met l’être humain au centre. Il dépeint la vie de gens comme vous et moi, et il s’intéresse vraiment à eux : à leurs métiers, à leur quotidien, à leurs manies, à leurs qualités et leurs défauts. A leurs pensées, à leurs espoirs et leurs déconvenues. A la façon dont ils ont besoin les uns des autres. C’est cela qui est profondément touchant. On peut se reconnaître facilement dans ces personnages, très finement écrits. Et Kaurismäki nous offre de beaux portraits de personnages, magnifiquement imparfaits.

En outre, il utilise un grand nombre de plans pour montrer le travail éreintant d’Ansa, d’abord au supermarché, sous la coupe d’un petit chef exécrable, agent inflexible d’un système absurde qui broie les personnes. Puis dans un bar, à la plonge. Ou encore à l’usine, en manipulant des pièces lourdes ou des matières toxiques. De même pour Holappa, qui s’use à travailler sur des chantiers en étant payé une misère. Le cinéma de Kaurismäki a beau être très esthétisé, il a toujours les pieds sur terre et possède un côté profondément social, et même politique. Qu’il s’agisse de dénoncer l’hypocrisie de nos sociétés néolibérales ou la guerre en Ukraine.

Malgré cela, malgré le côté parfois noir et désespéré de son cinéma, malgré son minimalisme et ces sentiments retenus, Kaurismäki filme comme personne ses acteurs. Avec leur jeu réduit à l’essentiel, mais toujours juste, il suffit d’un regard, d’un visage qui s’illumine, d’une attitude, d’un geste… d’un sourire… pour que l’on soit touché directement au cœur, chaviré par cette bouleversante humanité. A ce titre, je ne peux que rendre hommage à Alma Pöysti (Ansa) et Jussi Vatanen (Holappa), qui sont formidables.

Comme le disait Léonard, « la simplicité est la sophistication suprême ». Avec « Les Feuilles mortes », et après avoir annoncé qu’il arrêterait de tourner des films – fort heureusement il a changé d’avis – Aki Kaurismäki prouve qu’il est en pleine possession de ses moyens et nous livre-là un petit chef-d’œuvre qui vient éclabousser de sa grâce le cinéma contemporain. Nous montrant que les maîtres comme lui ont encore beaucoup de choses à nous dire et à nous montrer, pour notre plus grand bonheur.
Jean d.
Jean d.

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2023
ce film m'a fait penser à goodbye Lenine. des acteurs des décors un côté décalé alors que la guerre en ukraine est présente.
Evelyne D.
Evelyne D.

14 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2023
Un film trop souvent qualifié de triste, non au contraire les personnages se battent et passent d'un job difficile à un autre, sans être toujours payé et jamais félicité. spoiler: Mais au moins la fin est belle et je suis ressortie réconfortée.
Gabriellehpi
Gabriellehpi

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2023
film trop mignon. couleurs, plans, moments filmés, tout est très esthétique. beaucoup de silence
musique et langue très sympa
Vio
Vio

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 octobre 2023
Une "vision" globalement ennuyeuse, misérabiliste et caricaturale des classes prolétaires, un film qui se pense réaliste parce que trois anecdotes "illustrant" la pauvreté (type celle de l'assiette unique) ont été glissées, le tout enrobé dans un esthétisme léché en décalage total avec le sujet. Une réalisation qui se regarde tellement tourner et aligner les "beaux plans" qu'elle ne permet à aucun moment de ressentir la moindre empathie pour les personnages, ni de comprendre quel est le propos
Minouchka_movies
Minouchka_movies

42 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2023
Deux êtres solitaires qui se rencontrent et que les événements font se retrouver et se perdre de vue. Le tout en peu de dialogues mais avec des silences qui en disent beaucoup. Très belle histoire d'une rencontre contemporaine et hors du temps.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 octobre 2023
Un homme, une femme. Tristesse, précarité et solitude. Beaucoup d'alcool pour lui et d'ennui pour elle. La guerre en Ukraine à la radio. Un humour finlandais bizarre. L'amour, peut-être. Un plan final d'une grande banalité. Prix du Jury au Festival de Cannes.
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2023
Film visionné au cinéma.

J'ignore à quoi pourrait ressembler l'amour à la finlandaise, mais aujourd'hui, pour ce soir uniquement, je la vois comme un cœur emprisonné dans la neige, rempli de pudeur et de justesse.
Armé d'une caméra posée, de décor archi simplifiée et tourné vers le Helsinki des indigents et des désespérés, le film, avec peu, donne beaucoup. Des émotions d'abord. De la pudeur également. Des métaphores, dont la principale est une porte ouverte/fermée (la vaisselle) sur le cœur de Ansa et encore le chien, avec son nom.

Comme une glace emprisonnée dans un monde qui n'existe plus, les meilleurs moments du film se produisent lorsque la glace a déjà fondue. La lenteur (50 minutes sur 1h20) qui règne nous renvoie à un cinéma qui ne se fait plus. Le scénario tient sur une feuille, voir même un simple post-it et on imagine sans peine qu'un téléfilm aurait pu prendre cette trame. Ce faisant, il n'aurait jamais suscité autant d'émotions.
Cervonichristian
Cervonichristian

4 abonnés 79 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2023
Un vrai film d'auteur, un message universel oû l'amour triomphe de toutes les adversités, une belle photo. Mais que ce film est déprimant, on ne s'attend pas à voir la Finlande comme un pays aussi rétrograde à tout point de vue.
Ce n'est pas un film divertissant, mais pour cinéphiles avertis
Denis VANDENBAVIERE
Denis VANDENBAVIERE

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 octobre 2023
Encore une fois je ne suis pas d accord avec les critiques qui voient unaniement ( le masque et la plume)un film génial !
Je vais au cinéma avec plaisir, ici je me suis ennuyé. Et je n ai pas aimé la description de la vie ouvrière en Finlande qui n est sans doute pas aussi fade. Bref je déconseille ce film hormis si vous êtes un cinefile très averti bien pensant.
Mai T
Mai T

7 abonnés 26 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2023
De la mélancolie et de la misère au démarrage du film nous feraient croire qu'on est dans les années 50-60 aux US, quand il y avait du travail au noir, payé à la semaine, pas de mesures anti-gaspi dans les supermarchés,...mais l'info à la radio sur la guerre en Ukraine nous ramène à la réalité de 2022-2023. Une romance triste, qui finalement est remplie de tendresse pudique, et d'humour et d'espoir. Un gentil moment à passer, avec de la bonne musique.
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