Les Feuilles mortes
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3,7
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216 critiques spectateurs

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elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2024
Il parait que la Finlande est le pays le pus heureux du monde. Ah bon ? Ce que l'on voit à l'écran est plutôt une pilule de dépression dispensable à l'image.
Avec un scénario aussi épais que du papier à cigarettes, voici donc un petit film court qui n'a ni la force sociale de Ken Loach ni la folie douce des films d'Abel et Gordon, où la direction d'acteurs consiste à livrer pour chacun une expression mono expressive, et où l'aspect théâtral dû à des décors minimalistes accentuent l'ennui des personnages autant que celui des spectateurs. Bref le genre de films imbitable bobo-intellos dont on raffole hélas parfois à Cannes.
Mais non, en ce qui me concerne, le cinéma doit surprendre, hypnotiser, peut s'autoriser tous les excès pourvu que cela soit bien écrit, comme le récent sublime "pauvres créatures".
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
peut être pas le meilleur Kaurismaki, mais très touchant, à contrario d'une mode dans le cinéma selon laquelle l'amour n'est qu'une passade qui ne peut durer tant les personnages evoluent dans un monde d'égoïsme et de nombrilisme. La nos personnages se rencontrent et s'aiment aussi par la conscience du fait qu'ils ont besoin de l'autre. Tout leur comportement est un hymne à l'amour d'où toute manipulation toute volonté de domination sont exclus. Revu ce film et contrairement à ma première impression je l'ai considéré comme l'un des meilleurs Kaurismaki, par sa pudeur. une utilisation des gros plans sur les principaux personnages très intenses malgré un eventail minimum d'expression. Mais simplement les yeux.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mars 2024
Prix du jury Cannes 2023 j'en suis abasourdi!
Les cinéphiles sont aveuglés devant des flashs de GODARD ou de VISCONTI dans un film finlandais.
Il faut être un peu névrosé pour apprécier cette photographie sordide, ces chansons vieillottes mortifères, ces êtres déprimés, coincés, poivrots, misérables, accidentés,...
Exemple de dialogues : "- Tous les hommes sont des porcs - Non les porcs sont intelligents et très gentils"
Au secours!
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2024
Une chronique sociale qui joue sur l'ambiguïté, pour nous dresser un portrait de la société finlandaise en un film hélas trop court (à peine 1H20). D'un coté on y décrit des gens solitaires et taciturnes qui au bas de l'échelle socio-professionelle sont exploités sans vergogne par une société libérale aussi avide que mesquine et d'un autre coté, un pays qui fait la part des choses en ce qui concerne la dépendance aux technologies toxiques et à la modernité forcée. Les gens ont un smartphone mais échangent leurs adresses sur un bout de papier. L'internet est quasiment absent du film qui fait la part belle aux retransmissions radiophoniques sur des appareils au design et aux performances obsolètes, pourtant ce qui y est dit est raccord avec la date de sortie du film et on comprend que le sujet ressassé soit une préoccupation pour la Finlande comme el devrait l'être pour le monde encore libre mais de moins en moins. De même les décors, le mobilier se réfèrent à un univers disparu depuis longtemps, à moins qu'en Finlande... Alors réalité ou parti-pris esthétiques et idéologiques? N'empêche que voilà que nous est décrit un pays intriguant que je ne manquerai pas de vérifier par moi-même à l'occasion.
Dommage tout de même ce déséquilibre entre l'homme qui porte tous les vices de la déchéance (tabagisme et alcoolisme, plus absentéisme, égoïsme...) et la femme qui semble faite de toutes les qualités (responsable, mesurée, sobre...). Mais c'est aussi une histoire sur l'espoir issu d'une rencontre fortuite qui fait que le désir d'être ensemble triomphe de toutes entraves. Ambigu donc, presque un conte sous sa forme austère et rugueuse.
loki freyja
loki freyja

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2024
C'est rigolo mignon sympa, aucunes émotions mais c'est voulu, j'ai bien aimé l'ambiance froide et distante des personnages amoureux.
Kilian Wiedemann
Kilian Wiedemann

18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2024
Un film d'une grande simplicité, nous montrant un côté sombre de la Finlande, mais nous proposant malgré tout une touche de clarté.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2024
On peut voir les films de Kaurismäki comme des actes de résistance. Ils résistent au temps qui passe, aux idéologies changeantes ou encore aux gadgets modernes. A l’actualité aussi, bien sûr, et ce dès la première scène des Feuilles mortes, dans laquelle on entend des nouvelles du conflit russo-ukrainien au travers du poste radio de Ansa. Ce sera bref. Ansa changera vite - comme nous tous ? - de station pour écouter des chansons hors d’âge.
Tout, dans la mise en scène de ce film, du plus petit accessoire au décor dans son entier, est fait pour mettre à distance le contemporain en vue de poétiser le quotidien. Et ce n’est pas tant dans l’histoire qu’il faut chercher cette volonté de mise à distance que dans la scénographie. Ainsi, plusieurs scènes, avec leur esthétique désuète très marquée, très kaurismakienne, se situent à l’intérieur d’une scène plus grande qui, elle, est fortement marquée par la réalité d’aujourd’hui. Un exemple : la cinémathèque où se rendent les deux amoureux. Celle-ci est décorée d’affiches soigneusement choisies, baignée d’un éclairage assez irréel. Mais si l’on observe bien, on peut voir dans l’arrière-plan qu’elle se situe au beau milieu d’un quartier HLM froid et grisonnant - architecture on ne peut plus moderne. Cela me fait un peu penser à ce tableau de Magritte où l’on voit une maison éclairée de nuit tandis que le ciel est encore inondé de la lumière du jour. Ce décalage dans la mise en scène est intéressant dans la mesure où cela situe les personnages dans une bulle un peu hors du temps, un monde-refuge - comme nous tous en allant au cinéma ? - pas totalement hermétique aux affres du contemporain (conflits mondiaux, consumérisme, précarité…) mais où il serait encore possible de goûter aux joies des retrouvailles, au bonheur de s’aimer, à la solidarité prolétarienne. Il y a peut-être là, dans un geste artistique d’une grande générosité, acte de résistance, à tout le moins espoir de lendemains meilleurs, et c’est ce qui rend, je trouve, le film si touchant.
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2024
Elle est seule. Elle est fauchée. Il est seul. Il a un penchant pour l’alcool. Ils vont se rencontrer, ils vont s’aimer. Ou pas...
Le pitch est vu et revu. Une histoire d’amour comme tant d’autres. Mais c’est plus que ça. L’esthétique globale, presque théâtrale dans ses lumières, décors, plans fixes, mais aussi les visages fermés voire inexpressifs des personnages qui jalonnent l’histoire, tout nous fait penser que les feuilles mortes, c’est chacun d’entre nous dans notre société déshumanisée et déshumanisante, capitaliste, consumériste. Chaque plan est un tableau où l’absurde des situations vient se confronter à un cadre technique parfait. Mais du coup, personnellement, j’ai eu du mal à m’attacher aux 2 personnages principaux. C’est peut-être voulu, ces personnages sont tout le monde et personne à la fois. A noter, un hommage appuyé de Kaurismaki à Chaplin, jusque dans le plan final.
Sylvain Lamotte
Sylvain Lamotte

10 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 février 2024
J’ai l’impression que ce film est un épisode d’une série B, je m’explique : un manque cruel de décors, de budget alloué à « l’environnement », une banalité dans les prises de vues du film…
Tout cela ajouté plus la banalité, morosité et mélancolie cela a donné à mes yeux un film malheureusement fade par moment et creux, un film presque anachronique ou hors du temps !
Peut être qu’est ce le finlandais qui m’ait fait ressentir tout cela ?
Je ne sais pas, mais peut être que bon nombre de personne se retrouveront dans tout ce qui m’a déplu !
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2024
Traitant de thématiques sombres et difficiles (la pauvreté, l'alcoolisme, les dérives du monde du travail...), Aki Kaurismäki parvient à réaliser un film beau, poétique et enjoué. Il peut compter notamment sur une direction artistique sublime, faite de couleurs pastelles et de décors d'époque somptueux. Il se dégage de l'atmosphère et des dialogues une douceur infinie, ponctuée de touches d'humour très efficace. Le parti pris d'avoir des acteurs et actrices qui jouent leur participation avec le moins d'émotions possible est déroutant, et peut laisser à distance par moment. Mais il permet de décupler l'impact les quelques fois où les personnages laissent paraître leur tristesse ou leur amour.
Alasky

454 abonnés 4 545 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2024
Un cinéma particulier, dans une ambiance curieuse où chaque plan est léché, ultra travaillé, chaque son a son importance. Un film à la fois simple et complexe, étrange et familier, sombre et plein d'espoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 février 2024
Parmi les nombreux cinéastes dont j'aime fréquemment les œuvres, Kaurismäki a une place particulière: chacun de ses films m'enchante; une limpidité remarquable, dense comme une nuit de pleine lune, m'accueille de la forme au fond sans rejet ni mollesse et à chaque fois, le dépaysement est subtil, entier, plein de son mystère qui regarde droit au cœur.
Lynch, Miyazaki, Ozu, Tati, .., sont aussi de cette évidence; dans leurs créations je trouve une connivence aussi réelle que celle que le vent me laisse inventer lorsqu'il me raconte des histoires de forêts; connivence de passage, de mélancolie et d'amour
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2024
Un film réservé aux cinéphiles les plus passionnés, ce n'est déjà pas exactement ce que je préfère (et pourtant je fais partie de cette catégorie).
Si, en tant que réalisateur, on ne sait pas toucher un public plus vaste que celui qui est forcément enclin à apprécier la beauté du travail, c'est que quelque chose dans ce que l'on fait ne va pas.
L'art n'est pas seulement destiné aux artistes, c'est presque ce que je me dis alors que j'écris ces lignes.
"Les feuilles mortes", c'est un film ancien. Et l'ancien doit le rester, au risque de perdre de sa saveur.
Si l'on veut du Godard, mieux vaut se remater des films de Godard. Si l'on aime les peintures de Hopper, mieux vaut aller au musée. En fait, si on est nostalgique, autant se replonger directement dans le passé.
Autant certains films, en empruntant au passé une esthétique ou un ton, créent quelque chose de nouveau et d'incroyablement moderne, autant ici, Aki Kaurismäki n'invente rien du tout et épuise, j'en suis convaincue, le spectateur non initié.

Le prix du Jury a été décerné au film parce qu'il est probablement l'un des derniers du cinéaste, et c'est bien dommage.

Avec une telle critique, on dirait que c'est un mauvais film. Non ce n'est pas un mauvais film. Mais tout est emprunté et recyclé sans vrai propos.
Si des algorithmes devaient réaliser un film avec mon prompt ci-haut, c'est à peu près ce que ça donnerait, je pense.
CL74
CL74

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2024
Malgré un climat social difficile, et des scènes pouvant paraître glauques, le film parvient à susciter une émotion joyeuse.
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2024
"Kuolleet lehdet" est un film hors du temps, mais bien de notre époque puisque l'on sait à quel moment se déroule l'histoire grâce à des indices diffusés à la radio qu'écoutent encore nos protagonistes. Ansa et Holappa, qui ne sont pas nommés avant un bon moment, mènent une vie terne à travailler pour un salaire hebdomadaire. Ils habitent dans un endroit grisâtre où la plupart des gens semblent faire la même chose au même moment. C'est dans un karaoké qu'ils se voient pour la première fois, une rencontre qui va illuminer leur quotidien. Cependant, rien n'est gagné d'avance, car les deux sont des inadaptés sociaux, de grands timides, peu importe, des gens peu bavards, mais seuls et en manque d'affection. La pauvreté, l'instabilité financière, l'anxiété liée à la guerre, autant de choses qui rendent ces personnages humains malgré leur apparence impassible. Aki Kaurismäki prouve qu'il n'y a pas besoin d'être dans l'exubérance pour faire rire ou dans la démonstration pour transmettre des émotions. En dépit de la noirceur du monde évoqué, "Kuolleet lehdet" est une comédie romantique douce-amère, une fable amusante et touchante pleine de mélancolie et de tendresse. En somme, un bien joli film.
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