Les Feuilles mortes
Note moyenne
3,7
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216 critiques spectateurs

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Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2024
La rencontre attendrissante mais un peu terne de deux laissés-pour-compte dans le Helsinki d’ajd, filmée comme souvent chez Kaurismäki avec bcp de pudeur, d’humanité et un peu d’humour !
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 487 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2024
Pur Kaurismaki, le charme est toujours là. Mais la trame est quand même bien légère, ce qui peut s'avérer un peu décevant
MARIE-FRANCOISE R
MARIE-FRANCOISE R

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juin 2024
Je n’ai pas aimé le film qui d’après les critiques aurait dû m’émouvoir. Je n’ai pas vu la tendresse retenue. Je n’ai pas compris pourquoi les décors , les vêtements , les musiques semblent dater des années 1950 alors que les informations diffusées à la radio situent l’histoire en 2022-2023. Est-ce vraiment l’image de la Finlande contemporaine ?
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2024
Au cœur de l'existence moderne et solitaire, le film explore la quête incessante des liens humains. Par son décor minimaliste et austère, accentue la solitude de ses personnages.

Les dialogues, épurés à l'extrême, laissent une place prépondérante au silence, faisant de chaque mot un événement et où les silences sont tout aussi significatifs que les rares échanges verbaux.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juin 2024
En 2023, le réalisateur finlandais Aki Kaurismäki livre une comédie sentimentale qui sort des sentiers battus. Avec un esprit très rock’n’roll, ce long-métrage évoque la rencontre de deux êtres solitaires, complètement esquintés par la vie. Le récit possède une forme de poésie lugubre (lieux glauques, précarité économique, ciel gris, etc.) à laquelle il faut adhérer. Cette vision d’un monde crasseux, où les individus sont broyés par la société, comporte heureusement une petite lueur d’espoir qui s’exprime à travers l’humanisme des deux héros. Bref, un film extrêmement mélancolique qui peut engendrer un état dépressif.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 372 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2024
Romance dramatique, écrite et réalisée par Aki Kaurismäki, Les Feuilles Mortes est un long-métrage appréciable. L'histoire se déroule à Helsinki et nous fait suivre la rencontre entre Ansa, une femme célibataire remplissant les rayons dans un supermarché, et Holappa, un travailleur tout aussi solitaire et alcoolique. Ensemble, ils tentent de construire une relation malgré les nombreuses difficultés. Ce scénario d'une grande simplicité est joli à visionner pendant toute sa courte durée d'une heure et quart. On assiste pendant tout ce temps à l'union entre deux âmes perdues et esseulées vivant chacun de leur côté dans la pauvreté. Cette romance naissante donne lieu à de jolies scènes à l'ambiance austère dû à leurs situations, même si ce ton dramatique parvient également à nous faire sourire à quelques reprises. Le récit évoque aussi en toile de fond le conflit russo-ukrainien qui pèse sur l'existence de ce pays nordique. L'ensemble est porté par deux personnages introvertis et peu démonstratifs, interprétés par des acteurs convaincants que sont Alma Pöysti et Jussi Vatanen. Ils sont entourés par d'autres comédiens comme Janne Hyytiäinen et Nuppu Koivu qui incarnent les amis des deux amoureux. Tous ces individus entretiennent des rapports froids manquant d'émotions fortes. Des échanges soutenus par des dialogues assez frontaux comportant quelques petites touches d'humour amusantes. Mais ces mots sont déclamés sans vraiment de sentiments et ne font pas toujours très naturels. Sur la forme, la réalisation du cinéaste finlandais s'avère sobre et minimaliste. Sa mise en scène se contente du minimum mais évolue dans des lieux plaisants. Ce visuel glacial est accompagné par une b.o. aux titres éclectiques de très bonne facture. Ses notes enjouées tranchent radicalement avec le ton global et les textes chantées raisonnent intelligemment avec le propos. Reste une belle fin venant mettre un terme à cette rencontre indécise. En conclusion, Les Feuilles Mortes est un long-métrage méritant d'être visionné.
moket

660 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 juin 2024
Le film dure à peine plus d'une heure mais c'était certainement l'une des plus longues heures de ma vie tant il ne se passe rien... J'avais déjà eu l'un ou l'autre aperçu du cinéma de Korismaki et je savais un peu à quoi m'attendre mais les critiques presse quasi unanimement dithyrambiques (je savais pourtant que j'aurais dû me méfier...) m'ont encouragé à le visionner. Je n'aurais pas dû. C'était d'un ennui...
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 836 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2024
Profondément mélancolique, cette comédie dramatique illustre la solitude individuelle au sein d'une société consumériste où la guerre, la rudesse, la douleur, menacent tout espoir de bonheur amoureux et imposent de se créer sa bulle de joies en s'affranchissant des déceptions extérieures. Même si films, musique et animaux (!) savent pallier (artificiellement?) l'absence de tendresse voire de sentiment, l'atmosphère froide étreint la narration que sa lenteur, ses plans contemplatifs et son apathie environnante renforcent. Cependant une certaine poésie se dégage de l'ensemble, ornée de l'ironie complice des dialogues ainsi que de riches références cinématographiques. Un singulier remède au désespoir!
OlivierG
OlivierG

11 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2024
Un film qui à mes yeux ne peut plaire qu'aux communistes nostalgiques où à ceux qui regrettent de ne pas avoir connu la "grande époque". Franchement j'aime bien les contes mais là on frôle le soporiphique, j'en ai même failli devenir alcoolique (exceptée la scène avec les zombies mais qui n'est pas de lui) !
Jean-François Guinchard
Jean-François Guinchard

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2024
Comment peut on trouver de la poésie et l’amour dans cet univers aussi glauque et déprimant sur fond de guerre russo-Ukrainienne?
Hé bien oui! On peut ne pas aimer mais quel talent chez ce réalisateur ! Moi j’ai aimé tout simplement dans l’humanité et l’horreur du monde qui nous entoure !!
Lerepertoire
Lerepertoire

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2024
Je découvre aujourd'hui ce film et ressort avec un avis mitigé. Qu'il m'ait plu ? oui. Le qualifier de chef d'oeuvre ? Pas selon moi. J'ai aimé les nombreux messages d'espoir et d'avertissement que ce film transporte : c'est à dire qu'on y voit à quel point la consommation d'alcool peut faire des ravages et comme la prise de conscience illumine les gens. On y voit également la sincérité d'une âme qui pardonne et persévère lorsqu'elle croit en quelque chose. Malgré leur quotidien maussade et triste, qui rend les acteurs très froids à la caméra (ce qui, selon les habitudes de l'auteur, est volontaire), nous sommes en présence d'une belle histoire d'amour.
Sans romantisme exacerbé mais avec des touches qu'on peut qualifier de "mignonnes". Sans déclaration mais avec le regard et le silence les personnages principaux semblent se dire bon nombre de choses.
Ce que je regrette, c'est la froideur des paysages. Peut être que des personnages si froids n'ont pas leur place dans de belles rues, de jolis bars et que c'est pour cette raison que tout semble lugubre. Mais tout de même, quitte à représenter un pays à travers un film et même plus ! Une capitale. Autant intégrer des plans qui donne envie de s'y rendre. Pour que le tout coïncide avec les lieux, il aurait fallu des informations qui concernent les années 50/60. Je ne me retrouve pas avec l'ère actuelle dans ce film.
R.Forest
R.Forest

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2025
Un film magnifique. Désespérant et triste mais d'une grande humanité. Le destin tragique de ces deux personnages nous bouleverse. Le film est aussi un grand hommage aux classiques du cinéma.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 977 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2024
Un film un peu déroutant, avec une atmosphère assez spéciale, un jeu d’acteurs plutôt bizarre et une mise en scène qui manque de rythme.
Ce n’est pas dénue de qualités, mais je n’ai pas vraiment accroché et je me suis plutôt ennuyé
benoit_lb
benoit_lb

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2024
Kaurismaki fait partie de ces rares cinéastes dont on reconnait les films dès la première image : des personnages solitaires et taciturnes, de condition modeste, qui évoluent dans des décors particuliers opposant des intérieurs très vintages à des plans extérieurs bien ancrés dans le monde contemporain. « Les feuilles mortes » ne fait pas exception avec son mobilier de l’après-guerre, ses juke-boxes, ses affiches de cinéma collées au mur comme dans les années 1950, ses téléphones à cadran, ses trains aux banquettes de molesquine et surtout ses transistors sortis tout droit des placards de nos grands-parents et qui débitent pourtant inlassablement les nouvelles terrifiantes de la guerre en Ukraine.
Ces décors si propres au réalisateur finlandais sont le lieu de vie des deux quadragénaires qu’il met en valeur dans « Les feuilles mortes ». Un homme et une femme, qui ne se fréquentent pas au départ mais dont la vie se ressemble étrangement : tous les deux soumis à des conditions de travail précaires et au diktat de petits chefs qui n’acceptent pas le moindre écart, tous les deux contraints de s’accommoder d’un logement des plus rudimentaires, elle dans un appartement excessivement modeste, lui dans un container aménagé en dortoir. Deux êtres esseulés, anonymes, tristes, timides, dont le seul ami est un collègue de travail. Deux personnages empruntés, peu loquaces, dont les rares dialogues sont d’une platitude extrême mais qui parviennent à exprimer tellement d’émotions au travers d’un regard, d’un sourire ou d’un geste.
La force de Kaurismaki est d’introduire une lueur d’espoir dans leur quotidien rempli de morosité. Et l’espoir ne vient pas d’éléments matériels, mais d’éléments purement humains. Comme il l’avait déjà démontré dans ses précédents long-métrages, la nature humaine a le don d’apporter chaleur et réconfort à ceux qui en ont besoin, qu’il s’agisse d’aider « L’homme sans passé » à recouvrer la mémoire, l’adolescent africain du « Havre » à réaliser son rêve de rejoindre l’Angleterre ou le refugié syrien de « L’autre côté de l’espoir » à pouvoir se reconstruire loin de la guerre. Dans « Les feuilles mortes », c’est la perspective de tomber amoureux et celle de pouvoir potentiellement vivre à deux, qui apporte cette étincelle d’espoir que Kaurismaki allume au départ et qu’il garde intacte tout au long du film malgré les péripéties qu’il met en travers de la route de ses deux personnages. Ni l’un ni l’autre n’a connu l’amour auparavant. Chacun voit en l’autre l’occasion ultime de tomber enfin amoureux et d’aspirer au bonheur.
Mêmes personnages sans envergure, même mélancolie, même lueur d’espoir parcourant le film de bout en bout, même décors, mêmes containers que dans ses précédents films : « Les feuilles mortes » ne serait-il rien d’autre qu’un Kaurismaki de plus ? Pas si sûr. « Le Havre » rendait hommage aux Impressionnistes, notamment à Claude Monet qui a souvent posé son chevalet dans la cité normande. « Les feuilles mortes » fait, quant à lui, référence au 7eme art qui jalonne le film à travers des clins d’œil répétés à plusieurs grands maîtres tels Visconti, Jarmush, Godard ou Chaplin. Ses deux héros ne sont certes pas cinéphiles, mais Kaurismaki transforme leur cinéma de quartier en un lieu de rencontre capable de faire naître les sentiments et de donner de la substance à une histoire d’amour. Voir des films a le mérite d’apporter des instants de bonheur, de rendre meilleur et pourquoi pas de sortir d’une dépression dont l’alcool, omniprésent dans « Les feuilles mortes », semblait jusqu’à présent le seul remède.
Laurent Stéphane Baussart
Laurent Stéphane Baussart

17 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2024
Aki Kaurismaki 2024. Plus de 40 ans après ses débuts toujours cet humour pince sans rire, cette intemporalité, ces couleurs si distinctives et cette poésie légèrement surannée. Un bijou de plus.
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