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Poethique
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3,5
Publiée le 24 janvier 2024
Comme toujours chez Kaurismäki, d'un décor un peu triste et désuet surgit la beauté. Tout en sobriété, le jeu des acteurs accentue cette impression de vide, comme si nous étions plongés dans un tableau de Edward Hopper. Et l'amour, et l'humour, là-dedans, s'immiscent, à bas bruit, entre deux gorgées de vodka, le cinéma et le feu de la métallurgie. Une bien belle histoire quelque part dans une ville de Finlande.
Je n'ai donc pas aimé. J'ai profité de la semaine du cinéma Télérama pour voir le prix du jury cannes 2023, déception. Je ne sais pas apprécier les qualités de ce genre de film
Magnifiquement mis en lumière, ce nouvel opus du cinéaste finlandais Aki Kaurismäki est typique de son univers qui offre des cadre et des décors très travaillés, des silences assumés et de petites touches burlesques. Il nous embarque ici dans le quotidien d’un homme et d’une femme vivant péniblement de petits boulots, qui vont se rencontrer à plusieurs moments de leur existence par le hasard des circonstances. À la fois poétique et très ancré dans son temps, Les feuilles mortes se vit à son rythme, avec une douceur mâtinée de mélancolie. Quelques très beaux moments musicaux.
Si à chacun de ses films Aki Kaurismäki réussi à nous surprendre, son dernier film "Les feuilles mortes" n'échappe pas à la règle. J'ai beaucoup aimé la beauté dans les cadres et l'utilisation de la lumière, véritable contre point à la noirceur des situation. Ce film est justement porté par une actrice lumineuse Alma Pôysti qui rappelle Kati Outninen la muse des premiers films du réalisateur comme : "La fille aux allumettes". A découvrir de préférence sur grand écran.
Très touchée par l'histoire de cette jeune femme employée de supermarché, virée parce qu'elle a dans son sac un plat périmé pour son dîner, sans cesse fliquée pendant son travail. En retrouvant la solitude de son appartement elle entend en boucle les nouvelles de la guerre en Ukraine. Je réalise à quel point la Finlande, si proche de la Russie peut se sentir concernée ! Cinéma sobre, minimaliste et si juste ! Lui boit et deprime parce qu'il boit... Magie du karaoké !
Un film signé Kaurismäki, remarquable parmi tant grâce à ses personnages hors du temps et une intrigue d'apparence simple, mais qui cache en réalité tendresse et révolte. Entre la maladresse de l'un et le charisme timide de l'autre, le réalisateur finnois met en scène deux personnages démodés qui se retrouvent confrontés à une histoire d'amour qui ne semble jamais vouloir débuté à cause d'aléas bêtes, mais comiques. Les informations sur la guerre en Ukraine que l'on entend à la radio tout le long du film soulignent également un désespoir délicatement révélé par Aki Kaurismäki. Les couleurs des décors à l'allure nostalgique, la solitude des personnages et la poésie de ce long-métrage en font un mélodrame parfait, duquel on ne peut que ressortir souriant.
Sublime. Une révélation pour moi qui n’avais jamais vu aucun film de Kaurismaki. Un film d’une grande humanité et très audacieux. Un film dont la beauté plastique et la rigueur du cadre et des plans ( fixes, pour la plupart) déroutent puis séduisent. Alors c est quoi ce film ? Un drame social ? Un peu, oui, mais moins gnangnan que Guedigian et plus innovant que Ken Loach. Un film musical ? Parfois , oui, tant les chansons qui l’illustrent tiennent lieu de dialogue entre ses deux héros peu bavards. Un hommage à la cinéphilie française ( bon nombre de références à Bresson, Godard, sans que ce soit jamais pédant et lourd) ? Un melo ? Le film en emprunte parfois les codes. La réponse se trouve à la toute fin : un hommage à Chaplin. Dernière séquence très touchante, à l’image de ce film hors normes qui déborde d’une réelle tendresse envers ses personnages, ces cabossés de la vie qui , simplement , sans forcer le trait, , nous embarquent et nous émeuvent. C’est très beau.
L'impassibilité - habituelle chez Kaurismäki - des personnages n'est pas un obstacle à l'expression de la mélancolie, de l'espoir et celle, in fine, de l'émotion,, dont se film regorge tellement. De plus, le film a l'élégance d'être assez court (01h20.) Du Kaurismäki pur jus, et très concentré. Grand film.
Objet Filmique Non Identifié: c'est curieux; drôle, décalé et ça ce laisse regarder sans déplaisir. Sans être fan du réalisateur, ses films laissent toujours une trace dans nos méoires, son tyle étant inimitable!
Avec "Les Feuilles mortes", Aki Kaurismäki nous offre une comédie romantique empreinte de la mélancolie et de la simplicité qui caractérisent son œuvre. Ce vingtième film du réalisateur finlandais est une suite bienvenue à sa trilogie des travailleurs, nous plongeant dans la vie d'Ansa, une héroïne moderne confrontée aux aléas d'un monde du travail précaire et impersonnel.
La performance d'Alma Pöysti, incarnant Ansa avec une authenticité désarmante, est l'un des points forts du film. Sa présence à l'écran et sa chimie avec Jussi Vatanen, qui joue Holappa, insufflent une chaleur humaine au cœur d'un Helsinki dépeint comme une ville froide et distante. Leur romance, qui se déploie lentement au milieu des bars karaoké et des rues enneigées, est racontée avec une tendresse qui échappe au sentimentalisme, ce qui est une réussite majeure pour Kaurismäki.
La direction artistique de Aino Kaurismäki et la photographie de Timo Salminen capturent avec élégance la grisaille urbaine et les intérieurs éclairés au néon, établissant une atmosphère qui évoque le sentiment de nostalgie insaisissable émanant du titre du film. La musique, toujours un élément crucial des films de Kaurismäki, sert d'arrière-plan émotionnel poignant sans jamais se surimposer.
Cependant, "Les Feuilles mortes" n'est pas exempt de défauts. Le film souffre parfois d'un rythme inégal et d'un manque de développement des personnages secondaires, qui restent en périphérie sans vraiment influencer le récit principal. La concision du film, bien que typique du style de Kaurismäki, laisse le spectateur sur sa faim, en quête de plus de substance dans l'arc narratif d'Ansa et Holappa.
En outre, bien que le film rende hommage aux classiques du cinéma et contienne des références cinéphiliques enrichissantes, ces clins d'œil apparaissent parfois comme des ajouts superficiels plutôt que des éléments organiques du récit.
Pour conclure, "Les Feuilles mortes" est un film qui, malgré ses imperfections, se distingue par sa tendre observation des espoirs et des désillusions de ses personnages principaux. Kaurismäki prouve une fois de plus qu'il est un maître dans l'art de raconter des histoires qui célèbrent la beauté discrète de la vie quotidienne et de l'amour ordinaire.
Ce n'est pas mal filmé, ni mal joué, ni inintéressant, mais heureusement que le film est court en durée, car il semble déjà si long... J'aime pourtant les films durs et réalistes, mais là, je le conseille à tout les dépressifs compulsifs, qui y trouveront de quoi déprimer encore mieux. Quant au fait qu'il ait eu le prix du jury à Cannes, une blague de potes.