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rvrichou
118 abonnés
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3,0
Publiée le 16 octobre 2023
Un exercice de style assez réussi, plutôt plaisant. Un scenario intelligent et cohérent avec une réalisation, des decors et des dialogues minimalistes. Il semble bien que humour soit la seule issue pour fuir l insoutenable angoisse de l existence.
Le meilleur film de l'année. J'ai découvert le réalisateur je suis trop fan. C'est tellement touchant ce film. Vraiment pour ce chef d'œuvre. Sincèrement je suis sous le choc
Un film de cinéphile à la portée de tous, truffé de références aux géants du 7e art, de Chaplin à Jarmusch, en passant par Godard. Une vraie déclaration d'amour au cinéma que cette comédie douce-amère, qui fait du bien dans ce monde de brutes. On découvre un humour finlandais pince-sans-rire et en prime une version locale de la chanson "Les feuilles mortes", de Prévert ! Rafraîchissant.
Tres beau film, qui joue habilement avec le temps et nous enveloppe dans son ambiance particulière. Magnifique jeu de l'actrice principale, une belle découverte.
Kuolleet lehdet creuse son pessimisme comme des prisonniers soulèvent la dalle de leur cellule, grattent la terre, explorent le sol en quête d’une sortie extérieure d’où jaillirait la lumière. Jamais un film d’Aki Kaurismäki n’a été aussi parodique de lui-même, sans que cette parodie ne tourne à la pochade ; le cinéaste réunit ses clichés pour les transcender en une fable mélodramatique sur la résistance passive de deux êtres pris dans la détresse d’un quotidien décevant qui paraît coupé du temps : regarder vers le passé c’est se sentir plus encore orphelin, regarder vers l’avenir c’est imaginer les guerres radiophoniques devenues réalité immédiate. Entre ces deux tremblements naissent de tout petits mouvements, imperceptibles en dépit des allées et venues des protagonistes à pied ou en tramway ; puisque la journée est rythmée par un travail dégradant et mécanique, il faut reconquérir la nuit comme temps et espace d’une seconde vie qui s’accomplit dans les déambulations et, surtout, au cinéma, dans les bars et les karaokés. L’esthétique visuelle transcende alors la noirceur tonale : les jeux de lumière, les couleurs, la photographie magnifique, tout cela se heurte au désarroi ambiant et aux chansons tristes comme un oxymore. Ainsi redouble le malheur des personnages, individus fragilisés dont le seul espoir se trouve dans l’idée non d’un ailleurs (inatteignable) mais d’un ensemble (à construire par compromis) ; ils sont insérés dans une structure tragicomique au terme de laquelle ils marcheront ensemble tels deux rescapés, accompagnés d’une chienne sauvée in extremis de l’euthanasie. Un grand film modeste qui réchauffe le cœur par son humanité.
Un des meilleurs films que j'ai vu depuis 5 ans (2-3 films vus par mois). Théâtral, cinématographique, picturesque et chorégraphie; stylisé et réaliste en même temps. Merci Kaurismaki !
Belle photo où priment le rouge et le bleu, dans les intérieurs, les costumes. Un univers entre décor et réalité où évoluent des personnages un peu appuyés au trait, qui n'en perdent pas moins leur authenticité. Une histoire d'amour marquée par la misère sociale et la poésie d'êtres chapliniens. Un regard différent (pour nous autres spectateurs français), et c'est important de regarder avec ces yeux-là aussi.
Je n'ai pas aimé ce film. Trop triste, trop déprimant. Je suis ressortie de la lessivée, complètement déprimée. C'est sûrement un bon film, mais je n'étais pas dans le bon mood certainement
Film sans prétention en apparence , quasiment chaque réplique fait mouche , l'humour est souvent dévastateur mais emplit d'humanité. La scène de fin montre le côté testamentaire du film comme les quelques affiches qui s'égrènent durant le film . A revoir
Excellent !!! très original, ça change de tout ce qu'on peut voir. on ne s'ennuie pas (j'en avais peur) malgré un rythme lent et le film ne dure qu'une heure vingt, ça passe vite ! . je ne connaissais pas le cinéma de ce réalisateur, je ne suis pas déçue et j'ai envie d'en voir d'autres ! dans un univers plutôt glauque et monotone, il réussit à faire naître quelque de chose de beau, un sentiment pur, admirable. très bonnes musiques également, et quelques passages drôles. A voir !
Aki Kaurismäki a réalisé une vingtaine de longs-métrages pour le cinéma en l’espace d’une quarantaine d’années. Si au siècle dernier, ses réalisations nous parvenaient en flux régulier et assez soutenu, force est de constater que ses nouveaux opus se raréfient. Dès lors, la sortie en salle d’un nouveau film du cinéaste finlandais s’apparente désormais à un évènement. Celle de Les feuilles mortes est à promouvoir d’autant que ce film a été le lauréat du prix du jury lors du festival de Cannes 2023. En cela, il donne une suite à L’Homme sans passé récipiendaire du grand prix du jury de l’édition 2002 du même festival. Aujourd’hui, l’art cinématographique de Kaurismäki touche à la perfection. Les feuilles mortes vaut pour modèle (de simplicité) d’écriture tant sur le plan du schéma narratif que de la mise en scène. Les messages portés passent subtilement par les détails pour ceux qui y prêteront attention. L’œuvre est tout à la fois simple, délicate et sensible. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2023/10/09/les-feuilles-mortes/
Un scénario bien ficelé, un scénario original même si in fine tout est un peu prévisible. Film trop sombre, court et pourtant je m'y suis par moments ennuyée. Par ailleurs, Helsinki ville pourtant occidentale où se déroule le film semble être une ville,reculée de tout et figée dans les années 70... étrange acteurs excellents;. A voir
L'étoile est pour la musique. Alors ça peut être intéressant de voir des objets qui ont 40 ans et une austérité dans les décors des plans pris par le Réalisateur, mais ça ne suffit pas à compenser le vide ressenti par le visionnage de ce film...