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Guigui Paul
13 abonnés
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2,0
Publiée le 7 février 2024
Malgré la bonne prestation de Zac Efron, quelques moments vaguement touchants et une reconstitution pas désagréable de l'Amérique de l'époque, un film languissant qui ne se démarque pas assez dans son genre, ni par sa forme ni par sa narration très (trop?) classique et linéaire qui déroule de façon presque mécanique les drames familiaux. Oscarisable.
Le film oublié des oscars 2024... Quel film ! A24 montre encore une fois, l'étendue de son talent avec The Iron Claw !
Avec ce film, on rentre dans l'intimité de cette famille adorable. Chaque personnage est réussi et apporte une tendresse différente. Zac Efron est incroyable dans son rôle et aurait mérité une nomination pour sa performance. Les autres acteurs auraient pu le mérité aussi
Accompagné d'une très belle histoire, c est un film touchant.
Moin puissant que The Wrestler, mais tout de même incroyable !
Iron Claw s'impose d'emblée comme un grand film classique, une fresque familiale et tragique telle que le cinéma américain savait en produire dans les années 1970 et 1980. La photographie, très soignée, renvoie d'ailleurs à l'image de cette époque là. La mis en scène est prodigieuse, dans le sens où elle utilise tous les effets hollywoodiens possibles, ou presque, mais en douceur, sans que le travail ne se voit un seul instant. Elle épouse avec une grande fluidité simple le destin du catcheur et de ses quatre fils tous destinés à venger leur paternel et à réussir là où il a échoué. Rien de grandiloquent ni de drame hystérique ici : le kairos s'abat, et rien ne peut le déjouer. les larmes d'ailleurs n'arrivent qu'à la fin, car le réalisateur se refuse à faire pleurnicher les spectateurs pendant tout le film. les comédiens, parfaits, à commencer par un Zac Efron en très grande forme, confèrent une grande puissance au film, qui ne lasse jamais, car ni les scènes de combat ni les moments intimistes ne se répètent (fabuleux repas où les parents avouent à demi-mots leurs rêves et espoirs déçus). Jusqu'où peut aller l'autorité aimante d'un père ? Sans être abusif ni même violent ou méchant, il n'aboutit, par ambition démesurée, par goût de la virilité, par dévotion à une seule activité qu'il met sur un piédestal, comme Saturne, qu'à dévorer ses enfants.
La main de fer est le symbole de la famille Vont Erich, qui a été au sommet du catch professionnel. Si dans les écrits, le corporatisme a été aboli, dans les faits, le plus souvent les enfants d'avocats deviennent avocats, les enfants d'acteurs, acteurs etc... et les enfants de catcheurs, catcheurs. Et le plus souvent, les parents désirent que leurs enfants les surpassent. Tout ça pour défendre le père un peu malmené par les critiques. Ce qu'il faut comprendre aussi est que dans ce sport, il n'y a aucune compassion pour l'adversaire. On cogne sans pitié. Tout ça permet de comprendre la tragédie de la famille Vont Erich qui a été au bout du bout. Un combat sur le ring qui parfois se projetait hors du ring ...mais aussi jusque dans les vestiaires et le huis clos familial.
L'histoire tragique de la famille Von Erich, dans l'Amérique profonde férue de sports de combat, d'armes à feu et de religions, nous emporte dans sa recherche de gloire entrecoupée de trop nombreux drames. Cette histoire sombre parvient à être racontée sans verser dans le tire-larme, grâce notamment à une utilisation bien pensée des élipses et du hors-champ. Ici, il est question de "performer" la virilité, jusqu'à l'absurde, au catch, mais aussi dans la vie, quitte à nier toute douleur, à ne penser qu'à l'ascension sociale et sportive, jusqu'à détruire les siens, à l'instigation d'un père de famille tyrannique. Les corps transformés des acteurs sont impressionnants (Zac Efron et Jeremy Allen White, pour ne citer que les plus connus). Le personnage de Zac Efron est très émouvant, tour à tour à la recherche de l'approbation de son père et d'émancipation, encaissant les coups sur le ring et en dehors, tentant de protéger sa propre famille et de la détourner du modèle qu'il a connu.
J'ai adoré ce film, pourtant je déteste le catch et tout ce cirque. Mais là c'est vraiment réussi, le film traite plus des rapports familiaux, c'est un film psychologique très réussi, les acteurs sont tous très bons. La réalisation est excellente
The Iron Claw est bouleversant surtout à la fin, une belle histoire de frères, de famille, de catch d’une passion entre cette famille. J’ai eu du mal à avoir de la tristesse au moment des premiers drames, mais la fin est tellement prenante, elle vous fait chaviré, ce biopic est génial, jusqu’à la dernière seconde !…
On pourrait regretter que, derrière ce récit critique du masculinisme, on nous propose quasiment, voire pas, de personnages féminins forts.
Il n'en reste pas moins que l'emprise ultra-viriliste du père sur ses fils est bien transposée, notamment quand on le voit les pousser à toujours se surpasser dans un milieu qui, pour la plupart des matchs, est scénarisé. Les chocs, par contre, sont réels, même si certains sont feints. La scène où Kevin Von Erich s'écrase sur le sol souligne bien la violence de certaines interactions. Même tomber sur le ring fait mal.
Une première heure qui m'a laissé sur ma faim. Notamment pour des soucis de rythme, de quelques scènes sans intérêt et de la promesse d'un père manipulateur qu'on ne perçoit pas autant que prévu dans le synopsis. En revanche la deuxième heure libère totalement les enjeux dramatiques de cette famille meurtrie. L’histoire contée est malheureusement assez habituelle dans le catch, sport traumatisant pour les corps sous son apparence de spectacle, mais très rarement pour une famille complète. Zack Efron est totalement crédible et transformé dans un rôle de catcheur totalement bobybuildé, perdu entre un père phare de la famille, totalement destructeur, une mère dépassée et effacée et son amour pour ses frères. Bon film notamment sur sa deuxième partie.
Méga coup de POING méga coup de COEUR pour ce drame intimiste aussi subtil que poignant, en 2 h12 nous sommes scotchés à nos sièges, heureusement la salle est comble de quinquas et de quadras en couple ,mais sans pop corn Hallelujah, un silence qui pèse de plus en plus lourd au fil des drames qui s'amorcent mais aussi s'intensifient, des cris sortent de l'écran , et celui qui derrière moi ravalait sa morve toutes les 2 secondes depuis 20 minutes s'est enfin rendu compte que l'on entendait que ses narines transpirer. Un excellent moment de cinéma, car née en 75, j'en ai entendu parler de ces frères blonds et surentraînés, sans connaître leur histoire. A l'instar d'autres propositions sur grand écran ( La méthode Williams par exemple) le sujet explore les choix d'un père tyrannique qui en fin de compte aura ce qu'il mérite mais aussi focus sur les 5 garçons de cette fratrie singulière. A revoir !
Un excellent film qui retrace le parcours de frères enrôlés dans le catch par un père psychorigide. Un film d'une très grande profondeur émotionnelle, où Zach Efron et Lily James sont au top ! À voir absolument !
Bouleversant et déchirant, Sean Durkin nous délivre cette histoire fascinante et terrible. Les acteurs sont poignants et le récit, vrai, nous plonge dans cette dynastie du catch texan. Un coup de cœur de cette nouvelle année, à voir au cinéma le plus rapidement.