Habitué à un Gad Elmaleh qui nous fait bien rire, ce film est plus profond et léger à la fois. C'est plus une quête spirituelle, une démarche personnelle où le poids de l'histoire et de la famille viennent "freiner" l'acteur dans sa démarche. C'est un film touchant qui peut aussi nous faire réfléchir sur notre spiritualité.
Film intimiste et familial sur un questionnement délicat, une ligne de crête qui force au "funambulisme" pour Gad Elmaleh : comment évoluer hors d'un cadre familial protecteur et d'une tradition culturelle forte sans ne blesser personne ? On aurait aimé toutefois un peu plus de relief dans la mise à l'écran de la recherche spirituelle et du catholicisme. A noter une très belle réalisation ainsi qu'une bande originale (d'Ibrahim Maalouf) remarquables.
La bande-annonce me semblait sympathique mais je craignais que cette histoire ne tienne pas la distance d’un long-métrage. En fait la surprise fut vraiment bonne car le film est très cohérent, avec une intéressante interrogation sur l’identité, le poids (positif et négatif) de la famille et la tradition à laquelle elle appartient. Il y a un peu d’humour mais Gad Elmaleh ne tombe pas dans la grosse comédie. Il y a aussi une démonstration sur la séduction du catholicisme à travers la beauté de ses eglises, ses rituels et cette espèce de béatitude des croyants convaincus. La réalisation et le montage sont tout à fait honorables. Un chemin personnel donc mais aussi un film digne d’intérêt.
Excellent film, bien équilibré et bien interpreté par Gad El Maleh. Les notes d'humour sont bien placées,et sa conversion dans le film est bouleversante !
Après une longue hésitation à voir ce film je sors très satisfait et réconcilié avec la figure de Gad Elmaleh…c’est un tout autre visage de l’humouriste que je découvre avec beaucoup de bonheur
Gad ELMALEH signe là un film intimiste et particulièrement jubilatoire. Troquant son habituel costume de comique trop démonstratif contre celui d'acteur authentique en quête de vérités, il entraîne ses propres parents dans son cheminement spirituel, ô combien torturé et controversé... L'humour n'est pas l'unique vibration que cette œuvre diffuse subtilement, car l'AMOUR invoque ici notre dite Unité, pour autant de chemins de croix... À VOIR ABSOLUMENT.
La 1ère expérience de Gad Elmaleh derrière la caméra s’était soldée par un flop retentissant avec Coco, en 2008. Pour ces nouvelles 90 minutes, il délaisse la comédie pure pour intégrer du drame et de l’intimiste mais, à mon avis, il rate sa cible. Après trois années à vivre l’«American Dream» Gad Elmaleh décide de rentrer en France. Sa famille et ses amis lui manquent. Du moins, c’est la réponse officielle pour justifier son retour… car Gad n’est pas (seulement) rentré pour le couscous de sa mère. Non, c’est une autre femme qu’il vient retrouver à Paris… la Vierge Marie. Ça se voulait ouvertement œcuménique, hélas, sa démonstration tourne court et joue même contre lui. A vous de juger. Né de parents juifs, Gad Elmaleh a eu une éducation talmudique. Dans ce film très personnel, il raconte sa conversion au catholicisme, conscient d'aborder un sujet ô combien épineux, au point d’y aller sur la pointe des pieds, avec toute la modestie qui s’impose. Il joue avec le feu, avec des notions sensibles comme le sacré, l’idolâtrie, la passion, la tentation. Parler de sa fascination pour Marie, d’une certaine manière, c’est un jeu interdit, le péché ultime, l’idolâtrie… Il tenait visiblement à faire tomber le masque et raconter ses doutes existentiels, et son véritable amour pour les religions avec une folle envie de ne plus se cacher sous des artifices. Il a voulu réaliser une sorte de journal intime, mais n’est pas Nanni Moretti qui veut. Car ici, malgré les très bonnes intentions, le film se résume à une suite de caricatures assez grossières. Les cathos ouverts, souriants, répandant le bien autour d’eux d’une part et, d’autre part, les juifs sectaires, pétris de certitude et de supériorité, empêtrés dans la tradition immuable et la superstition la plus aveugle. Dommage, car l’ambition était aussi belle que louable. Gad Elmaleh a dirigé ses propres parents, Régine Elmaleh, David Elmaleh, Judith Elmaleh, en leur évoquant un film sur la crise de la cinquantaine, sans trop rentrer dans les détails afin de capter leur surprise, leur trouble et de conserver leur spontanéité. Si tous les dialogues étaient écrits dans le scénario, il ne leur a pas donné de texte à apprendre. En plus de ses parents et ses potes – dont Roschdy Zem, Gad Elmaleh a fait appel à des personnalités qui ne sont pas des comédiens professionnels, comme le philosophe Frédéric Lenoir, le Père Barthélémy, Sœur Catherine, l'écrivaine et femme rabbin Delphine Horvilleur et Pierre-Henri Salfaty, professeur de talmud… Pour le reste, beaucoup de tendresse et de drôlerie pour un film sympathique mais qui n’est pas à la hauteur de ses ambitions