Le début est particulièrement subtil, la rencontre du couple est logiquement gênée comme on s'y attend pour un mariage arrangé. La nuit de noce fatidique est merveilleusement écrite, sans hystérie, entre malaise, gêne, incompréhension qui amène des émotions multiples et contradictoires mais compréhensibles que ce soit pour elle ou pour lui. Le récit entre dans le vif du sujet très vite, le suspense n'étant pas le sujet ni sur le fond ou sur la forme. Au pied du mur Rosalie prend les choses en main et assume finalement sa pilosité au grand dam de son époux et du quand dira-t-on. Par contre, malheureusement, le fil conducteur du récit repose sur un point de départ irréaliste et invraisemblable : les villageois quasi tous travailleurs à la grand blanchisserie du village sont interdits d'alcools et donc de loisirs au café ! Le soucis est qu'ensuite le récit se repose sur ce soucis pour créer une sorte d'intrigue qui ne tient donc pas la route. Mais la relation conjugale est parfaitement réussie, évolutive et touchante avec donc toute une réflexion sur l'acceptation de la différence et sur la question toujours complexe de la féminité et presque plus important, de la maternité. Un bon moment. Site : Selenie.fr
Rosalie. Film inspiré de Clémentine Delait, femme à barbe de la fin du 19ème siècle. La non acceptation de la différence. Très beau film. Quatre étoiles.
La bande son est bonne, les acteurs se débrouillent comme ils peuvent avec des personnages relativement fades et sans reliefs. Le rythme est lent sans forcément que cela n'apporte quelque chose au spectateur dans l'appréhension du film.
Le film Rosalie s'inspire de la vie de Clémentine Delait. Tenancière d'un café à Thaon-les-Vosges (Vosges), cette audacieuse a fait de ses angoisses la clé de sa renommée. Atteinte d’hypertrichose, elle a développé une abondante pilosité dès l'enfance, longtemps dissimulée par le rasage. Mariée à Joseph, un boulanger souffrant de multiples problèmes de santé, elle a su renverser les préjugés en choisissant d'assumer fièrement sa barbe, dans la France rurale de 1900. Le film est plutôt bien joué et interprété avec le versant dramatique qu'on imagine lié à ce destin pas comme les autres. Nadia Tereszkiewicz est plutôt efficace dans l'incarnation de cette femme à barbe et Benoît Magimel épouse un registre de taiseux qui lui convient bien. On regrettera peut être que le film reste un peu en surface afin de garder un attrait grand public mais au final l'histoire est intéressante et se laisse voir sans déplaisir
Vu via le clubdes300. Le sujet est surprenant, la femme à barbe au début du siècle dans un petit village ouvrier. C'est en fait un film sur les différences. Comment elles attirent et comment elles font peur. Dans tous les cas, cette femme ne laisse pas indifférent.
"La femme à barbe" : Thème insolite pour ce film de Stéphanie Di Giusto ( son second après "La danseuse" ). Cette comédie nous transporte à plus d'un siècle, où certes les "difformités" de la nature étaient très vite, soit mises au devant de la scène en "animaux de foire" soit cachées du monde. Principal grief : un manque de rythme et un scénario somme toute assez fade. Bien entendu Rosalie - très bien interprétée par Nadia Tereszkiewicz - en demi-teinte pendant la première moitié, s’émancipe en précurseuse, en osant tirer sa "différence" en opportunité, et elle le fait très bien. Entourée d' Abel son mari ( Benoît Magimel ) qui mettra des années avant de surmonter la surprise initiale, et de Barcelin ( Benjamin Biolay ) au rôle sombre et inamical, le patron d'usine toujours habillé avec classe habitué à faire la pluie et le beau temps...Quoi qu'il en soit, Rosalie dégage une sacrée force de caractère et une belle ambition....!!**
Film remarquable et très touchant sur la différence, l'acceptation de ne pas être comme les autres par soi même, l'entourage et le regard des autres, très bon scénario et très belle interprétation
Où allons nous si le ciné français nous surprend de plus en plus avec de bons films !? Voilà une bonne surprise, sur un sujet au départ pas forcément super décisif : une femme à barbe, à la fin du 19e siècle dans un coin un peu paumé. Mais ce film s'avère plein de vie, celle de Rosalie et est conduit avec intelligence et subtilité. Le casting est au diapason, tout comme la mise en scène, photo, costumes... Une réussite.
J’avais oublié que le cinéma était un art dont la beauté résidait dans d’infime moment. Dans quelques notes de musiques, mais surtout dans la libération.
Très beau film intimiste, poignant et authentique, l'interprétation de Benoît Magimel dans ce rôle trouble est tout à fait magistrale, comme toujours il excelle dans ce genre de rôle où le côté sombre est partie intégrante de son personnage, Nadia Tereszkiewicz est aussi bluffante d'ingénuité et de lucidité sur son état et le rejet social et affectif qu'elle risque de susciter, dans ce petit village de la France profonde du début du XXème siècle, au sortir de la Grande Guerre, comment faire accepter la différence, et surtout arriver à aimer / à se faire aimer pour vivre enfin sa vie de femme / de couple. Le couple Abel / Rosalie (Magimel / Tereszkiewicz) est touchant et fonctionne à fond : malgré les crises d'ordre personnel, les hostilités, et les mentalités qui restent à la traîne et ne parviennent pas à se sortir du carcan dix-neuvièmiste empreint de traditions bien pensantes devenues trop pesantes, la lente évolution des personnages finit par devenir réalité, mais à quel prix. Un grand moment de cinéma.
Stéphanie avec rosalie, signe un deuxième portrait de femme courageuse, 8 ans après la danseuse, son premier film. Pour cela elle a fait appel à la très charmante nadia tereszkiewicz qui avait eu un rôle de figurant dans son premier film, depuis elle a fait du chemin, je l avais découverte dans le film baby sitting, mais surtout dans le film d ozon mon crime, ou elle est sublime. Dans rosalie, elle incarne une femme à barbe, consequence d une maladie appelé hirsutisme, marié par dot à un infirme de guerre, dans un village joué par Benoît magimel, malgré la reticence et le dégoût pour sa femme au début,l amour et le désir vont peu à peu se matérialiser. C est un drame reussi, inspiré et romancé à travers cette dame qui a réellement existé, Stéphanie di guisto a réussit malgré quelque longueur, on s attaché beaucoup à ses personnages, a noter la très belle interprétation d anna biolay assez touchante et émouvant.
Une histoire originale sur la différence, le courage et l'amour. Le film reste un peu en surface, il manque un petit quelque chose, plus de piquant peut-être...
Un film qui est sur les regards et les moqueries de la société sur une femme qui est différente. Cela est toujours d'actualité de nos jours. On est toujours sur l'avis de la société les normes de celle-ci. Le duo Nadia Tereszkiewicz, Benoît Magimel, marche à merveille. J'ai beaucoup aimé leurs jeux. Dans le film on suit Rosalie qui décide d'assumer sa différence face aux autres. Avec des hauts et des bas.
Drame romantique. Une femme se marie, dévoile sa différence à son mari, va tout faire pour l'aider financièrement et s'en faire aimer. Un très beau duo d'acteurs, une belle et touchante interprétation de l'actrice. Un film sur la différence et l'apparence, les discriminations, la tolérance et l'amour.