Miséricorde
Note moyenne
3,3
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336 critiques spectateurs

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Terminator du 85
Terminator du 85

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0,5
Publiée le 13 juin 2025
Incompréhensible, des faux raccords gros comme des maisons, un film gênant et à ne pas regarder en famille.
Amenemhat
Amenemhat

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2024
Voilà un film parfaitement amoral, mais certainement pas immoral. Beaucoup de questions sur le désir, le crime, le pardon et la façon dont les personnages peuvent les vivre. Les réponses sont dépouillées de conventions sociales habituelles et c'est ce qui fait pour moi tout son intérêt. Et cela est fort bien traité, par un scénario plein de surprises remarquables (ainsi la scène de la confession) et par un jeu d'acteurs très juste. Et, cerise sur la gâteau, c'est à la fois troublant voire parfois dérangeant tout en étant souvent très drôle.
Un film comme on aimerait en voir plus souvent !
J. Le Sommier
J. Le Sommier

1 abonné 53 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2025
Avec « Le Roi de l’évasion », ovni cinématographique aussi foutraque qu’hilarant qui le fit sortir de la confidentialité, Alain Guiraudie nous emmenait déjà dans les bois de son Aveyron natal où les hommes étaient pris d’une furieuse envie de coucher ensemble après avoir mangé des champignons hallucinogènes. Dans « Miséricorde », dans les mêmes bois, les morilles poussent hors saison sur les restes humains.
Jérémie (Félix Kysyl) revient dans le village de Saint-Martial pour l’enterrement de son ancien patron boulanger. Sa veuve, Martine (Catherine Frot), lui offre l’hospitalité pour quelques jours, ce que désapprouve fortement son fils, Vincent (inquiétant Jean-Baptiste Durand). Survient alors une disparition mystérieuse avec dans les parages un voisin menaçant, un curé libidineux, des gendarmes intrusifs.

Réalisateur militant chantre d’une homosexualité décomplexée, Alain Guiraudie a fait de sa marque de fabrique le genre érotico-gay rural provocateur. Ancré dans le terroir, son cinéma fait la part belle au fantasque et au grotesque. Au centre de « Miséricorde » on retrouve un héros pasolinien qui, tel celui de « Théorème », suscite la concupiscence de son entourage (rustique). Sans dire qu’il n’a ni tête ni queue (puisqu’il y en a, comme chaque fois…), le film manque de folie et d’humour, l’histoire piétine, tourne en rond et l’ennui s'installe. La provocation incarnée ici par la figure (voire plus) du curé ne convainc pas. (Il faut dire que dans le crescendo Guiraudie a placé la barre haut avec une méthode d’euthanasie très osée dans « Rester vertical ».) En haut de la montagne, par l'intermédiaire du curé qui s’érige en autorité morale supérieure tout en étant prêt à négocier son absolution, le réalisateur finit par nous servir un discours pseudo-écolo-philosophique comparant responsabilité individuelle et responsabilité collective (que pèse un meurtre isolé face aux actes criminels de masse dont la destruction de l’environnement ?).
Depuis « L’Inconnu du lac » Alain Guiraudie a la « carte », en témoigne la moisson de nominations de « Miséricorde » aux César 2024 qui laisse perplexe. Gageons que le film fera décoller la carrière du méconnu Félix Kysyl comme ce fut le cas pour Pierre Deladonchamps avec « L’Inconnu du lac » et Damien Bonnard avec « Rester vertical » qui ont su opportunément exhiber leur anatomie.
Lilicot
Lilicot

9 abonnés 267 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 octobre 2024
Retour aux sources pour Jérémie dans un village niché au cœur de l'Aveyron, à l'occasion du décès de son ancien patron, boulanger de son état. Son séjour va jeter le trouble autour de lui : la veuve, le fils jaloux et le curé dont les déclarations surprennent. Ici, on se reçoit autour d'un café, d'un apéro, on s'observe, on discute mais on se tait aussi sur la vie intime, les désirs interdits et la violence sourde.
Félix Kysyl et Catherine Frot sont absolument magnifiques pour incarner ce rural profond qui imprime sa marque sur les individus.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2025
Alain Guiraudie, ce génie
À un jour de la sortie du "Miséricorde" d’Alain Guiraudie le 19 octobre 2024, la critique dithyrambique du Monde lui prédisait un grand avenir. Moi aussi. Après un été de compagnonnage avec les deux sommes, "Rabalaïre" et sa suite "Pour les siècles des siècles", de cet écrivain et réalisateur singulier et pour tout dire époustouflant d’audace et de finesse, j’ai été fasciné par Miséricorde directement extrait de "Rabalaïre" et pourtant tellement différent. Le film est unique par ses cocasseries dont il serait bien difficile de trouver trace dans le livre. Là l’histoire des habitants de ce village hanté par le retour d’un des siens et la disparition d’un autre y était pure tragédie… D’abord étonné que les acteurs venus rencontrer le public de l’UGC Les Halles nous prédisent du rire, j’y ai succombé en effet au moment d’un gag que je ne spoilerai pas. Merveilleuse créativité du réalisateur, beauté de la lumière automnale dans la forêt cévenole et jeu exemplaire des acteurs, tous !, un carton plein pour ce film qui arrivera sans doute sur le podium de mon palmarès des meilleurs films de 2024 !
#miséricorde #alainguiraudie #rabalaire #pourlessieclesdessiecles
Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2025
Je n'ai jamais été déçu par Alain Guiraudie et ce n'est pas par ce Miséricorde que je vais commencer. C'était sans doute le film que j'attendais le plus en 2024 (avec l'Empire) et qui a pris son temps pour enfin sortir en VOD. Comme toujours, c'était très bien.

Après un épisode à Clermont-Ferrand, où Guiraudie s'est un peu expatrié, voici qu'il retourne dans le sud de la France en plein automne, choix surprenant pour lui qui a l'habitude de filmer l'été. Donc même si on retrouve toujours ses marottes, on sent qu'il a envie de varier un peu les plaisirs depuis deux films, c'est peut-être ce qui explique en partie sa longue pause entre Rester vertical et Viens je t'emmène.
On a encore une fois une histoire d'un homme d'un âge indéterminé, sans doute dans la trentaine qui se retrouve à entretenir des relations plus qu’ambiguës avec tout un tas de mecs d'âges plus que variables. C'est ça qui est beau chez Guiraudie, l'amour n'a pas de frontière, il ne se conforme à aucun attendu. On est dans un univers où tout le monde est homosexuel ou bien homosexuel refoulé et où derrière chaque regard se cache une certaine tension sexuelle. Ce qui, bien évidemment, ne manque pas de causer quelques situations très drôles.

Parce que oui, Miséricorde, s'il est un film sur la culpabilité et le pardon, n'en reste pas moins un film qui arrive à créer de vrais moments de drôlerie de par son décalage.

On suit donc notre héros guiraudien qui arrive dans un village qu'il connaissait plus jeune, où il a travaillé, mais bien vite on sent que quelque chose ne va pas. On est entre As Bestas et Théorème. Tout le monde semble attiré par lui et fasciné, mais bon on le buterait bien quand même parce qu'il vient un peu déranger le calme du village. Il y a plusieurs scènes où on ne sait jamais si ça va partir en cul ou bien en meurtre tant on sent une certaine tension sexuelle s'inviter entre les personnages, tension sexuelle que tous les perso, par ailleurs, n'assument pas.

J'aime cette ambigüité... on ne sait jamais sur quel pied danser.
Et puis vient le tournant du film, ce qui permet de rajouter un peu de chaos à cette ambiance tendue et sexuelle. Ce qui est bien c'est qu'on voit tout de suite que le héros est le coupable idéal, on voit bien qu'il n'est pas possible que personne n'ait de soupçons sur ce qu'il a vraiment fait dans la nuit de mardi à mercredi. Et pourtant tout le monde joue son petit jeu, tout le monde fait semblant... et surtout l'abbé de la paroisse. Second moment marquant du film, ce petit homme d’Église très discret jusque là qui tout à coup après une séquence de confessionnal absolument brillante car totalement inversée, se met à prendre tout la place dans le film, jusqu'à en devenir l'un des personnages principaux.

L'intérêt du film devient alors de manière instantanée ce curé et sa relation avec le héros.
J'apprécie tout particulièrement la montée en puissance de cette relation... comment elle monte en puissance... et comment en parallèle la relation avec le personnage joué par Catherine Frot se détériore, devient de plus en plus malsaine et bizarre.

On est sur un film avec très peu de personnages, il doit y en avoir 6 à tout casser qui font réellement quelque chose et il n'y a rien qui est simple, il n'y en a pas une seule qui n'ait pas sa dose d'ambigüité... Et en parlant d'ambigüité, que dire de la fin ?

En fait Guiraudie avec son microcosme installe sa petite ambiance mi-inquiétante, mi-drôle (et 100% sexuelle) et s'amuse avec ses personnages, s'amuse à tout rendre ambigüe. Et finalement le curé devient le personnage le moins trouble de tout ce merdier puisque lui ses intentions sont claires, exprimées... même si... C'est pas si simple. J'aime beaucoup le fait qu'il sorte à un moment le héros d'un mauvais pas, mais qu'il en tire une certaine satisfaction sexuelle. C'est une scène très drôle, mais on voit aussi que même lui, l'homme d’Église, ne fait pas le bien pour le bien. D'ailleurs est-ce le bien ?

Guiraudie, comme à chaque fois, se place en dehors de la morale, il montre ses personnages comme ils sont, avec leurs défauts et leurs désirs, ce qui les rend attachants. On ne juge personne, on comprend et même on aurait envie que ceux qui ont fait quelque chose de "mal" s'en sortent.

En tous cas Guiraudie livre là encore un très bon film et reste définitivement l'un des meilleurs cinéastes en activité.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 février 2025
L'omerta, la protection et les mensonges pour ne pas dénoncer un criminel au sein d'un petit village. L'histoire passe sans difficulté mais la réalisation est sans relief et on en ressort plutôt circonspect que ce film soit nommé aux Césars. Très bof.
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2024
Une très bonne surprise ! Vu le vendredi 30 novembre 2024 à 21h au Nouvel Odéon juste après Lettre d'une inconnue de Max Ophuls au Champo et un repas bien arrosé... Le début du film m'a semblé moche, banal, interminable, et j'ai failli quitter la salle. Et puis, l'histoire est devenue complexe, subtile, une Catherine Frot magnifique et forte, Jérémie, Vincent, Walter, un trio détonnant, un curé malicieux et mystérieux qui se révèle (et se réveille !) peu à peu... Je suis resté cramponne à mon siège de curiosité... Une galerie de portraits balzacienne, des gendarmes picoleurs et intrusifs, un curé qui inverse les rôles de sa profession... Un film remarquable qui fera date dans la conception cinématographique française !
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2024
Un film qui ne trouve pas totalement ses marques, qui vivote deçà delà sans arriver à convaincre complètement pour nous happer
Rien de déshonorant et se laisse regarder.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2025
Une petite bourgade provinciale aux couleurs automnales...une famille endeuillée...un fils prodigue...et tout part à vau-l'eau! Voulant osciller entre farce, satire, thriller et drame, la narration surprend, nous laissant sceptiques pendant un long moment, englués dans une ambiance perverse où mensonges, jalousies, désirs enfouis et frustrations s'emmêlent. Au sein de cette communauté resserrée, le curé semble mener la danse, décidant qui pardonner ou abandonner, et choisissant de manière cynique dans l'intérêt paradoxal du village... Ainsi, le malaise l'emporte (hormis lors de la jubilatoire scène d'interrogatoire dans la cuisine), d'autant que les comédiens jouent sur un rythme décalé - à l'exception de Félix Kysyl qui domine l'ensemble d'une fausse nonchalance. Parfois grotesque, assez lancinant, indubitablement âpre, le propos interroge le pardon, l'identité, la vérité. Déroutant, à tout le moins!
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2024
Un jeune homme, Jérémie, (Félix Kysyl) revient dans un village du sud Aveyron, Saint Martial pour l’enterrement du boulanger dont il a été quelques années auparavant l’apprenti. Il s’incruste chez sa veuve Martine (Catherine Frot) au grand dam de son fils Vincent (Jean-Baptiste Durand) …il retrouve aussi un villageois bourru, ancien camarade, Walter (David Ayala) qui vit seul dans une ferme isolée…au milieu de ce monde, un curé (Jacques Develay) qui tombe toujours à pic…nous sommes dans la réalité d’une certaine France rurale : à part les personnages précités, qui rencontre-t-il ? Pratiquement personne ! Le village est quasiment mort…et puis il y a la forêt, lieu de perdition autant qu’espace salvateur, où ceux qui s’y aventurent, se perdent ou se trouvent. La sensation de cette dualité du lieu insiste à travers la lumière. La forêt est baignée de soleil et des couleurs automnales ou plongée dans la brume. C’est l’automne, les couleurs sont sublimes…C’est l’heure d’aller aux champignons…Les personnages l’arpentent aux premières lueurs de l’aube jusqu’au dernier moment du crépuscule.
C’est un film décalé et délectable…le désir est omniprésent, entre vieux et jeune, maigre et gros…femme et homme…Il s’agit de rapport amoureux, parfois violents entre hommes…mais un désir qui ne trouve pas son aboutissement dans le sexe. L’humour est grinçant et provoquant, savoureux à souhait…un souffle comique irrésistible, transcende l’absence criante de morale…. Conte macabre, « Miséricorde » est aussi une comédie noire, où le mystère s’insinue en lieu de tension dans les corps
Félix Kysyl, s'est vu proposer un premier rôle au cinéma, celui de Jérémie, et il y montre un talent très sûr. Quant à Catherine Frot, elle est parfaite dans le rôle de Martine. Et le reste de la distribution ? C'est du solide …et le film est à voir !!!
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2025
Miséricorde bénéficie d’un excellent bouche-à-oreille. Cela fait donc un moment que je comptais le voir, par simple curiosité. Mais lorsque Les Cahiers du Cinéma l’ont placé en première place de leur top 2024, je me suis dit qu’il fallait absolument que je le voie.

C’est en effet un film qui dispose de qualités réelles. Sous ses atours de téléfilm pour France 2, il est relativement sophistiqué, notamment au niveau du scénario. Le désir est au cœur du récit, dont le personnage principal, Jérémie, se fait le vecteur. En cela, on peut établir un parallèle direct avec Théorème de Pasolini, avec ce même personnage central qui bouleverse l’existence des personnes qu’il rencontre et avec qui il couche.

Plus que le désir, c’est avant tout le désir homosexuel qui est convoqué, chaque personnage masculin en incarnant une facette : désir brutal et refoulé, désir patient et discret, absence de désir homosexuel et surprise quand il surgit chez l’autre…

Guiraudie se plaît également à lancer un certain nombre de pistes, à les déjouer et à nous surprendre. Il se joue des clichés du (télé)film policier se déroulant dans la France rurale, pour livrer une œuvre ludique, presque méta, assez réjouissante. Il livre aussi une réflexion sur la notion de miséricorde qui ne manque pas d’intérêt.

Malgré tout, je n’ai pas été emballé plus que ça par ce film, et je suis très étonné que Les Cahiers l’aient choisi comme meilleur film de 2024. Même si cette année a été moins riche que la précédente, un certain nombre d’autre films se sont révélés bien plus stimulants et réussis que celui-ci. Dès lors que le désir homosexuel n’est pas quelque chose qui nous intéresse spécialement, il n’y a pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent… Je reste donc très mesuré face à ce film qui me semble surestimé, même s’il apporte sa petite pierre à l’édifice cinématographique.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2024
Bon bon bon niveau film un peu tordu et zarbi celui-ci est dans le haut du classement. Tout part de l'attitude complément frappé du mec qui à des vue sur quasi tout ce qui bouge dans ce bled perdu...et des autres protagonistes aussi fêlé que lui,cela part du fils de celle qui l'accueil quelques jours, de l'Abbé, du gendarme, de la veuve etc...tous on un comportement bizarre qui ne peut mettre que des doutes...et même si la finalité serait "que serait-on prêt à faire par amour?" enfin c'est que j'en retiens sur la finalité. Donc dans le côté taré et un dérangeant le film est très bon mais je suis moyennement friand de cette forme-ci. Donc sur le premier sentiment, tout le acteurs s'en sortent plus que bien...
NOTE : 5.75/10
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 295 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 mai 2025
Une daube pareille a eu 8 nominations au césar ? : miséricorde.
Le jeu de tous (même Catherine Frot) est affligeant, sans âme, approximatif, non concerné
L'acteur jouant Jérémie n'a aucun charisme.
Les dialogues sont au ras des champignons.
Le côté thriller est superficiel, sans relief tout comme l'histoire.
Pour tous les personnages, on a aucune empathie ( spoiler: Jérémie, le curé, les gendarmes
... )
Des situations ridicules : spoiler: Retrouvailles dans les bois, des gendarmes s'introduisant dans les chambres pour faire avouer un crime
(grotesque).
Et trop de choses malsaines, répugnantes restent après avoir vu ce "film"
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2025
Étrange film que ce Miséricorde , unique et singulier, où l’on retrouve les obsessions de Guiraudie et sa très grande liberté de ton. Mais aussi un hommage à Pasolini (Théorème revisité) mâtiné de Pagnol.
Ça démarre très bien et très vite, le mystère plane sur ces retrouvailles après le décès du boulanger du village, puis les masques tombent peu à peu. Au centre du jeu, un jeune homme qui aide chacun à avouer son désir, beaucoup de non dits, de manipulations. De la subversion, une douce provocation , des situations assez délirantes. Ce pourrait être lourd, mais c’est plutot fin, très bien interprété, très personnel.
Puis l’affaire prend un tour à mon goût un peu convenu, une sorte d’intrigue policière en mode loufoque. Hormis la très belle scène du confessionnal, la farce prend le pas sur le mystère et l’on décroche un peu, tout en savourant néanmoins l’incongruité des derniers séquences d’une joyeuse amoralité. Au final, un film qui ne ressemble à aucun autre, frontal, culotté. Et ce n’est pas tous les jours que la production française nous offre de tels ovnis, alors ne vous en privez pas.
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