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Maperrinx
34 abonnés
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3,5
Publiée le 5 novembre 2024
Le cinéma, c'est aussi pour voir des films ainsi. Des films limites, pas faciles, qui mettent mal à l'aise, mais reflètent des aspects de la vie que nous ne saurions ignorer.
Film atypique dans l'histoire et la personnalité des personnages. Un meurtre en Aveyron , un curé , un boulanger , un gendarme ,de l'homosexualité et un mélange de drame et de petits moment amusant. Parfois un peu malaisant mai en tout cas original.
Totalement débridé et très attachant, aux limites de la fiction et de la réalité, à une sexualité affichée non conventionnelle dans un village isolé, sur un fil entre le polar, la fiction et la comédie. Me donne franchement envie de retrouver ce réalisateur
Un « Mais qui a tué Harry ? » auquel manquerait la fantaisie. Un « Théorème » auquel manquerait la poésie. Un « Tous les autres s’appellent Ali » auquel manquerait la distance (et Brigitte Mira). Alain Guiraudie a vu des films. Il a aussi lu des livres. Dans un des dialogues les plus lourdement signifiants, le prêtre parle du monde allant à sa perte. On pense à Duras. Sauf qu’elle, elle ajoutait : « que le monde aille à sa perte, c’est la seule politique ». Ici, pas vraiment de politique. Pas de poids moral. Pas de société, si ce n’est un village rêvé. On tue. On désire. On se cogne . On se tire dessus. C’est tout. A force de fuir les stéréotypes des personnes et des situations, Guiraudie tourne à vide, recycle ses obsessions, le « vieux rêve » ne bouge plus beaucoup. La beauté minérale, l’équilibre entre humour et âpreté sensuelle des premiers films, se transforment ici en un commentaire appuyé, aussi volontariste que la photographie de Claire Mathon. Pourtant, entre sulpicianisme et fantasmes queers, surgissent quelques éclats de beauté. Comme le dernier plan du film. Mais qu’est-ce qu’il faut comme sentiers terreux pour y parvenir !
Miséricorde mêle une réflexion sur le désir, le rapport au religieux, l’homosexualité avouée ou enfouie, le pardon, la résilience de l’enfance, dans une introspection de la vie rurale…. Alain Guiraudie en fait une comédie mordante, cruelle et provocatrice sur les relations humaines, où l’on ne sait pas toujours à quel saint se vouer…. Et si des traits d’humour surgissent même parfois lors d’une cueillette de champignons dans une forêt magnifique sous les couleurs de l’automne, on reste cependant dubitatif sur le sens profond de son propos et ce mélange des genres….
Une fable grotesque, mais surtout vulgaire, basé sur un scénario inconsistant, et débordant d'invraisemblances. Pauvre cinéma français! Une étoile pour les acteurs...
Rien d’autre à dire que ce télefilm est Tout simplement glauque… il m’a mis mal à l’aise très rapidement. J’ai préféré quitter la salle après la scène de la confession avec la nausée.
Pour moi Guiraudie est au sommet de son art Hypermalaisant du debut à la fin La campagne, la forêt, les champignons, le curé Frot excellente Et ce personnage central inquietant Un grand cru
Guiraudie ancre sa singularité dans une ruralité âpre et charnelle. Ce conte macabre et drolatique revisite les codes de la comédie noire, empreint d’une touche queer-campagnarde qui défie les attentes. Avec une simplicité désarmante, Guiraudie met en scène, dépourvue d’érotisation et d'artifices, les corps qui se font le lieu de passions et de crimes.
Son art de l’inclassable brille dans la trivialité du quotidien et dérive en humour. Cette alliance crée des moments d’éclat spontané et de rire franc, notamment sur la fin, où un curé apporte une touche finale irrésistible.
Un délicieux film aux couleurs de l'automne, cultivant mystère et ambiguïté. J'ai beaucoup aimé le personnage principal, un homme sans attaches qui semble chercher sa place dans ce petit village presque désert, loin de tout, loin du monde et du temps. J'y ai vu de nombreuses similitudes avec le film "Quand vient l'automne", de Ozon. Ce genre de film qui immerge le spectateur dans une histoire intemporelle, et qui le laisse à la fin du film avec plein de questions...
Miséricorde est un film véritablement unique. Parvenant à tenir une atmosphère tout à la fois pesante, étrange et absurde, Alain Guiraudie nous plonge dans son univers avec beaucoup de générosité. L'écriture est brillante, que ce soit par cette histoire mystérieuse qui nous plonge totalement dans le film, ou les personnages tous plus riches les uns que les autres. Ce faisant, il parcours ses thématiques habituelles autour de la ruralité et de ses non-dits ou des sexualités contrariées. Mais mieux vaut ne pas trop en dire/lire pour découvrir toutes les surprises que réservent ce bijou de cinéma.
Partagé entre l’absurde des situations, des relations, des événements à l’écran et la portée interessante quoi que dérangeante autour des non-dits et désirs villageois. D’un bout à l’autre du récit on se perd dans des relations et intérêts divergents et insensés. C’est un peu long et le burlesque cède parfois au ridicule notamment à mi parcours entre le gendarme et le curé. Ça fait beaucoup pour un village bien que l’essence du récit ne soit pas dénué d’intérêt. On en parle aisément à la sortie de salle mais je ne saurais réellement le recommander.
Pénible. Histoire assez (euphémisme) glauque dans un tout petit village du Sud-ouest. J’y ai amené mon fils en pensant que c’était un polar classique assez bien noté, j’aurais vraiment pu m’abstenir ! Pas content ni du film à oublier très vite, ni de cette situation, d’où globalement cette note.