Derniers Avis : En tongs au pied de l'Himalaya - Page 4
En tongs au pied de l'Himalaya
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CREOTIVEMEDIA
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4,0
Publiée le 23 février 2025
Dans En tongs au pied de l'Himalaya, John Wax nous livre un récit touchant, qui oscille entre comédie et drame, en se concentrant sur les défis quotidiens de Pauline, une mère célibataire confrontée à l’éducation d’un enfant diagnostiqué avec un trouble du spectre autistique (TSA). Ce film, écrit par Wax et Marie-Odile Weiss, explore avec humour et sensibilité la complexité du quotidien d’une mère qui lutte pour apporter à son fils la stabilité nécessaire à son développement, malgré les obstacles qui se dressent sur son chemin. Une réalité humaine et émotive
L’histoire suit Pauline (interprétée avec une grande justesse par Audrey Lamy), une femme récemment séparée et sans revenus fixes, qui tente tant bien que mal de gérer la vie avec son fils, Andréa, un petit garçon de 6 ans et demi atteint d'un TSA. L’histoire est construite autour de cette mère courageuse qui doit jongler avec les exigences d’un système scolaire et les difficultés administratives liées à l’autisme, tout en affrontant une situation personnelle délicate. Pauline incarne cette mère débordée, mais déterminée, prête à tout pour offrir à son fils une chance de s’intégrer et de progresser.
Le film dépeint avec réalisme la pression ressentie par les parents d’enfants atteints de TSA, qui doivent souvent naviguer dans un système qui manque de soutien, tout en faisant face à une société qui ne comprend pas toujours leurs défis. La manière dont Pauline doit jongler entre les obligations professionnelles, les démarches administratives et les besoins émotionnels d’Andréa est touchante, voire poignante. Un personnage d’enfant extrêmement bien interprété
Andréa, incarné par le jeune Eden Lopes, est un personnage qui touche profondément. Le film réussit à capturer la pureté de l'enfance tout en montrant les difficultés d’un enfant autiste à s’adapter à un environnement souvent trop contraignant et peu adapté. Le petit Andréa n’est pas un personnage d'enfant modèle, mais un enfant avec des besoins bien spécifiques, et le film ne cherche jamais à le saintifier. Au contraire, il met en lumière les petites victoires quotidiennes qui permettent d’espérer que la situation s’améliore. Les scènes entre Audrey Lamy et Eden Lopes sont les plus émouvantes du film, transmettant à la fois une grande tendresse et des moments de frustration partagée. Humour et légèreté face à des sujets graves
Ce qui fait la force de ce film, c'est sa capacité à alterner moments de comédie et d’émotion sincère. L'humour est souvent utilisé pour alléger la tension, mais jamais de manière à diminuer la gravité du sujet. Ainsi, la métaphore de l’Himalaya en tongs — évoquant l’impossibilité apparente de certaines tâches — est parfaitement choisie pour illustrer l'improbabilité des défis auxquels Pauline est confrontée. Le contraste entre la légèreté des situations comiques et la dureté de la réalité de la mère seule est un moyen efficace de rendre le film à la fois accessible et poignant.
Cette approche ludique permet de ne pas sombrer dans le pathos, un piège dans lequel certains films sur des thèmes aussi lourds peuvent facilement tomber. Les scènes où Pauline se débat dans des situations absurdes (comme les nombreuses démarches administratives ou les relations avec des enseignants souvent peu compréhensifs) nous rappellent avec une certaine légèreté que la vie quotidienne peut être un combat. Un film sensible mais réaliste sur les défis de la parentalité
À travers Pauline, le film met en lumière un aspect peu souvent abordé : la complexité des parents d’enfants ayant des besoins spéciaux. Ces parents qui, malgré la pression sociale et les jugements, doivent se battre pour leur enfant et essayer de maintenir une normalité dans un quotidien bouleversé. Le film nous permet de comprendre non seulement les défis rencontrés par les enfants atteints de TSA, mais aussi les difficultés de leurs parents à s'adapter à un environnement peu souvent conçu pour les soutenir. Une équipe de talent
Audrey Lamy brille dans le rôle de Pauline, incarnant une mère pleine de doutes mais aussi d’une grande résilience. Son jeu est à la fois sensible et énergique, apportant à son personnage une vraie dimension humaine. Nicolas Chupin, dans le rôle de Fabrice, le père absent, offre une prestation plus discrète mais tout aussi marquante, soulignant la complexité de la séparation familiale. Le film bénéficie d’une mise en scène simple mais efficace, qui se concentre avant tout sur la relation mère-enfant et sur les moments de lutte intérieure de Pauline.
Des vies d'apprentissage De l'autonomie dans la maladie Être la maman d'un petit garçon de 6 ans et demi autiste, c'est une vie où l'on s'adapte au quotidien, on grandit pour faire entrer, dans un monde carré, un rond dessiné
Un film réalisé par John Was avec une interprétation magnifique d'Audrey Lamy aux côtés de Nicolas Chupin
Petit film hyper bien fait, sans tomber dans les clichés, on dévore cette histoire et le combat de cette maman, ça dénonce sans pointé du doigt, c''est intelligent, plein d'émotion, le casting est super, le petit bonhomme est super attachant, tout est vérité, sincère, c'est très beau, parfois drôle, bravo !!!
Comédie dramatique magnifique, des acteurs au top, avec un regard du handicap au plus près de ce que des milliers de familles rencontrent au quotidien. Un grand bravo pour ce chef d'œuvre
Toujours difficile d aborder l autisme autant dans la vie qu au cinéma. Dans ce film c est plutôt réussi, sans concession. Le scénario, les situations, les personnages sont crédibles (avec une réserve toutefois sur l abus d alcool qui n'apporte absolument rien au film et sur l instit un peu caricaturale). Un titre en tous cas remarquablement bien choisi.
Loin des clichés et stéréotypes qui gravitent autour de l'Autisme. En tongs au pied de l'Himalaya nous plonge dans le quotidien difficile, éprouvant et riche en émotions d'une Maman qui fait du mieux quelle peut. Une Maman qui carbure par l'amour qu'elle porte à son fils, face a cette ascension vertigineuse. Une ascension emplie de doutes et de craintes.
Audrey exceptionnelle dans ce rôle de mère courage ou plutôt tout simplement « bonne Maman » parce que consciente de ses propres faiblesses…elle fait quand même tout ce qu’elle peut au quotidien pour protéger et accompagner son enfant « différent » vers le maximum d’autonomie « possible » malgré le handicap, dans un moment « charnière » dans la vie de ces enfants atteints d’un trouble du spectre autistique, celui de la dernière année d’accueil « semi inclusif » en grande section de maternelle. Elle fait face malgré le manque de moyens offerts aux enfants « différents » par la société et l’éducation nationale qui se veulent toujours « normalisatrices ». Le petit Andréa du film présente un TSA « intermédiaire », avec comme l’évoque dans ce langage si spécifique de l’éducation nationale « un niveau cognitif et relationnel insuffisants » par rapport à ce qui est « attendu à cet âge », mais il est tout de même « verbal » et avec un assez bon niveau « relationnel » ce qui est assez rare à cet âge pour ces enfants. Le film n’hésite pas à illustrer de façon réaliste le rejet quotidien dont font l’objet ces enfants « différés » ainsi que leurs familles de la part de certains proches et de certaines institutions éducatives et sanitaires. Il reste pourtant très en deçà de la réalité dont je peux témoigner en tant que professionnel de santé spécialisé dans l’accompagnement de ces enfants et de leurs familles : inclusion en école maternelle à temps le plus souvent très partiel (1 à 2 h par jour) et parfois fictive…voire illusoire et démagogique pour les enfants les plus sévèrement atteints ; « maintien » en grande section comme pour André à la fin du film , vécu par ses parents comme une victoire car espoir qu’il puisse ainsi accéder au cours préparatoire l’année suivante…mais arbre qui cache la forêt car si ces enfants sont le plus souvent maintenus c’est par faute de places disponibles en accueil institutionnel adapté (une place pour 3 enfants) et parce que seule une petite minorité d’entre eux sera au bout du compte en capacité d’entrer et d’être inclus au primaire. La prise en charge de ces enfants est un véritable problème de santé publique (environ 5000 enfants de plus diagnostiqués TSA chaque année) très largement négligé par les pouvoirs publics et par les spectateurs : l’autisme ne fera jamais l’objet d’un « Téléthon » pour palierç aux carences « publiques …et ce film n’engrangera certainement pas les 10 millions d’entrées « d’un petit truc en plus » film mineur mais qui donne bonne conscience…ce que « en tongs au pied de l’Himalaya » heureusement ne permet pas ! Un film « utile » !
Un film exceptionnel. Tout y est , pas de cliché ou d’enfant génie, juste un quotidien . Des personnages crédibles, des comédiennes et comédiens parfaits. Je recommande pleinement, vraie surprise
Au vu du titre peu accrocheur de prime abord , nous voilà plongé de le tourbillon de la vie avec un enfant handicapé... alors oui l'histoire est touchante et intéressante du fait de l'handicape du petit garçon, comment les autres perçoivent cela et comment la maman gère tous ces regards...mais franchement rajouter tout le reste c'est un chouia too much sachant qu'on aurait pu largement s'éviter d'en rajouter. Il manquait plus qu'elle chope une maladie incurable et là on avait la palme de la poissarde 2024!!! Travaillant avec des enfants porteurs d'handicap j'ai trouvé que les 3/4 du temps l'institutrice passait pour une femme sans coeur , qui comprenait et n'avait qu'en tête sa foutu fête de fin d'année et donc de ce point de vue là j'ai trouvé cela dommage. Mais sinon Lamy s'en sort plutôt bien en mère paumé qui tente au mieux de s'en sortir. NOTE : 6.5/10
Un film qui aborde pas mal de sujets dans le parcours des parents et des enfants avec “un p’tit truc en plus”. La lecture de ce film sera certainement différente si on a traversé ces épreuves. En tout cas, ce film est drôle, positif, combatif, humain et apporte un vent d’optimisme malgré un sujet difficile. Eden LOPES (Andréa) joue bien son rôle ! A voir absolument.
Audrey Lamy incarne Pauline, maman d’Andrea, petit garçon de 6 ans diagnostiqué TSA (trouble du spectre autistique). Cette maman se retrouve complètement dépassée pour tout gérer et doit redoubler d’efforts pour permettre à Andrea de progresser paisiblement. C’est magnifique, plein de tendresse. Coup de cœur.
Film très réaliste, touchant mais positif. A voir pour mieux comprendre les autistes. Bravo à Audrey Lamy et au garçon qui a joué ce rôle d'autiste de façon bluffante.