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Adelme D.Otrante
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2,0
Publiée le 9 juillet 2025
Une jeune femme urbaine rend visite à sa copine rurbaine qui sous son air épanouie se noit en fait dans le compost et le cidre fermenté maison. Les tiers-lieux, les couches lavables et la permaculture, tout ça est à la mode et à raison d’exister dans un monde qui est à la recherche de sens. Mais c’est aussi la cible fréquente de l’humour franchouillard, écrit ici sans le moindre talent.
Il y a d’un côté un couple amoureux adepte extrême de la vie au XIXème (DUMAS mère au foyer et mari cadre au Conservatoire du littoral). De l’autre côté un couple amoureux dans l’immobilier, artificiellement revendicateurs de « slow tourisme éco-conscient ». Et tout cela va exploser aux yeux d’une amie « arbitre » DAVIS. Et puis nous est proposé une communauté de gentils rêveurs qui risquent de se faire expropriés : « On ne déplace pas un sol constitué par 150 ans de fumier de cheval, azoté et travaillé en régie publique de maraîchage » ! « Prenez une lampe-torche pour ne pas rater la reproduction des tritons en pleine nuit ». Le film joue les montagnes russes avec des moments de grand essoufflement ou de séquences parodiques extrêmes (DUMAS au micro, répartition des tâches domestiques, cercle de parole pour débloquage des bloquages, déclaration d’« amitié devant la grosse Mama",…). L’épilogue autour de la fiesta inaugurale d’un complexe hôtelier « authentique » relève du grand n’importe quoi ! Trop exagéré ! Dommage...
En explorant une certaine idée de la société et du féminisme, DAVIS se perd dans une démarche cinématographique qui a son propos, mais qui n'a pas de réelle forme, donnant lieu à un film vague, maladroit, et clairement pas drôle
Un croisement de 3 personnages, autour d'un ancien asile devenu hébergement d'une association caritative. Amaury travaille sans scrupule pour une entreprise immobilière qui cherche à racheter le domaine pour en faire un hôtel de luxe. Jeanne, sur-stressée, débarque pour rendre visite à son amie Elisa. Cette dernière, mère de 3 enfants vivant en quasi autarcie, frise le burn out. Les sujets abordés sont intéressants et modernes. Ca parle de féminisme mais surtout de concret dans un couple avec enfants cherchant un mode de vie responsable. Sauf que le récit est pour le moins décousu. On a du mal à voir où Judith Davis veut nous emmener... et elle aussi visiblement, tant certaines intrigues avanceront peu. Je n'ai d'ailleurs pas compris l'intérêt de son personnage... Tandis que la mise en scène fadasse n'aide pas à s'impliquer dans le film. Heureusement, Nadir Legrand est très bon et drôle en vrai salopard friqué qui se rend rapidement compte que les gens qu'il cherche à dégager ont le cœur sur la main. Son arc narratif sera le meilleur et le plus abouti du film. Tandis que le personnage de Claire Dumas affiche des problèmes qui sentent le vécu, et amuse avec son alter ego improbable qu'elle imagine surgir de temps à autre. Moyen quand même.
cela ne démarre pas trop mal avec quelques passages plutôt sympas, qui font espérer un film a l’humour décalé de bonne facture, mais malheureusement très vite ensuite, le film s’enlise dans des scènes frisant parfois le grotesque, et la mise en scène part alors un peu dans tous les sens, sans queue ni tête… Au final c’est raté en ce qui me concerne…
En 2019, Judith Davis m’avait surpris et séduit avec le ton provocateur et l’humour décalé de son Tout ce qui me reste de la révolution. La revoilà avec ces 107 minutes de comédie bien déjantée. Jeanne quitte quelques jours le stress de la vie urbaine pour aller voir sa grande amie Elisa, récemment installée à la campagne. Au cœur des bois voisins, un château abandonné devenu tiers-lieu, foisonne d’initiatives collectives. Elisa aimerait s'y investir, mais entre biberons et couches lavables, elle n'en a pas le temps. Jeanne, en militante des villes, n'y voit aucun intérêt. Quant à Amaury, promoteur en hôtellerie de luxe, le château, lui, il veut l'acheter. Tous trois convergent malgré eux vers ce lieu d’entraide et de subversion... Mais combien de temps cet asile d’aujourd’hui pourra-t-il résister à ce monde de fou ? Moi, j’aime ça ! C’est provocateur, politiquement incorrect, - tout le monde en prend pour son grade -, et surtout très drôle. Allez, tous à l’asile ! En écrivant sa pièce Encore plus, partout, tout le temps, Judith Davis a eu l’idée de ce film en puisant dans les thèmes de la maternité, de l’écologie et des réflexions psychologiques. Entre Peau d’âne et un foyer de jeunes travailleurs, l’HP – qui, ici, signifie « hospitalité permanente » -, est une sorte de rêve éveillé, un lieu qui se tourne du côté des rejetés, des hors-normes, des larmes, des femmes, des pauvres… qui veut créer un droit d’asile nouveau. Pour le tournage, elle a eu un coup de cœur pour un château abandonné dans laquelle la nature reprenait ses droits et l’a choisi. Une chance, puisque juste après, ledit château a été racheté pour en faire un hôtel de luxe – sacré clin d’œil au scénario -. Foutraque et jubilatoire, une comédie de mœurs très enlevée qui vous fait sortir de la salle avec le sourire aux lèvres et le joie dans le cœur. Que doit-on espérer de mieux dans notre société morose et anxiogène ? Comme dans son 1er film, Judith Davis tient un rôle important de catalyseur et « passe les plats » avec humour à ses comparses, Claire Dumas, Maxence Tual, Simon Bakhouche, Nadir Legrand, Mélanie Bestel, avec lesquels elle avait fondé en 2019 le collectif l’Avantage du doute. Un collectif bien huilé qui s’amuse et nous amuse tout en osant le mélange entre comédie satirique et de tendresse pour la sincérité de ces combats, tout en imaginant une utopie capable (???) de mettre tout le monde d’accord. La cinéaste et scénariste réussit son pari même si elle se perd parfois à vouloir traiter autant de sujets différents. Une comédie burlesque et engagée ? C’est possible !
Avec Bonjour l’asile, Judith Davis signe une satire percutante sur la routine aliénante qui façonne nos vies. À travers une mise en scène habile, il illustre le concept de la "boucle" : cette répétition incessante des mêmes tâches et habitudes qui nous enferme dans une existence monotone. Élisa, jeune mère submergée par les responsabilités domestiques, incarne parfaitement cet engrenage du quotidien. Condamnée à un cycle de "faire, défaire, refaire", elle n’a ni le temps ni l’espace pour ses aspirations personnelles. Cette oppression du temps et des obligations, vécue par de nombreux spectateurs, confère au film une résonance universelle et poignante.
Au-delà de la simple critique de la routine, la réalisatrice pointe du doigt le conditionnement genré qui perpétue cette boucle infernale. Il dénonce l’inégalité persistante entre hommes et femmes, où les premières restent cantonnées aux tâches ménagères et à l’éducation des enfants, tandis que les seconds poursuivent une carrière professionnelle, souvent au détriment du partage des responsabilités. Grâce à l’humour et à l’absurde, le réalisateur évite le piège du discours moralisateur et pousse les spectateurs à une réflexion nécessaire : comment briser ces schémas répétitifs et retrouver une vie plus libre et authentique ? Bonjour l’asile nous confronte ainsi à nos propres enfermements et nous invite à oser le changement, à sortir de notre zone de confort pour enfin redonner du sens à notre quotidien.
Beau petit film sans prétention qui interroge sur nos vies. Tout n'est pas très réussi mais le double féminin est une excellente idée et la scène dans la chambre a bien fait rire les nombreuses femmes de la salle de cinéma. A voir.
Judith Davis a un grain, c'est clair. Mais elle est aussi très intelligente, politisée et bourrée d'humour. J'avais beaucoup aimé son 1er film et là encore, quel régal ! On rit de choses graves et tristes, un gag relève une émotion, une scène tendre conclut une scène hilarante... Elle jour sur tous les tableaux, rit de nos travers, de notre époque, de nos exagérations et plus elle nous fait rire, plus elle nous fait réfléchir. Un film barré, évidemment, mais féministe (et jamais misandre), tendre et drôle, quasi-philosophique par moments, foutraque, aussi, avec quelques longueurs mais peu importe : cet ovni dans le cinéma français mérite un gros coup de cœur !
Les personnages sont attachants mais en partant dans trop de direction ( féminisme- précarité- lutte des classes- charge mentale) la réalisatrice perd un peu le fil de son histoire et laisse un peu tomber les jolies rencontres que l'on peut faire en suivant les destinées de chacun.
Un film qui se veut profond et corrosif (bien commun, force du collectif, domination masculine, capitalisme carnassier...etc... etc...). C'est ce que nous a expliqué la réaliste (sans modestie et avec emphase) à la fin de la projection en avant première. Les rares critiques de cinéma publiées ici y voient une fable burlesque, poétique et rafraichissante. Pour ma part ce n'est pas du tout ce que j'ai ressenti pendant la projection. Tout dans ce film est raté, d’un amateurisme crasse et souvent d'une vulgarité affligeante. Les acteurs et actrices sont tous plus nuls les uns que les autres, desservis par une photographie d'une laideur absolue et d'une son à la limite de l'audible et du supportable. Les comédiens ont parait-il le mérite d'être tous inconnus et il est préférable (pour les spectateurs) qu'ils le restent. Dans ce film sans queue ni tête où tout est jeté à l'arrache pêle-mêle et sans dessus dessous, il n'y rien à sauver ni rien à voir. Judith Davies ignore manifestement qu’un film n’est pas une poubelle et qu'on ne peut pas tout y mettre. Au secours!
un film à la fois frais, pertinent, acerbe, piquant, intelligent, mais surtout drôle ! Judith Davis remet le couvert après le très réussi "Tout ce qu'il me reste d la révolution", elle y tirait à boulet rouge sur tout ce qui bouge, là elle a sorti l'artillerie encore plus lourde... Un film qu'on a plaisir à regarder, qui nous oblige à un travail d'introspection, et qui laisse des traces
Franchement bof malgré les bonnes intentions. Le film est trop long, théâtral et lourdingue. Les acteurs en font des tonnes et le scénario part dans tous les sens à force de vouloir tout dire sur l’aliénation.