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Limea Nault
2 critiques
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5,0
Publiée le 27 février 2025
Un film drôle et touchant avec de bons acteurs. La réalisatrice a réussi à faire une très bonne comédie à la fois humaine, originale et engagée. Très chouette!
J'adore ce film pour son originalité et sa sincérité. Il démonte toutes les aliénations sociales et personnelles en laissant une grande place à l'humour et à l'énergie. Contrairement à certaines lectures, je trouve le propos plein de tendresse à l'égard des personnages masculins qui ont bien du mal à trouver leur place dans la remise en question des rôles des hommes et des femmes.Le personnage du "gourou" est tout à fait attendrissant au delà des clichés et des préjugés et conformismes en tout genre. C'est aussi un bel éloge de l'amitié. Le montage réussit à donner un génial équilibre instable à ce film qui confirme un véritable auteur.
Un film plein de sens et engagé ! On s'y reconnait tous un peu ! C'est courageux de mettre à l'écran nos peurs, nos doutes, nos rires ! Le jeu des acteurs est trés bien mené et on s'y attache ! A aller voir absolument !
Attention a mettre sous tous les yeux, on est sur sur une pepite du genre rare et essentiel Un jeu ravageur et jubilatoire, une histoire qui donne enfin de l'espoir ENCORE
Elisa (Judith Davis) quitte Paris le temps d’un week-end pour retrouver sa vieille amie Elisa (Claire Dumas) partie s’installer à la campagne avec son mari et ses trois enfants. Tout proche, un ancien hôpital psychiatrique transformé en ZAD accueille des locataires de passage. Il est menacé d’expropriation par un couple d’entrepreneurs sans scrupules.
On avait découvert Judith Davis il y a plus de six ans dans "Tout ce qu’il me reste de la révolution" sur l’héritage laissé par la génération de mai 68 et on était resté sans nouvelles d’elle depuis. On la retrouve, inchangée, dans un second film qui pourrait être la suite ou le prologue du premier. Son ton, son ambiance, son sujet qui interroge notre société et ses choix politiques m’ont rappelé "Les Barbares" de July Delpy sorti l’automne dernier.
Le duo formé par Judith Davis et Claire Dumas – qui reprend à l’identique celui qu’elles formaient déjà dans "Tout ce qu’il me reste…" – y est particulièrement convaincant. Leurs deux personnages interrogent, avec Maxence Tual qui interprète le conjoint d’Elisa, la place des femmes dans la société contemporaine, leur autonomie revendiquée, l’égale répartition des tâches ménagères.
De même, Bonjour l’asile nous fait pénétrer dans un lieu à part, peuplé d’inoffensifs frappadingues, sur un mode à mi-chemin de la comédie grinçante façon "Problemos" (la comédie à succès de Eric Judor qui tournait en dérision les mouvements écologistes radicaux) et du documentaire empathique.
Ces deux fils narratifs auraient suffi au succès du film. Mais "Bonjour l’asile" a la mauvaise idée de lui en rajouter un troisième : un couple d’entrepreneurs sans scrupules qui a décidé de transformer ce tiers-lieu en complexe hôtelier cinq étoiles. Ce couple outrancièrement interprété par Mélanie Bestel et Nadir Legrand fait tomber le film dans le grand n’importe quoi. Dommage…
Je suis allé voir ce film sans a priori et le début est assez plaisant avec une caricature des injonctions de la société et du capitalisme. Le film part ensuite sur une autre direction, plus critique sur le patriarcat et le mirage du tout écologique et après patatras, trop de plan un peu "cheap", un mélange d'acting pro et d'amateurs, le film aurait gagné à resserrer son récit et mieux travailler ses personnages et situations parce qu'au bout d'un moment il m'a complètement perdu...
Entre amour, humour et engagement, ce film aborde avec bienveillance la question de l’éducation patriarcale, invitant les hommes à une prise de conscience sans les accabler. En parallèle, il raconte l’histoire d’un promoteur déterminé à transformer une zone autogérée, indépendante du système capitaliste, en un hôtel de luxe — jusqu’à ce qu’il découvre la valeur de la simplicité et se retourne contre son propre projet. Essentiel au cinéma dans un monde où tout s’extrémise et où la parole devient trop souvent violence, ce film rappelle que l’adversité peut encore dialoguer avec amour et calme. C’est incroyablement beau.
Cinq ans après le prometteur "Tout ce qu'il me reste de la révolution" Judith Davis revient derrière la caméra, et semble à nouveau répondre à cette question : « Qu’est-ce qui s’est déréglé p..... ? ». Elle continue à en rire pour ne pas en pleurer, croque des personnages hauts en couleurs, archétypes de notre vie sociale (et familiale) régie par l'argent mais aussi les grandes croyances pas forcément faciles à concrétiser, à assumer. Ainsi "Bonjour l’asile !" parle de charge mentale, de lutte des classes, de la position des hommes pris entre envie de "déconstruction" et difficulté à trouver leur place. Et c'est probablement là la force de ce film qui sortira le 19 février : paraitre caricatural pour progressivement nuancer le propos, sauver ses personnages même les moins sauvables en montrant l'inconscient derrière les actes. En résumé c'est drôle 95% du temps mais les 5% restants, bien plus profonds, font passer le métrage de sympathique fantaisie à satire cruelle mais lucide sur l'époque. A noter que le casting accompagne merveilleusement ce vent de fraîcheur, comma si l'absence de tête d'affiche était lui aussi un geste politique.
J'ai eu la chance de voir ce film en avant-première lundi 17/02. Des comédiens exceptionnels. Un scénario moderne, d'une évidente et vibrante actualité : touché, coulé ! Le rythme est excellent, sans temps "mort". J'ai adoré et vous recommande cette douce thérapie en ces moments difficiles. Merci Judith Davis et son équipe, et désolé de n'avoir pu participer au débat qui a suivi.
Politique, moqueur, drôle, engagé, féministe, très drôle, émouvant, identifiable ,sur le partage des tâches... magnifique film avec une réalisatrice belle et extrêmement intelligente. Courez le voir !!!!!
Une comédie bien drôle qui parle de l'amitié, du couple, de la parentalité, des rapports de domination (de classe et de genre), dans le cadre d'un tiers lieu. j'ai bien ri et apprécié la peinture sociale empreinte d'un regard humain. je trouve donc que ce film mérite d'être défendu ! Allez-y !!
J'ai vu le film en avant première à Montreuil. C'est un film magnifique, engagé, drôle et bouleversant. Rien n'a l'air formaté, les acteurs sont incroyablement libres et tout y est surprenant. J'ai adoré ce film et je le conseille à tout ceux qui se sentent démunis en face d'un monde qui n'a plus de sens. Dans un monde fou, le salut est à l'asile !
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2,0
Publiée le 25 novembre 2025
Jeanne, Elisa et Amaury n'ont soit rien en commun soit pris des trajectoires différentes dans la vie. Pourtant, ils vont être attirés par un lieu unique de par son fonctionnement ou son énergie. Un endroit qui rassemble et qui permet aux gens de se recentrer sur l'essentiel. Des personnes dont les modes de vie différents s'entrechoquent. Judith Davis démonte certaines idées reçues et utilise des caricatures pour s'amuser justement de ces caricatures et surtout des contradictions des personnages. Le message est là, mais il n'est pas vraiment pertinent ou alors il s'estompe avec le temps. Le trio prend conscience de certaines choses et change, mais l'histoire ne conserve pas son mordant. C'est répétitif et un peu agaçant sur la durée. Après "Tout ce qu'il me reste de la révolution", je n'ai pas trop accroché à ce nouveau film de Judith Davis qui peine à se renouveler et à être amusant.