C'est vraiment la plus mauvaise comédie que j'ai vu cette année. Les personnages sont caricaturaux au possible, absolument rien n'est drôle.. un épisode de Groland sans absurde, sans humour et surtout sans talent
On ne va pas se mentir, ça parait partir dans tous les sens et beaucoup trop de choses à dires de la part de l'actrice réalisatrice. Tant mieux non ?! Il vaut mieux avoir plein de sujet divers et variés à proposer qu'un film plat comme une arapède impossible à décroché. Merci pour ce 2e film et votre vision du monde humain décrit avec beaucoup de brio et de sensibilité. J'ai été surpris du début à la fin, cette remise en question mutuelle avec son amie, ses gens décalés haut en couleurs et caricaturé pour le besoin de l'histoire, comme les entrepreneurs ( surtout la femme ) c'est nécessaire dans cette belle fable. C'est avant tout un film sur la remise en question de soi et l'importance des autres. Quelques scènes oniriques et osé, un style d'une fraîcheur unique, j'adore....
J'ai saisi l'occasion d'une séance de rattrapage pour rentrer dans l'univers que proposait Judith. Si j'ai parfaitement adhéré à ce qu'elle soulignait parfois à gros traits (limites du féminisme guerrier, société de castes, humanisme face à l'argent "roi", reconstruire une société de fraternité), j'ai en revanche été déstabilisé par la faiblesse un peu déroutante de la construction narrative, sans vraie ligne de force, de son récit. Ça n'a pas nui à mon plaisir - très bon jeu des notamment - mais je reconnais qu'il m'a quand même un peu manqué de pouvoir décoder plus précisément le langage de la réalisatrice.
Vu au cinéma. Il y a deux histoires dans ce film : celle de l'asile, que veut racheter le groupe d'Amaury pour en faire un hôtel, et celle de deux femmes (Jeanne et Elisa) qui se retrouvent alors que l'une continue de vivre sa vie de femme libre de son temps : elle travaille, crée, et l'autre, prisonnière de sa vie de mère de famille. On aurait gagné à avoir deux films différents, parce que quand il y a trop d'idées, ça fatigue un peu. L'autrice ne va pas jusqu'à prendre le risque de parler des femmes réellement soumises à des maris autoritaires ou à une religion : Elisa est juste une femme prise au piège de sa vie de famille et par un mari flemmard. Quant à l'histoire de l'asile, du coup, on est un peu frustré parce qu'on aimerait connaître un peu plus cet univers loufoque et ces personnages attachants. On voit bien le jeu des promoteurs avec le pouvoir politique, c'est très vrai.
Oui c'est foutraque. Mais rarement pamphlet se fait aussi drôle, juste et émouvant. D'une inventivité qui vous emmène le coeur et les neurones à des endroits que vous n'attendiez pas. Judith Davis est une des voix les plus surprenantes du cinéma français d'aujourd'hui.
Voir un film sans tête d'affiche peut être sacrément rafraichissant quand il est réussi, et c'est bien le cas avec cette bulle de fraicheur qu'est " Bonjour l'asile ". Une brochette de comédiens crédible, une écriture plutôt fine et spirituelle qui capte bien l'air du temps, une critique de la société de consommation plutôt adroite et une bonne dose d'humour. On grade le sourire aux lèvres tout au long de ce film qui fait un bien fou et prouve que l'on peut faire des comédies sans beauferie ni vulgarité. Vraiment rafraichissant.
Il y a d’un côté un couple amoureux adepte extrême de la vie au XIXème (DUMAS mère au foyer et mari cadre au Conservatoire du littoral). De l’autre côté un couple amoureux dans l’immobilier, artificiellement revendicateurs de « slow tourisme éco-conscient ». Et tout cela va exploser aux yeux d’une amie « arbitre » DAVIS. Et puis nous est proposé une communauté de gentils rêveurs qui risquent de se faire expropriés : « On ne déplace pas un sol constitué par 150 ans de fumier de cheval, azoté et travaillé en régie publique de maraîchage » ! « Prenez une lampe-torche pour ne pas rater la reproduction des tritons en pleine nuit ». Le film joue les montagnes russes avec des moments de grand essoufflement ou de séquences parodiques extrêmes (DUMAS au micro, répartition des tâches domestiques, cercle de parole pour débloquage des bloquages, déclaration d’« amitié devant la grosse Mama",…). L’épilogue autour de la fiesta inaugurale d’un complexe hôtelier « authentique » relève du grand n’importe quoi ! Trop exagéré ! Dommage...
cela ne démarre pas trop mal avec quelques passages plutôt sympas, qui font espérer un film a l’humour décalé de bonne facture, mais malheureusement très vite ensuite, le film s’enlise dans des scènes frisant parfois le grotesque, et la mise en scène part alors un peu dans tous les sens, sans queue ni tête… Au final c’est raté en ce qui me concerne…
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2,0
Publiée le 25 novembre 2025
Jeanne, Elisa et Amaury n'ont soit rien en commun soit pris des trajectoires différentes dans la vie. Pourtant, ils vont être attirés par un lieu unique de par son fonctionnement ou son énergie. Un endroit qui rassemble et qui permet aux gens de se recentrer sur l'essentiel. Des personnes dont les modes de vie différents s'entrechoquent. Judith Davis démonte certaines idées reçues et utilise des caricatures pour s'amuser justement de ces caricatures et surtout des contradictions des personnages. Le message est là, mais il n'est pas vraiment pertinent ou alors il s'estompe avec le temps. Le trio prend conscience de certaines choses et change, mais l'histoire ne conserve pas son mordant. C'est répétitif et un peu agaçant sur la durée. Après "Tout ce qu'il me reste de la révolution", je n'ai pas trop accroché à ce nouveau film de Judith Davis qui peine à se renouveler et à être amusant.