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mazette
1 critique
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5,0
Publiée le 18 février 2025
Une comédie bien drôle qui parle de l'amitié, du couple, de la parentalité, des rapports de domination (de classe et de genre), dans le cadre d'un tiers lieu. j'ai bien ri et apprécié la peinture sociale empreinte d'un regard humain. je trouve donc que ce film mérite d'être défendu ! Allez-y !!
J'ai eu la chance de voir ce film en avant-première lundi 17/02. Des comédiens exceptionnels. Un scénario moderne, d'une évidente et vibrante actualité : touché, coulé ! Le rythme est excellent, sans temps "mort". J'ai adoré et vous recommande cette douce thérapie en ces moments difficiles. Merci Judith Davis et son équipe, et désolé de n'avoir pu participer au débat qui a suivi.
Petit bijou vu en avant première à la Ferme du Buisson à Noisiel. Ce film dénonce les travers de notre société contemporaine avec la création d'un tiers lieu décalé vers plus d'humanité. C'est aussi une comédie qui m'a beaucoup fait rire !
Avec Bonjour l’asile, Judith Davis signe une satire percutante sur la routine aliénante qui façonne nos vies. À travers une mise en scène habile, il illustre le concept de la "boucle" : cette répétition incessante des mêmes tâches et habitudes qui nous enferme dans une existence monotone. Élisa, jeune mère submergée par les responsabilités domestiques, incarne parfaitement cet engrenage du quotidien. Condamnée à un cycle de "faire, défaire, refaire", elle n’a ni le temps ni l’espace pour ses aspirations personnelles. Cette oppression du temps et des obligations, vécue par de nombreux spectateurs, confère au film une résonance universelle et poignante.
Au-delà de la simple critique de la routine, la réalisatrice pointe du doigt le conditionnement genré qui perpétue cette boucle infernale. Il dénonce l’inégalité persistante entre hommes et femmes, où les premières restent cantonnées aux tâches ménagères et à l’éducation des enfants, tandis que les seconds poursuivent une carrière professionnelle, souvent au détriment du partage des responsabilités. Grâce à l’humour et à l’absurde, le réalisateur évite le piège du discours moralisateur et pousse les spectateurs à une réflexion nécessaire : comment briser ces schémas répétitifs et retrouver une vie plus libre et authentique ? Bonjour l’asile nous confronte ainsi à nos propres enfermements et nous invite à oser le changement, à sortir de notre zone de confort pour enfin redonner du sens à notre quotidien.
Un film qui se veut profond et corrosif (bien commun, force du collectif, domination masculine, capitalisme carnassier...etc... etc...). C'est ce que nous a expliqué la réaliste (sans modestie et avec emphase) à la fin de la projection en avant première. Les rares critiques de cinéma publiées ici y voient une fable burlesque, poétique et rafraichissante. Pour ma part ce n'est pas du tout ce que j'ai ressenti pendant la projection. Tout dans ce film est raté, d’un amateurisme crasse et souvent d'une vulgarité affligeante. Les acteurs et actrices sont tous plus nuls les uns que les autres, desservis par une photographie d'une laideur absolue et d'une son à la limite de l'audible et du supportable. Les comédiens ont parait-il le mérite d'être tous inconnus et il est préférable (pour les spectateurs) qu'ils le restent. Dans ce film sans queue ni tête où tout est jeté à l'arrache pêle-mêle et sans dessus dessous, il n'y rien à sauver ni rien à voir. Judith Davies ignore manifestement qu’un film n’est pas une poubelle et qu'on ne peut pas tout y mettre. Au secours!
Une comédie sociale très bien écrite et interprétée par une bande d'actrices et d'acteurs épatant(e)s. C'est en plus un film féministe. Je l'ai découvert au cinéma Amphi-Vienne (Isère), dans le cadre des "avant-premières surprises" proposées par l'AFCAE.
film vu en avant première lors d'un festival de cinéma. j'ai vraiment adoré ce film, qui aborde des sujets d'actualité et de quête de sens à sa vie. les thèmes sont abordés avec humour, légèreté et parfois de manière abrupte mais toujours avec justesse. une bouffée d'air frais
vu a l'occasion du festival du film politique de Carcassonne. Excellente critique de nos ambivalences. On rit souvent, on s'interroge tout le temps. A voir.
Politique, moqueur, drôle, engagé, féministe, très drôle, émouvant, identifiable ,sur le partage des tâches... magnifique film avec une réalisatrice belle et extrêmement intelligente. Courez le voir !!!!!
Cinq ans après le prometteur "Tout ce qu'il me reste de la révolution" Judith Davis revient derrière la caméra, et semble à nouveau répondre à cette question : « Qu’est-ce qui s’est déréglé p..... ? ». Elle continue à en rire pour ne pas en pleurer, croque des personnages hauts en couleurs, archétypes de notre vie sociale (et familiale) régie par l'argent mais aussi les grandes croyances pas forcément faciles à concrétiser, à assumer. Ainsi "Bonjour l’asile !" parle de charge mentale, de lutte des classes, de la position des hommes pris entre envie de "déconstruction" et difficulté à trouver leur place. Et c'est probablement là la force de ce film qui sortira le 19 février : paraitre caricatural pour progressivement nuancer le propos, sauver ses personnages même les moins sauvables en montrant l'inconscient derrière les actes. En résumé c'est drôle 95% du temps mais les 5% restants, bien plus profonds, font passer le métrage de sympathique fantaisie à satire cruelle mais lucide sur l'époque. A noter que le casting accompagne merveilleusement ce vent de fraîcheur, comma si l'absence de tête d'affiche était lui aussi un geste politique.