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Caroline788
1 critique
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5,0
Publiée le 23 décembre 2024
Quelle émotion ! J’ai été secouée et bouleversée par ce film. On est en tension tout le long pour cette famille qui cherche à s’intégrer dans cette banlieue sans dévoiler son plan, on tremble avec elle, on vivre avec les jeunes et on revit les premiers emois amoureux. C’est un film sensuel, glaçant ou drôle par moments. La lumière et les cadres sont splendides, la musique enveloppe, les comédiens sont tous incroyables.
Gruffy contre les Vampires ! ( A ceux qui comprendront ...) Petit film français explorant le folklore du la créature du vampire dans le monde réel et très terre à terre qui nous entoure. Sympatoche !
Un joli film qui m'a rappelé le très beau Morse. J'adore en plus l'actrice principal elle y très talantueuse dans son rôle de maman prête à tout pour son fils. Le jeune homme est magistral. Film émouvant mais qui peut provoquer un léger malaise néanmoins avec quelques scenes chocs rien que le début annonce la couleur. La fin est sublime et triste à la fois.
Le film mélange suspense et situation improbable. On découvre progressivement les symptômes du mal qui ronge Philémon, mais la compréhension totale intervient sur accident. De même on ne comprendra la raison de leur déménagement que très tardivement. BOUCHEZ joue assez bien l'affolement permanent devant son enfant insécure, CLICHET jouant efficacement le père débonnaire perdu devant la situation, et BRUNNQUELL pétillante de fraîcheur comme d'habitude... Les jeunes sont injustement désagréables avec Philémon spoiler: (pop-corn sur la tête au cinéma, voiture peinturlurée méchamment) , ce qui atténue la crédibilité du film. La scène finale se déroulera dans un énervement général avec enchaînement précipité d'événements, nous laissant atterrés. Des lenteurs et des accélérations inutiles à mon goût. Drôle d'histoire spoiler: de vampire en plein jour !
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2,5
Publiée le 17 octobre 2024
Comme dans "The Radleys" sorti la même année, qui était cependant plus axé sur la comédie, et d'autres films avant eux, "En attendant la nuit" est ancré dans la réalité avec cette famille qui tente de se fondre dans la masse malgré leur particularité qui est traitée comme une maladie. Un besoin qui dicte leurs vies et qui oblige les parents à faire des sacrifices. Déjà que l'adolescence est une période difficile, Philémon doit donc gérer de nombreux changements, son adaptation et sa véritable nature. Tous ces éléments s'emboîtent bien sur le papier, mais c'est plus compliqué dans les faits. Le film est beaucoup trop à l'image de son personnage principal à savoir hésitant et sur la réserve, ce qui est frustrant à la longue. Sans faire bêtement un film de spoiler: vampire , j'aurais aimé voir un peu de lâcher-prise. Céline Rouzet tient à conserver son cadre réaliste et métaphorique jusqu'au bout sans prendre aucun risque, ce qui donne un film très classique aux dialogues parfois ringards et aux situations gênantes. L'esthétique est soignée, mais comme le film, c'est froid et ça ne dégage rien.
Le casting est bon, quelques scènes également. Après pour le reste, c'est un teen mix entre Twilight, Morse, limite un peu de Blade avec la scène d'intro, et d'autres films. Ça se laisse regarder même si une bonne partie du film est ch iante à mourir.
Un film de genre que j'ai beaucoup apprécié. Assez dérangeant, il ne manque toutefois pas d'une certaine douceur pour traiter de sujets importants comme l'acceptation de la différence et l'amour familial. La fin est d'une beauté saisissante.
Philémon emménage avec ses parents et sa petite sœur dans un petit village tranquille. Il cache un lourd secret : il a besoin de sang pour vivre. L’objectif de ce nouveau départ, se fondre dans le décor et mener une vie normale. Il va réussir au point de tomber amoureux et céder à la tentation. C’est divinement bien réalisé. Un bon film de vampire, efficace et classique avec un casting réussi.
Avec elegance et subtilité Céline Rouzet met en scène l'étrangeté et la peur de l'autre. A la fois fable philosophique et film de genre assumé, ce film mérite pleinement sa place à Venise et son prix à Geramer, courrez le voir tant qu'il est encore en salle. Le beau travail au cadre et à la lumière en plus des nombreuses idées de scénario donnent un film qui reprend les codes des films de vampire ou de monstre qu'on aime, sans jamais glisser dans le gore ou le spectaculaire. Tout y est dans l'humain, la sensation. Comment s'intégrer quand on n'est pas et ne saura jamais comme les autres ? Les questions posées par le films sont profondes et traité sans donner de réponse plates et faciles. On en sort plein les yeux et profondément ému.
l'histoire de l'amour qu'une mère peut éprouver pour son enfant, et sa capacité à tout lui donner pour lui permettre de survivre. Tout ce qui pourrait être trash et cru est suggéré. Ce film n'est pas un étalage d'images "facile".
La réalisation de Céline Rouzet dans un style rétro ne manque pas d’élégance et Mathias Legoût Hammond donne une interprétation touchante en jeune vampire. Dommage que le scénario n’arrive pas suffisamment à surprendre dans cette histoire douloureuse sur la différence.
C’est la 1ère fois que Céline Rouzet écrit et réalise un film de fiction. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec ces 104 minutes, elle parvient à renouveler le mythe du vampire. Philémon est un adolescent pas comme les autres : pour survivre, il a besoin de sang humain. Dans la banlieue pavillonnaire un peu trop tranquille où il emménage avec sa famille, il fait tout pour se fondre dans le décor. Jusqu'au jour où il tombe amoureux de sa voisine Camila et attire l’attention sur eux… Un récit poignant sur la différence, l’acceptation et… l’amour. Une belle surprise qui a reçu le Prix du Jry au Festival de Gérardmer. Certes, ce n’est ni l’Elephant Man de David Lynch, ni Edward aux mains d’argent de Tim Burton, mais ça n’en n’a pas non plus la prétention. Ce film regarde la famille comme à la fois un refuge et un poison, l’amour comme une substance addictive, et s’interroge sur la question de l’identité. Vaste programme. Peut-être un peu trop pour un 1er film. On retiendra surtout l’habile métaphore des ravages de la stigmatisation des personnes en situation de handicap et de la justice populaire. L’autre force de ce film reste le personnage central, celui d’un vampire moderne fragile et touchant. Techniquement, le film est très soigné et l’interprétation impeccable. La seule faiblesse – souvent inhérente à un 1er film -, reste le scénario sans doute un peu trop touffu pour que tous les thèmes soient traités à fond. Alors on reste un peu sur sa faim, il faut dire que Céline Rouzet nous a ouvert l’appétit. C’est une 1ère apparition à l’écran pour le jeune Mathias Legoût Hammond. A 23 ans, il parvient à faire croire à ce garçon pas comme les autres. Son jeu très intériorisé est assez étonnant et son duo avec Céleste Brunnquell, - un de nos espoirs féminins qui n’en finit plus de monter -, fonctionne à merveille. Les parents Elodie Bouchez et Jean-Charles Clichet sont également parfaits. On aurait pu craindre que ce film reste un peu à l’ombre de ces prestigieux modèles. Mais, heureusement, il tire admirablement son épingle du jeu et sort de l’ordinaire surtout dans le paysage du cinéma français pourtant de moins en moins frileux dans le style cinéma de genre. On ne peut que s’en féliciter. Espérons qu’il trouve son public, car il le mérite.
Une famille lambda emménage dans un quartier à flanc de montagne, mais sa fausse normalité cache un secret aux dents pointues. Un film original qui aborde un thème mythique du cinéma fantastique en le traitant d’une manière détachée sous un angle sociologique, celui du voisinage et de sa part de phantasme ou de mystère caché. L’intro, idéalement mise en musique par la moitié de Air, est excellente mais une fois les enjeux posés le film est plus convenu et s’étiole un peu.
Merveilleuse expérience qui débute par une scène d'ouverture organique et déstabilisante. Une ambiance anxiogène totalement réussi. La tension est palpable, les corps des jeunes acteurs aussi. L'œuvre met en évidence le refuge de la famille, duquel on aimerait parfois se libérer pour se découvrir soi-même. Mais aussi l'injustice et le rejet des autres face à la différence. Big up à la scène d'amour/de morsure qui nous fait vibrer et nous rappelle les premières passions dévorantes. Alors on se lève et on va au ciné voir cette petite pépite !