Outre 45 premières minutes sans que rien ne se passe avec quelques évocations du passé communiste, très vite on perçoit des petites choses qui ne fonctionnent pas, puis ces petites choses deviennent si nombreuses, si flagrantes que les incohérences ou invraisemblances se mêlent à l'amateurisme trop gênantes d'un casting clairement pas à sa place, aussi perdu qu'une intrigue aussi inepte que nébuleuse. Le plus grand soucis reste le personnage central de Viska/Radeva, qui sourit béatement tout le temps, constamment. On ne comprend jamais son personnage, autant sur la forme que sur le fond, autant dans ce qu'on sait d'elle et de ses actions-réactions ; archéologue et donc d'un certain niveau social et intellectuel elle agit pourtant de façon plutôt paumée voire puérile, prête à toutes les occasions futiles et éventuellement dangereuses, spoiler: comme de jeter des clefs bêtement, avec un gros risques pour pas grand chose à la façon d'un gosse qui sonnerait aux portes avant de fuir en courant, ou bien quand elle danse ou s'amuse avec ceux-là même qui la menace, sans compter les incohérences autour de son passé et d'un éventuel flirt du passé avec Ilya. Là aussi on n'en rajoutera pas sur l'idylle surréaliste de Viska ou sur la disparition soudaine du personnage Le Corbeau dans le récit. Rien ne tient la route malgré quelques 2-3 jolies séquences qui pourraient faire illusion sir le film ne durait pas une éternité. Site : Selenie
Veska, la soixantaine, est archéologue. Elle travaille à Svilengrad, dans le sud de la Bulgarie, près de la frontière turque, sur un chantier de fouilles. Elle retrouve Said, un vieil ami, dans cette ville où se livrent toutes sortes de trafics et qu’un caïd, Iliya, a mis sous sa coupe.
Si je suis allé voir "L’Aventure rêvée", c’est parce que le jury de Cannes lui a décerné son Prix, une sorte de consolation pour le film qui n’a pas décroché la Palme et un gage de qualité (il fut attribué à "Sirāt" l’an dernier, à "Emilia Perez" l’année d’avant). D’autant que j’avais particulièrement aimé le précédent film de Valeska Grisebach, une cinéaste allemande rare, "Western", sorti fin 2017, qui se déroulait lui aussi dans un coin perdu de la Bulgarie.
Mais j’aurais dû me méfier de sa durée obèse (deux heures quarante quatre) et des mauvaises critiques que j’en ai lues – même si Jacques Mandelbaum dans "Le Monde" crie au chef d’œuvre ! Je me suis vite perdu dans ce film illisible qui part dans tous les sens, prend des chemins de traverse, fait disparaître son personnage principal avant sa soudaine et inexplicable réapparition. J’ai trouvé bien pataud le jeu des acteurs non-professionnels et ne comprends pas les louanges qu’on tresse à Yana Radeva, l’actrice principale. Je me suis surtout formidablement ennuyé à ce film trop long dont la fin brutale laisse sans réponse les questions qu’il avait soulevées.
2 heures 47 minutes au Festival de Cannes, 2 heures 44 minutes pour la sortie en salle, c’est long, très long, trop long, ce "L’aventure rêvée", le 4ème long métrage de la réalisatrice allemande Valeska Grisebach, le 2ème tourné en Bulgarie. Malheureusement, une telle longueur n’est pas vraiment surprenante au Festival de Cannes où rares sont les films en compétition qui ne dépassent pas 120 minutes. Bien sûr, il arrive qu’une telle longueur, voire plus encore, soit parfaitement justifiée et qu’on se réjouisse qu’aucune minute n’ait été supprimée au moment du montage. Le problème, c’est que cela est rarement le cas et ce n’est sûrement pas le cas pour L’aventure rêvée, film qui aurait énormément gagné à ce qu’un grand nombre de minutes soient supprimées au montage. Combien ? 60 minutes semblent être une bonne estimation ! En plus, cette inflation dans la durée des films ne va pas être freinée par la décision du Jury cannois de donner le Prix du Jury à L’aventure rêvée, film au sujet intéressant mais qui se métamorphose en monument d’ennui du fait de toutes ces minutes à la fois inutiles et nuisibles. Pour nourrir le débat, on ne manquera pas de préciser que le film le plus court de la compétition, "Fatherland", de Pawel Pawlikowski, 82 minutes, a été celui que beaucoup de cinéphiles ont préféré ! suite de la critique sur le site avec le tiret du 6 entre film et critique.
Primé du prix du jury à Cannes, ce film bulgare raconte l’épopée de Veska. Archéologue de formation, elle retrouve un vieil ami, venu pour une histoire de contrebande d’essence. Le film est très long, et il n’y a pas beaucoup d’action. Malgré un sujet potentiellement intéressant, le scénario est noyé par des dialogues lourds et souvent sans intérêt…
Ai vu « L’aventure rêvée » de la réalisatrice allemande Valeska Grisebach qui était sélectionné en Compétition Officielle lors du Festival de Cannes 2026 et a obtenu le Prix du Jury. Veska est archéologue. Après des années elle revient dans sa ville de Svilengrad en Bulgarie au fin fond de l’Europe, tout proche de la Turquie et de la Grèce. La journée, sur une colline qui domine la ville, Veska (Yana Radeva) fouille un site archéologique. Le soir elle en profite pour retrouver d’anciennes connaissances, d’anciens amours. En rencontrant lors de soirées de plus en plus de gens, elle va creuser les différentes strates de cette micro-société pour trouver très vite une mafia menaçante, une corruption continuelle et vivre au rythme de menaces en tous genres. Mais c’est plus fort qu’elle, Veska a besoin de chercher sans savoir ce qu’elle va trouver si ce n’est déterrer son propre passé. La métaphore est assez belle même si elle est plus qu’évidente dès le début du film. Valeska Grisebach filme la banlieue de Svilengrad où la plupart des bâtiments sont à l’abandon avec un grand talent et toujours un souci de cinéma. Le poids des différents clans, du patriarcat, des élites gangrénées par la malhonnêteté, des traffics de femmes, de fuel, de drogues et de migrants est extrêmement bien rendu, la réalisatrice instillant peu à peu dans son film de 2h40 une atmosphère de plus en plus irrespirable. Yana Radeva dont c’est le premier film, est parfaite dans le rôle principal et campe cette femme forte qui ne veut pas se laisser impressionner par les menaces et la violence avec beaucoup de charisme. Evidemment, parfois le film est trop étiré, mais l’on apprend toujours quelques détails lors des longues conversations qui paraissent anodines autour d’un verre de Rakia. « L’aventure rêvée » est un film modeste et qui sous un soleil estival et ses airs de langueur distille peu à peu un vrai voyage dans un monde obscure, cruel et figé dans un autre temps. Même si le film peu paraitre aride et manquer souvent d’action c’est sa vision sociologique et presque anthropologique qui l’emporte.
Trop long, beaucoup trop long est le premier constat à propos de ce film. Le scénario de cette femme découvrant la corruption dans le village de son enfance ne manquait pas d'intérêt mais un traitement d'une heure trente aurait largement suffi. Ici, trop de scènes bavardes inutiles et, une mise en scène trop inexistante. Reste une formidable actrice qu'on espère revoir dans un film moins ennuyant.
Dernier des 40 films que j'ai eu la chance de découvrir à Cannes en mai dernier, cette séance a été une véritable épreuve et sans doute la moins passionnante de mon Festival.
Comment un tel film a-t-il pu être sélectionné en compétition dans un premier temps, puis repartir de Cannes avec un Prix du Jury ? C’est la première question qui vient à l’esprit en sortant de la projection. Car derrière ses presque 2h45, difficile de trouver autre chose qu’un interminable tunnel de dialogues et de scènes dont on peine à saisir l’intérêt.
Le point de départ avait pourtant de quoi intriguer : une archéologue revient dans son village natal bulgare et se retrouve confrontée à un monde de trafics et de corruption. Les personnages que l'on peine à identifier et distinguer les uns des autres, discutent, boivent, se croisent, disparaissent puis réapparaissent sans que l’ensemble ne parvienne jamais à créer une quelconque tension dramatique, semblant confondre en permanence lenteur et profondeur.
C’est d’autant plus frustrant que le film contient quelques belles idées. Les paysages bulgares installent une atmosphère étrange. Mais l'ensemble s’enlise dans un bavardage incessant.
Même son héroïne peine à convaincre. Son comportement demeure souvent opaque, ses réactions arbitraires, et il est difficile de s’attacher à son parcours ou de comprendre ses choix.
Au bout du compte, une immense déception, et sans doute l’un des Prix du Jury cannois les plus contestables de ces dernières années.
Avec L'Aventure rêvée, Valeska Grisebach confirme son goût pour un cinéma profondément humaniste, où les frontières géographiques deviennent le miroir des fractures sociales et intimes. Entre thriller discret, chronique sociale et drame psychologique, la cinéaste livre une œuvre contemplative qui privilégie l'observation à l'action.
À Svilengrad, ville bulgare située aux portes de l'Europe, Veska, archéologue, retrouve un ami d'enfance dont la voiture a été volée. Ce qui semblait n'être qu'un simple service la conduit progressivement au cœur d'un réseau criminel qui contrôle silencieusement la région. À mesure que l'enquête avance, la jeune femme découvre une réalité où corruption, pauvreté et violence façonnent le quotidien.
Fidèle à son style, Valeska Grisebach refuse les effets spectaculaires. Le suspense naît moins des rebondissements que de l'atmosphère pesante qui enveloppe chaque scène. La réalisatrice construit un récit où l'insécurité est permanente, sans jamais céder aux artifices du thriller traditionnel.
Yana Radeva livre une interprétation remarquable de sobriété. Son personnage avance avec détermination dans un univers dont elle mesure progressivement les dangers. Face à elle, Syuleyman Alilov Letifov et Stoicho Kostadinov participent à créer un environnement crédible, peuplé de personnages aux motivations souvent ambiguës.
Visuellement, le film impressionne par son réalisme. Les paysages de cette région frontalière, filmés avec une grande précision, deviennent un personnage à part entière. Cette Europe périphérique, rarement représentée au cinéma, sert de toile de fond à une réflexion sur les marges, les trafics et les oubliés de la mondialisation.
À travers cette intrigue apparemment modeste, L'Aventure rêvée évoque avec subtilité la fragilité des institutions, le poids des déterminismes sociaux et le courage nécessaire pour résister à un système qui semble avoir gagné d'avance.
Un thriller social d'une grande finesse, porté par une mise en scène immersive et une héroïne profondément attachante. Valeska Grisebach signe un film aussi discret que puissant.
Film immense, par la puissance tellurique de son actrice, par ce qu'il raconte de notre monde, là-bas, à la frontière de l'Europe, sur le rapport de force inégal entre l'injustice et la justice, le pouvoir de la force illégitime qui gagne du terrain sur celui de la vérité et de la justice. Bouleversant d'intelligence et d'intégrité : une femme, archéologue, face à la mafia et aux maux de notre époque.
Comment décrire l’ennui au cinéma: de longs tunnels de dialogues dans des situations tout sauf prenantes, avec des personnages dont on ne sait pas trop pourquoi on s’attacherait à la destinée… cette aventure n’est rêvé que lorsque l’on s’endort!
je me suis ennuyé comme un mort, un film primé à Cannes avec quatre étoiles de première, je me suis laissé avoir c’est une platitude des acteurs jouent, on sait pas ce qui joue j’ai dormi ça m’a procuré une petite sieste
Ne vous laissez pas influencer par le sous titre du film « L'une des plus belles Héroïnes de ces Dix dernières années ». Ce film n'a ni queue ni tête ! Le scénario est censé nous faire découvrir, une archéologue de retour dans son pays natal : la Bulgarie. Petit à petit elle glisse vers une confrontation avec des petits mafiosis qui vivent du trafic des migrants illégaux... Pour quel motif ? On se le demande encore. Une attirance pour les « mauvais garçons » ? Ca fait un peu léger mon cher Watson. De plus le rythme du film est excessivement LONG. Le réalisateur fait un docu sur les zones de transit de poids lourds et la fermeture des petits commerces ( Restaurants-Hôtels ) à la bordure de la frontière Bulgaro-Turque. Mais cela ne vaut pas 2H41 de martyr cinématographique !!
Qu'a-t-il pris aux jurés du dernier festival de Cannes de donner le prix du jury à ce film ? Mystère. C'est long, si long, tellement long, nonchalant, si nonchalant, tellement nonchalant, à l'histoire déjà ténue au départ mais diluée à l'infini si bien que je m'en suis désintéressé rapidement tout en me demandant si j'allais résister jusqu'au générique de fin ou partir avant... A la dernière image, un monsieur derrière moi a résumé le drame (celui que vivaient les rares spectateurs de la salle !) en demandant à sa compagne : c'est fini ? et celle-ci lui ayant répondu par un haussement d'épaules ou une moue désabusée, il ajouta : Eh ben, tout ça pour ça !!!
Aussi perturbant que long. Décrire ce film serait une gageure. Je me contenterai d'essayer de retranscrire mon sentiment. De l'ennui souvent à cause des longueurs, du temps que le film se donne. De l'intérêt pour ces conversations, cette ambiance mafieuse, de territoire délabré, d'un autre temps, dans lequel règne la débrouille. Sûrement un parti pris cinématographique percutant et très clivant
Ce film est déconcertant et réussi. Rien dans l'énoncé des ingrédients ne pouvait le prédire. Un pale d'une archéologue dans un trou perdu à frontière entre la Bulgarie et la Turquie confrontée à des personnes qu'elle a connus dans sa jeunesse et essaye d'avancer en restant fidèle à ses principes. Les décors sont importants ; ils participent au sentiment de dépaysement total qu'on ressent assez vite dans ces confins de l'Europe ce sont soit d'anciens hotels désaffectés, des satations services qui souffrent de la perte des clients qui passent sur la nouvelle 'autoroute payée par l'UE, des datchas dans la campqgne,ou bien le lieu des fouilles. La région vit de sa proximité avec la frontière et des trafics qui en découlent.. Elle en paye le prix aussi avec la crimilnalité associée.. La frontière est omniprésente. Et notre archéologue n'essaye pas de faire comme si elle n'existait pas. Elle revendique ses origines dans la région en essayant de ne pas se compromettre.