Cotton Queen
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Yves G.

1 875 abonnés 4 107 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 août 2026
Nafisa est une jeune Soudanaise pleine de vie qui travaille dans les champs de coton de sa grand-mère, sur les bords du Nil bleu. Elle est amoureuse de Babiker, un batelier ; mais sa mère souhaiterait la voir épouser le riche Nadir, un homme d’affaires formé en Europe qui commercialise une nouvelle variété de coton transgénique.

Il nous vient suffisamment peu de films du Soudan pour bouder le plaisir d’un détour vers ce cinéma dépaysant, aux frontières du monde arabe et de l’Afrique subsaharienne. La toute première scène de "Cotton Queen" donne le ton, qui réunit autour de Nafisa des cueilleuses de coton qui entonnent joyeusement une ode à l’insoumission. Le reste du film est à l’avenant.

Le problème est que son histoire, qui pourtant n’a rien de bien compliquée, m’a paru horriblement emberlificotée, au point de m’y perdre. Il y est question de domination coloniale, de lutte de classes, de mutilations génitales féminines, de protection de l’environnement…. Sans être anti-woke, on peut légitimement être effrayé de l’accumulation de tels sujets tellement bien-pensants.

On me répondra qu’il n’est pas nécessaire de comprendre une histoire pour apprécier un film. Je veux bien…. mais l’argument, qui passe encore pour "2001 Odyssée de l’Espace" ou "Mullholand Drive", passe moins bien pour un film qui ne joue évidemment pas dans cette catégorie-là.
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 754 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2026
Dans le Soudan actuel, déchiré depuis 2003 par une quatrième guerre civile, il est impossible de tourner un film. L'industrie créative soudanaise a connu une résurgence en 2019, à la suite d’une révolution populaire et d'un coup d'Etat militaire. Une courte fenêtre de quatre ans, avant que le pays ne se déchire à nouveau.
C'est donc en Egypte que la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani et ses équipes ont dû tourner « Cotton Queen », en salles depuis le mercredi 5 août, mais chichement distribué en IDF …Elle a choisi l’Egypte, pour sa proximité géographique et visuelle avec le Soudan, sa culture du coton, le Nil qui le traverse ainsi que l'importante communauté soudanaise exilée qui y vit. La réalisatrice était adolescente lorsque sa famille a quitté le Soudan où elle a grandi.,
Ce premier film d'une grande douceur visuelle est autant un conte féministe qu'un cri de rage contre la colonisation libérale. Cette allégorie poétique et sororale, écrite par une femme d’origine soudanaise, ose le mélange des genres dans un canevas bigarré de récits surprenants et habilement agencés.
Dans un village cotonnier du Soudan, l'adolescente Nafisa est élevée au milieu des récits héroïques de la lutte contre les colonisateurs britanniques, largement fantasmés, racontés par sa grand-mère, la matriarche du village, Al-Sit. Mais lorsqu'un jeune homme d'affaires arrive de l'étranger avec un nouveau plan de développement et du coton génétiquement modifié, Nafisa se retrouve au centre d'un jeu de pouvoir qui déterminera l'avenir du village. Prenant conscience de sa propre force, Nafisa se lance dans une quête pour sauver les champs de coton – et elle-même. Ni elle ni sa communauté ne seront plus jamais les mêmes…
Avec d’étonnants acteurs non professionnels, Suzannah Mirghani, entrelace les questions sur l’héritage colonial , le capitalisme ravageur, l’émancipation féminine y compris le « fil » de l’excision, qui relie les femmes entre elles, selon une métaphore filée dans le film…Elle brode sur ses souvenirs du Soudan, avec un réalisme magique plein de grâce , à travers des chants et des poèmes, un théâtre de poupées et l’apparition d’un Cupidon aux ailes de gaze noire…Ce film est sublimé par la beauté des images de la directrice photo franco-tunisienne Frida Marzouk…Que dire de la sublime beauté de Nafisa, interprétée par la palestinienne Mihad Murtada, dont c’est le premier film, comme d’ailleurs pour les autres acteurs… Il y a dans le regard de la jeune actrice, toute la candeur et la colère nécessaires à la rendre parfaitement crédible dans ce moment charnière de la vie de son personnage.
Le film ouvre une fenêtre étrangement lumineuse sur un territoire de cinéma rarement exploré. Confirmera-t-il la renaissance du cinéma soudanais, certes lente et difficile, après des années de silence forcé ? On peut l’espérer et souhaiter à cette réalisatrice, à ces acteurs une carrière prometteuse… Un premier long métrage à ne pas rater…
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Jolie fable sur la résistance des femmes, contre les "progrès" technologique dangereux (OGM et intrants chimiques), contre les mariages arrangés et, historiquement, contre l'excision.
Mais les générations se succèdent et se heurtent. Si Nafisa adore sa grand-mère, elle refuse en fin de compte de se laisser instrumentaliser par cette dernière. La scène des marionnettes qui accuse les grand-mères d'avoir "cousu" les filles est un virage vers la méfiance de Nafisa envers sa grand-mère, même si elle se gardait déjà bien de lui obéir...
On pourrait avoir une lecture anti-coloniale du film, mais les britanniques ne sont en fait qu'un repoussoir très romanesque utilisé par la grand-mère.
La fable est aussi bien sûr très écolo, hymne à la culture bio (le coton de la grand-mère, pur) et opposition à la culture industrielle et au mercantilisme...
LE FILM SERA PROJETÉ AU FESTIVAL VISIONS D'AFRIQUE, à Oléron en opcobr 2026
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2026
Nafisa est élevée dans un village où la production de coton règne depuis toujours. Sa grand mère, la matriarche du village est un personnage assez mystérieux. Entre les traditions, et les récits de lutte contre les colons, Nafisa prend conscience de son influence. C’est assez touchant, bien que brouillon par moment.
AS69
AS69

8 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2026
C’est un film subtil sur la condition de la femme au Soudan, sur les histoires et mythes, sur la défense des plantations de coton, sur la querelle des anciens et des modernes, sur le passage à l’âge adulte pour une jeune fille.
C’est un film sensible que nous montre le Soudan dans sa complexité et sensibilité.
C’est un film très bien interprété et magistralement réalisé.
À voir sans hésitation.
Valérie B
Valérie B

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2026
un film qui aborde plusieurs sujets avec sensibilité à travers trois générations de femmes au Soudan
AndreR
AndreR

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2026
Si le synopsis a un air de déjà vu le sujet est très bien traité, les images sont superbes et la musique très belle.
Le film est très plaisant et offre une juste interrogation sur le poids des traditions, la transmission familiale et comment répondons nous à notre question fondamentale: je rentre dans le moule ou je défends mes valeurs ?
Un bon moment en salle.
traversay1

4 526 abonnés 5 441 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2026
Après le remarquable Tu mourras à 20 ans et le somptueux Goddbye Julia, la renaissance du cinéma soudanais, certes lente et difficile, après des années de silence forcé, se confirme avec Cotton Queen, premier long métrage de Suzannah Mirghani. Tourné en Égypte, pour cause de guerre civile au Soudan, le film évoque trois générations de femmes, de la matriarche à l'adolescente, au sein d'une plantation de coton menacée par le projet d'un homme d'affaires, partisan de cultures génétiquement modifiées. Cotton Queen tisse des liens entre ses personnages féminins et d'autres avec le colonialisme historique, qui revient sous un autre visage, économique. Le film n'est pourtant pas sombre, au contraire, souvent bercé de poésie, de musique et d'insouciance, avec une pincée de réalisme magique et la présence constante d'un humour léger. Le combat d'une jeune femme qui n'entend pas céder aux injonctions, résonne ainsi comme un motif d'espoir, en dépit de traditions ancestrales heureusement en déclin (l'excision) et d'un néo-libéralisme cupide. Cotton Queen, superbement mis en scène, dévide une histoire de résistance et de courage, avec les armes de la jeunesse, de la pureté et de la fierté. Il y a quelque chose de noble et de puissant dans cette vision.
Coric Bernard

463 abonnés 866 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2026
Ce premier long métrage de cette réalisatrice soudanaise tourné en Egypte est de bonne qualité. Dans ce film, elle retrace la vie d’une jeune soudanaise dans son village de plantation cotonnière où on la voit faire face à la fois aux relents colonialistes et également au poids des traditions ancestrales. La réalisatrice trouve le ton juste en montrant bien toute la sérénité, la poésie et l’insouciance de cette vie mais aussi la détermination et l’espoir manifestés par cette jeune fille. Ce film est intéressant à découvrir.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 28/05/2026 au Club de l'Etoile à PARIS)
mem94mem
mem94mem

136 abonnés 590 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 août 2026
Film vu en présence de la Suzannah Mirghani, lors d'une AP. L'impression générale est que la réalisatrice n'a pas su choisir entre documentaire et fiction. Elle a établi une liste de scènes spécifiques à son pays natal, les a filmé comme un documentaire et a cherché à faire une fiction. Le fil narrateur est ténu, l'intrigue n'avance que très lentement et je me suis perdu dans le film. Le film a eu un très long processus de création, avec sélection d'actrices et d'acteurs de théâtre soudanais, tournage d'un court-métrage prototype au Soudan, puis tournage de ce premier long-métrage en Egypte, puisque la guerre civile a fait majoritairement fuir des soudanais en Egypte. Le film est féministe, avec un choix délibéré d'un chef op féminin, pour s'assurer de l'empreinte féministe du film. Sinon, l'image et la mise en scène sont soignées et la bande sonore inventive.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 653 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2026
Beau, mais…

93 minutes somptueuses qui ont surtout le mérite de nous immerger dans un Soudan ancestral loin de la guerre civile sans fin entre le FAR et le FAS (???),un de ces conflits dont tout le monde se fout allègrement, car le pays est trop pauvre pour que les grands de ce monde s’y intéresse. Rien que pour ça, merci à Suzannah Mirghani pour son 1er film. Dans un village cotonnier du Soudan, l'adolescente Nafisa est élevée au milieu des récits héroïques de la lutte contre les colonisateurs britanniques racontés par sa grand-mère, la matriarche du village, Al-Sit. Mais lorsqu'un jeune homme d'affaires arrive de l'étranger avec un nouveau plan de développement et du coton génétiquement modifié, Nafisa se retrouve au centre d'un jeu de pouvoir qui déterminera l'avenir du village. Prenant conscience de sa propre force, Nafisa se lance dans une quête pour sauver les champs de coton – et elle-même. Ni elle ni sa communauté ne seront plus jamais les mêmes. Dépaysement assuré et sujet grave et épineux s’il en est. malgré la lenteur de l’ensemble et l’ennui qui gagne, on ne peut que saluer la sortie de ce film rare.
Ce Soudan là est magnifique, gracieux et reste incompréhensible pur tout européen qui se respecte. Le poids des traditions est toujours omniprésent et donne à ceux qui les contrôlent un pouvoir et une force sans pareils. Le film nous raconte comment les jeunes femmes soudanaises se retrouvent au croisement du colonialisme, du patriarcat et des mutations économiques. Bien sûr, à cause de la situation politique du pays, il a fallu reconstituer une région du Soudan en Egypte où a eu lieu le tournage. Ces deux pays ont en commun, le Nil, qui est au centre de l’histoire qui nous est contée. Les chansons et les poèmes occupent une place essentielle dans la narration du film, car dans la société soudanaise traditionnelle, la musique constitue l'un des rares espaces où les jeunes filles peuvent exprimer librement leurs désirs et leurs frustrations. Ce film évoque donc trois générations de femmes, de la matriarche à l'adolescente, au sein d'une plantation de coton menacée par le projet d'un homme d'affaires, partisan de cultures génétiquement modifiées. Voici le combat d'une jeune femme qui n'entend pas céder aux injonctions et résonne ainsi comme un motif d'espoir, en dépit de traditions ancestrales heureusement en déclin et d'un néo-libéralisme cupide. A voir malgré son rythme languissant que d’aucuns qualifieront de contemplatif.
Bien sûr, les noms qui constituent le casting 100 % soudanais, nous échappent totalement. Mais deux coups de cœur tour de même pour la très belle Mihad Murtada et l’étonnante Rabha Mohamed Mahmoud, Citons encore Talaat Farid et Haram Basher. Le film n'est pourtant pas sombre, au contraire, souvent bercé de poésie, de musique et d'insouciance, avec une pincée de réalisme magique et la présence constante d'un humour léger. Superbement mis en scène, ce drame dévide une histoire de résistance et de courage, avec les armes de la jeunesse, de la pureté et de la fierté. Il y a quelque chose de noble et de puissant dans cette vision à découvrir.
Christian RZ
Christian RZ

95 abonnés 315 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 août 2026
Ce film n’a d’original que son origine, le Soudan, sinon cette histoire de cueilleuse de coton est assez convenue, malgré un ou deux coups de griffes du côté du passé - l’excision - et de l’avenir - les cultures transgéniques - dénoncées avec une certaine fougue
Yann B
Yann B

48 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2026
Grâce à des images magnifiques et à une bande originale,je ne me suis pas ennuyé, malgré un scénario répétitif et de nombreux sujets survolés. Ce film marquera le cinéma soudanais.
SonyHunt MissionF1
SonyHunt MissionF1

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2026
Un film sur les travers de la société vu en avant-première dans le cadre de la préparation d'un festival. Le réalisateur nous fait voyager au Soudan. On y découvre une société ancestrale dans un village où l'on marie par besoin. La protagoniste sur qui repose le film entier s'appelle Nafisa, adolescente qui travaille dans les champs de coton de sa grand-mère. À travers son personnage, on comprend certains enjeux propres aux villages marginalisés comme certains problèmes d'argent; mondials...
Enfin, le film est très bien construit, il n'y a pas de moment en trop...
À voir dans un festival de préférence...
Sylvere
Sylvere

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 août 2026
Ce film fiction nous raconte trois générations de femmes, de Al-Sit, la matriarche du village à l'adolescente Nafisa et sa mère, au sein d'une plantation de coton au Soudan. Cotton Queen, tisse donc les liens entre ses 3 personnages féminins (c'est également le surnom de la grand mère, héroïne des récits de la lutte contre les colonisateurs britanniques dans un autre siècle). Dans ce village cotonnier on assiste donc au combat d'une jeune femme déterminée qui n'entend pas céder aux injonctions, malgré le poids des traditions ancestrales en déclin. Le film aborde subtilement les thèmes sensibles du féministe, de anticolonialisme, et des sujets tels que la lutte de classes, des mutilations génitales féminines (acte criminalisé depuis 2020 seulement) et également la protection de l’environnement. C'est un film poétique, entre les cueilleuses de coton qui entonnent joyeusement des chants traditionnels et le destin tracé de cette jeune fille. Même si la fin du film m'échappe totalement je ne me suis pas ennuyé. A voir à l'occasion.
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