Cotton Queen
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Yann B
Yann B

47 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2026
Grâce à des images magnifiques et à une bande originale,je ne me suis pas ennuyé, malgré un scénario répétitif et de nombreux sujets survolés. Ce film marquera le cinéma soudanais.
mem94mem
mem94mem

135 abonnés 590 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 août 2026
Film vu en présence de la Suzannah Mirghani, lors d'une AP. L'impression générale est que la réalisatrice n'a pas su choisir entre documentaire et fiction. Elle a établi une liste de scènes spécifiques à son pays natal, les a filmé comme un documentaire et a cherché à faire une fiction. Le fil narrateur est ténu, l'intrigue n'avance que très lentement et je me suis perdu dans le film. Le film a eu un très long processus de création, avec sélection d'actrices et d'acteurs de théâtre soudanais, tournage d'un court-métrage prototype au Soudan, puis tournage de ce premier long-métrage en Egypte, puisque la guerre civile a fait majoritairement fuir des soudanais en Egypte. Le film est féministe, avec un choix délibéré d'un chef op féminin, pour s'assurer de l'empreinte féministe du film. Sinon, l'image et la mise en scène sont soignées et la bande sonore inventive.
Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 627 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2026
Beau, mais…

93 minutes somptueuses qui ont surtout le mérite de nous immerger dans un Soudan ancestral loin de la guerre civile sans fin entre le FAR et le FAS (???),un de ces conflits dont tout le monde se fout allègrement, car le pays est trop pauvre pour que les grands de ce monde s’y intéresse. Rien que pour ça, merci à Suzannah Mirghani pour son 1er film. Dans un village cotonnier du Soudan, l'adolescente Nafisa est élevée au milieu des récits héroïques de la lutte contre les colonisateurs britanniques racontés par sa grand-mère, la matriarche du village, Al-Sit. Mais lorsqu'un jeune homme d'affaires arrive de l'étranger avec un nouveau plan de développement et du coton génétiquement modifié, Nafisa se retrouve au centre d'un jeu de pouvoir qui déterminera l'avenir du village. Prenant conscience de sa propre force, Nafisa se lance dans une quête pour sauver les champs de coton – et elle-même. Ni elle ni sa communauté ne seront plus jamais les mêmes. Dépaysement assuré et sujet grave et épineux s’il en est. malgré la lenteur de l’ensemble et l’ennui qui gagne, on ne peut que saluer la sortie de ce film rare.
Ce Soudan là est magnifique, gracieux et reste incompréhensible pur tout européen qui se respecte. Le poids des traditions est toujours omniprésent et donne à ceux qui les contrôlent un pouvoir et une force sans pareils. Le film nous raconte comment les jeunes femmes soudanaises se retrouvent au croisement du colonialisme, du patriarcat et des mutations économiques. Bien sûr, à cause de la situation politique du pays, il a fallu reconstituer une région du Soudan en Egypte où a eu lieu le tournage. Ces deux pays ont en commun, le Nil, qui est au centre de l’histoire qui nous est contée. Les chansons et les poèmes occupent une place essentielle dans la narration du film, car dans la société soudanaise traditionnelle, la musique constitue l'un des rares espaces où les jeunes filles peuvent exprimer librement leurs désirs et leurs frustrations. Ce film évoque donc trois générations de femmes, de la matriarche à l'adolescente, au sein d'une plantation de coton menacée par le projet d'un homme d'affaires, partisan de cultures génétiquement modifiées. Voici le combat d'une jeune femme qui n'entend pas céder aux injonctions et résonne ainsi comme un motif d'espoir, en dépit de traditions ancestrales heureusement en déclin et d'un néo-libéralisme cupide. A voir malgré son rythme languissant que d’aucuns qualifieront de contemplatif.
Bien sûr, les noms qui constituent le casting 100 % soudanais, nous échappent totalement. Mais deux coups de cœur tour de même pour la très belle Mihad Murtada et l’étonnante Rabha Mohamed Mahmoud, Citons encore Talaat Farid et Haram Basher. Le film n'est pourtant pas sombre, au contraire, souvent bercé de poésie, de musique et d'insouciance, avec une pincée de réalisme magique et la présence constante d'un humour léger. Superbement mis en scène, ce drame dévide une histoire de résistance et de courage, avec les armes de la jeunesse, de la pureté et de la fierté. Il y a quelque chose de noble et de puissant dans cette vision à découvrir.
Valérie B
Valérie B

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2026
un film qui aborde plusieurs sujets avec sensibilité à travers trois générations de femmes au Soudan
SonyHunt MissionF1
SonyHunt MissionF1

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2026
Un film sur les travers de la société vu en avant-première dans le cadre de la préparation d'un festival. Le réalisateur nous fait voyager au Soudan. On y découvre une société ancestrale dans un village où l'on marie par besoin. La protagoniste sur qui repose le film entier s'appelle Nafisa, adolescente qui travaille dans les champs de coton de sa grand-mère. À travers son personnage, on comprend certains enjeux propres aux villages marginalisés comme certains problèmes d'argent; mondials...
Enfin, le film est très bien construit, il n'y a pas de moment en trop...
À voir dans un festival de préférence...
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2026
Ce premier long métrage de cette réalisatrice soudanaise tourné en Egypte est de bonne qualité. Dans ce film, elle retrace la vie d’une jeune soudanaise dans son village de plantation cotonnière où on la voit faire face à la fois aux relents colonialistes et également au poids des traditions ancestrales. La réalisatrice trouve le ton juste en montrant bien toute la sérénité, la poésie et l’insouciance de cette vie mais aussi la détermination et l’espoir manifestés par cette jeune fille. Ce film est intéressant à découvrir.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 28/05/2026 au Club de l'Etoile à PARIS)
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2026
Après le remarquable Tu mourras à 20 ans et le somptueux Goddbye Julia, la renaissance du cinéma soudanais, certes lente et difficile, après des années de silence forcé, se confirme avec Cotton Queen, premier long métrage de Suzannah Mirghani. Tourné en Égypte, pour cause de guerre civile au Soudan, le film évoque trois générations de femmes, de la matriarche à l'adolescente, au sein d'une plantation de coton menacée par le projet d'un homme d'affaires, partisan de cultures génétiquement modifiées. Cotton Queen tisse des liens entre ses personnages féminins et d'autres avec le colonialisme historique, qui revient sous un autre visage, économique. Le film n'est pourtant pas sombre, au contraire, souvent bercé de poésie, de musique et d'insouciance, avec une pincée de réalisme magique et la présence constante d'un humour léger. Le combat d'une jeune femme qui n'entend pas céder aux injonctions, résonne ainsi comme un motif d'espoir, en dépit de traditions ancestrales heureusement en déclin (l'excision) et d'un néo-libéralisme cupide. Cotton Queen, superbement mis en scène, dévide une histoire de résistance et de courage, avec les armes de la jeunesse, de la pureté et de la fierté. Il y a quelque chose de noble et de puissant dans cette vision.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Jolie fable sur la résistance des femmes, contre les "progrès" technologique dangereux (OGM et intrants chimiques), contre les mariages arrangés et, historiquement, contre l'excision.
Mais les générations se succèdent et se heurtent. Si Nafisa adore sa grand-mère, elle refuse en fin de compte de se laisser instrumentaliser par cette dernière. La scène des marionnettes qui accuse les grand-mères d'avoir "cousu" les filles est un virage vers la méfiance de Nafisa envers sa grand-mère, même si elle se gardait déjà bien de lui obéir...
On pourrait avoir une lecture anti-coloniale du film, mais les britanniques ne sont en fait qu'un repoussoir très romanesque utilisé par la grand-mère.
La fable est aussi bien sûr très écolo, hymne à la culture bio (le coton de la grand-mère, pur) et opposition à la culture industrielle et au mercantilisme...
LE FILM SERA PROJETÉ AU FESTIVAL VISIONS D'AFRIQUE, à Oléron en opcobr 2026
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