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Clntra
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2,5
Publiée le 25 août 2025
Film intellectualisé à l'extrême ce que le sujet n'imposait pas. La traite d'enfants en vigueur sous Franco est peu explicite L"evolution des rapports entre les deux mères est absente. Ce parti pris d'une vois "off " se substituant aux situations réelles ne s'impose pas et enleve toute émotion.
Le meilleur film que j'aie vu depuis longtemps dans une merveilleuse langue espagnole ; un film de trajet, d'itinéraire, à la fois géographique, historique et sentimental mais qui surtout souligne comme dans les films de Joao César Montero le caractère "cosa mentale" du cinéma.
Histoire d’une mère qui recherche inlassablement à retrouver le fils qu’elle a abandonné à sa naissance une vingtaine d’années auparavant. Cette histoire fait référence à un épisode de l’histoire espagnole durant lequel les autorités administratives ont délibérément fait disparaître ou caché les documents d’abandon et d’adoption abusant ainsi des mères naturelles et des mères adoptives. Belle revanche des deux mères à la fin du film.
Vera (Lola Duenas) est sténotypiste à Madrid. Vingt ans plus tôt, son fils lui a été arraché à la naissance. Elle a décidé de le retrouver par tous les moyens. À Saint-Sébastien vivent Cora (Ana Torrent) et son fils adoptif Egoz. À l’enfant, la mère a raconté l’histoire qu’on lui avait servie : sa mère biologique serait morte à sa naissance.
"Dos Madres" documente un scandale politique : la disparition sous le régime franquiste et jusque dans les années 90 de 300.000 enfants déclarés mort-nés et adoptés selon des procédures opaques. Le sujet est suffisamment tragique pour se prêter à un film-dossier édifiant. Mais telle n’est pas la voie que choisit Victor Iriarte, un réalisateur basque qui signe son premier film.
"Dos Madres" mélange bizarrement les genres. Les scènes de Vera, à Madrid, louchent du côté du film noir, du faux polar, façon "Trenque Lauquen" ou "La Flor", ces films argentins au climat si particulier. Les scènes de Cora au Pays basque sont plus naturalistes. Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris de l’intrigue, filandreuse à souhait. Au risque de la divulgâcher, il m’a semblé que spoiler: Vera retrouvait Cora et Egoz, que le trio partait ensemble au Portugal et planifiait le hold-up du musée d’art et d’histoire de Porto dont les coffres conserveraient le produit du trafic des enfants disparus. Mais je n’ai pas compris si ce hold-up était finalement mené à bien. Pas plus n’ai je compris le trafic auquel se livre Vera au début du film.
La nonchalance avec lequel le réalisateur maltraite son scénario a peut-être ses raisons. L’essentiel serait ailleurs, dans les retrouvailles de ces « deux mères » – pour reprendre le titre français qui a été substitué au titre original espagnol fort obscur, "Sobre todo de noche", qu’on pourrait traduire part « surtout la nuit ». Tout est dit dans l’affiche du film : la réconciliation apaisée de deux femmes qui, chacune à leur façon ont follement aimé le même enfant et possèdent un droit légitime à sa filiation.
Le sujet est grave ; la morale est belle ; mais le traitement est trop alambiqué pour convaincre.
Aucun dialogue, un scénario brouillon, une mise en scène qui se veut intello mais saoule (le hublot), mon seul plaisir a été de le suivre en espagnol et de voir deux superbes actrices en action. Je suis partie avant la fin...
Dos Madres : Ce premier film de Victor Iriarte est une heureuse découverte pleine de surprise, basée sur des faits réels dramatiques de vols massifs d’enfants en Espagne, depuis l’époque franquiste jusque dans les années 90.
Synopsis de Dos Madres : Il y a 20 ans, on a séparé Vera de son fils à la naissance. Depuis, elle le recherche sans relâche, mais son dossier a mystérieusement disparu des archives espagnoles. Il y a 20 ans, Cora adoptait un fils, Egoz. Aujourd’hui, le destin les réunit tous les trois. Ensemble, ils vont rattraper le temps perdu et prendre leur revanche sur ceux qui leur ont volé.
Maternal
Le cinéma hispanophone a décidément le vent en poupe en ce moment. Pas uniquement dans la quantité, mais dans une certaine qualité novatrice, tirée par les latino-américains et leur cinéma singulier, représentée récemment par exemple par le collectif argentin El Pampero Cine (Trenque Lauquen, Flora,…), les formidables Colons du chilien Felipe Gálvez ou Border Line des vénézuéliens Alejandro Rojas et Juan Sebastián Vásquez, ou encore Lost in the night du mexicain Amat Escalante. Mais le Vieux Continent n’est pas en reste avec des films espagnols très robustes comme la curiosité Fermer les yeux de Victor Erice, ou ce très bon premier film d’un autre Victor, Iriarte de son nom : Dos Madres.
Dès le départ on doit subit une voix Off qui va s'avérer omniprésente ce qui, grand paradoxe, va rendre le film beaucoup trop bavard alors même qu'il n'y a quasi aucun réel dialogue ! Cette voix Off va surtout déblatérer des choses d'une grande banalité et qui vient de l'évidence même, en effet après vingt ans de recherches on se doute bien que cela a été difficile et compliqué. On constate que le scénario est comme un gruyère puisque les scènes intéressantes et importantes, à savoir celle qui ont avoir avec l'intrigue, sont entrecoupées de plans interminables sur des moments inutiles qui se focalisent le plus souvent sur des figurants effectuant des choses aussi ineptes qu'ennuyeuses. Cela pourrait être des plans contemplatifs mais encore faut-il une photographie et des sujets amenant un minimum d'attrait visuel plutôt que l'état des dents de choristes ou de la sueur d'une séance de sport. La musique suppose une suite proche du thriller psychologique mais il en est rien, on est dans un drame intime et humain où il faut attendre la fin pour toucher du doigt un peu d'émotion vraie. Dommage, une grande déception au vu du potentiel. Site : Selenie.fr
C'est dommage que le réalisateur espagnol Víctor Iriarte n'ait pas oublié d'être prétentieux lorsqu'il a réalisé "Dos madres", car cette histoire d'un enfant volé à sa mère à l'époque du franquisme et sur la belle relation qui s'établit entre les deux mères lorsque la mère biologique rencontre la mère qui, en toute innocence, a adopté l'enfant, avait tout pour donner naissance à un film passionnant et poignant. Malheureusement, pour son premier long métrage, Víctor Iriarte n'avait pas oublié d'être prétentieux et on se retrouve dans un film où des voix off remplacent de véritables dialogues et qui accumulent des scènes dont on se demande très souvent quel rapport elles ont avec l'histoire. Grâce à Lola Dueñas et Ana Torrent, les interprètes des deux mères, et malgré certains effets plus ridicules qu'efficaces, on arrive quand même à ressentir de temps en temps un peu d'émotion, bien trop rarement malheureusement.
20 ans de recherches pour retrouver la trace de son fils. Vera retrouve l’enfant qu’elle a mise au monde et adopté par Egoz. Une histoire de retrouvailles. C’est un peu tiré par les cheveux, on ne comprends pas trop la direction que souhaite prendre le réalisateur et cela laisse donc de marbre…
Ce qui suit est une vraie chronique, pas du remplissage par la boîte de prod ou le distributeur pour artificiellement faire monter la note. Tout d'abord un grand respect à ce qui n'ont pas aimé ou ne sont pas rentrés dedans ; ca a dû être vraiment difficile pour vous ! Je suis sincère. Mais bon quand on aime un cinéma exigeant qui cherche à innover, Dos Madres est un grand moment. Le film s'inscrit dans une lignée documentaire récente qui transforme complètement le genre. On pense à Carré 35, Les filles d’Olfa, le Barbara de Amalric, Little girl blue, etc. Ici il s'agit de traiter de l'enlèvement de 300 000 enfants en Espagne entre 1940 et 1990. Dès l'ouverture, le cinéaste annonce clairement son parti pris, il va raconter les choses à sa façon et il assume, il n'y a pas tromperie sur la marchandise. D'ailleurs la bande-annonce est exactement conforme au film, c'est exactement la même chose, donc si vous n'appréciez pas la bande-annonce, ne vous infligez pas cette expérience. Ce traitement est d'une très grande singularité. Chaque scène est exactement conforme à ce qu'on verrait dans un mélodrame conventionnel, mais de façon totalement décalée. Dans un film classique, on chercherait à caractériser les personnages, on vous expliquerait la situation politique, on verrait les démarches de la mère pour retrouver son fils, on la verrait en voiture le rechercher, etc. Etc. Eh bien là c'est exactement pareil, sauf que tout est transposé dans spoiler: et là je masque car il n'existe aucun mot pour caractériser cela. Ce n'est pas tout à fait poétique, même si ce serait très certainement le meilleur terme. Ce n'est pas tout à fait cinématographique car ça ne repose pas sur des moyens relevant strictement de ce médium. C'est...fondé sur le choix d'images souvent inattendues mais auxquelles on comprend qu'il ne faut donner strictement aucune valeur métaphorique. Si jamais vous cherchez des métaphores, tout le film devient complètement débile. Le traitement de ces situations d'enlèvements généralisés s'avère ainsi d'une grande subtilité. Nous sommes là à des années lumière du mélo tire-larmes. Dos madres est bien plus pudique, et bien moins trompeur. On saisit les sentiments, on apprécie les personnages, mais on reste à distance, séparés du pathos par le dispositif cinématographique. Cette distance est souvent reprochée dans les critiques, mais c'est le fondement de la démarche assumée et annoncée du cinéaste. La constante beauté des images, pourtant captées dans des lieux banals, rappelle ce que faisait le Godard des années 1980-1990. Les comediens ont su parfaitement entrer dans le jeu singulier du cinéaste, et tous ont leur moment de bravoure. Notamment une exceptionnelle scène de danse pour Egoz. Et même s'il s'agit d'un cinéma très très exigeant, le scénario est parfaitement limpide et l'on progresse dans un récit parfaitement structuré. Bref, Dos madres est sans doute la victime involontaire d'un processus de distribution qui draine vers le film un public qui n'est pas prêt à accepter une exploration aussi novatrice et radicale. C'est exactement comme les fans de Barbara qui se retrouvaient devant le film de Mathieu Amalric. Ça ne peut pas marcher... À ce petit jeu, les notes en ligne s'effondrent. Mais dans son registre spécifique, Dos Madres est un très grand film, écrit, mis en scène et filmé par un cinéaste qui introduit une densité, une poésie et une profondeur dans le moindre plan, dans le moindre détail. Et ça, c'est extrêmement prometteur.
Le sujet du film , les bébés enlevés en Espagne pendant plusieurs décennies sous le Régime Franquiste , est intéressant malheureusement la réalisation est trop ampoulée avec des effets de styles pas vraiment utile ce qui alourdit et plombe un peu le film ce malgré deux magnifiques actrices Espagnole en la personne de Lola Duenas et Ana Torrent ! ...