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jackflash
20 abonnés
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2,5
Publiée le 28 février 2024
Glauque, glacial et gentillet à la fois, C'est un film de genre certes, mais c'est daté. Dérangeant de prime abord sur son traitement narratif évidemment, 1h45 ça reste long. Pour ceux qui aiment on retrouve l' esthétique du cinéma expérimental des années 80 matinée David Lynch. Coté pile, les jeux d'acteurs sont marquants voire touchants, côté face, ça manque tout de même de coffre. Si l'on n'est pas sensible aux traumatismes affectifs et aux troubles psychiatriques on restera dans l'expectative et on oubliera assez vite ce film onirique qui tient du malaise et de l'allégorie homosexuelle des années sida.
Encore un film tordu, où les gens fument du shit, boivent, se droguent, comme si c'était normal... Tout est bizarre et la fin incompréhensible. Entre Pauvres créatures et ça, il faut vraiment être malsain pour apprécier ce genre de film.
Il y a très très longtemps que je n’ai pas eu l’âme fendue par un film d’une sublime tristesse et d’une déchirante beauté. Ce n’est pas une histoire d’amour : c’est une histoire sur l’amour, l’amour des histoires qui comptent, se décomptent en années ou en heures, qui content et nous racontent. Sur le réel face à nos vérités. Sur les monologues imposteurs et nécessaires qui simulent des dialogues. Sur les murs porteurs ou invisibles, les toi(ts) qui nous appellent et les portes que l’on n’ouvre pas. Sur les morts qui ne le sont peut être pas et les vivants qui ne le sont peut être plus. Quant à la B.O. ! Elle est aussi belle que la lumière et le jeu des acteurs. Vu en matinée ce 14 février, le coeur embarqué, les yeux à marée haute, un sourire d’admiration en coin, un « oh la la 懶» dans la tête en quittant la salle !
Nous ressortons de ce film "sans jamais nous connaître", certes, mais bouleversés grâce à la sensibilité des acteurs, du réalisateur bien sûr qui a su rendre universelle cette rencontre entre deux hommes en quête d'amour et d'identité entre autres choses.
Très déçu par ce film, que la quasi unanimité critique m'a poussé à aller voir. Scénario gros sabots et tire-larmes, rythme suspendu qui n'en finit plus : tous les poncifs d'un cinéma qui se regarde filmer et s'émeut de sa propre émotion.
Outre la profession du personnage d'Adam qui est scénariste, outre la crise d'inspiration qu'Adam traverse avec laquelle il peut intimement se connecter, le réalisateur Andrew Haigh a une raison encore plus profonde d'adapter le roman de Taichi Yamada (Présences d'un été). En modifiant l'orientation sexuelle du protagoniste principal, Haigh - cinéaste ouvertement gay - lie de manière directe son expérience à celle d'Adam (deux gamins des années 80) au point d'utiliser sa propre maison d'enfance comme décor des scènes familiales dans Sans jamais nous connaître. Avec subtilité et douceur, le film déjoue les attentes autour de ces "retrouvailles" avec les parents en engageant un dialogue entre deux époques et du difficile legs de l'une à l'autre, aussi bien concernant le contexte familiale que le contexte politique et social. La narration sème beaucoup d'idées en chemin : la quasi-inversion des rôles, le très bel échange autour d'une enfance bis. Et l'émotion bien sûr, qui afflue le temps d'un simple dialogue père/fils, de silences éloquents avec la mère, ou d'un repas au restaurant. De plus, Haigh joue finement sur le doute entre le passé et fantaisie(s) tout au long de son œuvre, avec un travail très fort sur la photographie. On a beau savoir où tout cela doit mener, le réalisateur et son quatuor de comédiens - le génial Andrew Scott en tête - donne le supplément d'âme à cette fable psychologique sur le deuil, la solitude, le blocage et la possible réconciliation.
un drame troublant, à l'ambiance énigmatique, assumant une cadence engourdie tout à fait raccord et qui semble avoir plusieurs lectures. ici, tout se mélange : présent et passé, vie et mort, réalité et fiction ; une sorte d'autothérapie intérieure et lancinante quand la solitude a envahi l'existence, basée sur les souvenirs, les fantômes du passé, le deuil impossible. fascinante, surprenante, l'adaptation de cette nouvelle raconte beaucoup, propose de jolis moments de sensibilité et déclenche bien des questions sur toute sa durée. A noter, la puissance apportée par le bijou de Frankie goes to Hollywood, "The power of love".
Wow...quel beau film sur le deuil et la solitude. Comment un chef d'œuvre pareil a t-il pu être ignoré par les récompenses? Tout est parfait des acteurs a la bande -son!
La trentaine bien entamée, Adam (Andrew Scott) vit à Londres dans une tour d’appartements quasi inoccupée. Il y fait un soir la rencontre d’un voisin (Paul Mescal), aussi solitaire que lui, avec lequel s’ébauche une idylle. Le scénario sur lequel il travaille n’avançant pas, il a la curiosité de retourner sur les lieux de son enfance. Quelle n’est pas sa surprise d’y retrouver ses parents (Claire Foy et Jamie Bell), au même âge qu’ils avaient quand ils sont morts d’un accident de la route.
Dans une actualité cinématographique un peu falote, en attendant "Dune 2" dans dix jours, Sans jamais nous connaître, grand film élégiaque sur l’amour, le deuil, l’homosexualité, la solitude, se distingue dans la masse des sorties oubliables. Son pitch, qui flirte avec le fantastique peut sembler déroutant.
J’ai entendu autour de moi dans la salle les sanglots se ravaler, les Kleenex se déplier, les nez se moucher. Mes yeux sont restés secs, mes Kleenex pliés, mon nez silencieux. La faute sans doute à un cœur de pierre, racorni par les ans, que plus rien – sinon le final de La La land – ne touche. La faute aussi peut-être à un film qui, pour mélodramatique qu’il soit, est dépourvu d’enjeu. Que penseraient mes parents s’ils étaient toujours en vie ? Comment réagiraient-ils à mon coming out ? spoiler: Sans vouloir trop divulgâcher, la réponse est assez pauvre : l’un réagit plutôt bien, l’autre réagit plutôt mal – la seule question, une fois cette phrase écrite, étant de deviner lequel des deux réagit comment.
Faire ressusciter les morts, ceux qu’on n’a pas eu le temps d’aimer, ceux dont l’absence chaque jour nous ronge, ceux dont la disparition constitue à nos yeux une cruelle injustice, est un rêve inaccessible que nous avons quasiment tous caressé un jour ou l’autre au gré des disparitions qui ont endeuillé nos vies. La magie du cinéma nous permet de le réaliser. "Sans jamais nous connaître" a la riche idée d’utiliser ce terreau puissant.
À ce fil narratif là, qui aurait pu à lui seul nourrir tout un film, "Sans jamais nous connaître" en rajoute un autre : une histoire d’amour entre le héros et son voisin, qui semble être le seul autre résident de l’immeuble où Adam vit. Cette histoire là, mélodramatique à souhait, aurait pu également, à elle seule, nourrir tout un film. spoiler: Sa conclusion, qui éclaire le titre français du film qui m’avait jusqu’alors semblé bien mystérieux, est déchirante. Mais le lien entre les deux fils – d’un côté l’histoire d’amour qui se construit, de l’autre les retrouvailles avec les parents disparus – m’a semblé bien ténu sinon artificiel
"Sans jamais nous connaître" récompensé et nommé à de nombreux prix cette année (Golden Globes, Bafta Awards, British Independent Film Awards) est un drame fantastique un peu en dessous de mes espérances. En effet le réalisateur Andrew Haigh livre une belle romance au masculin teinté de fantastique avec deux acteurs fusionnels à l'écran Andrew Scott et Paul Mescal qui parle d'amour, de deuil, de regret, de solitude, d'homosexualité dans une œuvre mélancolique et subtile mais qui à force d'alterner fantastique et réalisme fait perdre le fil au spectateur par moments, c'est dommage car ce film aurait pu être une petite pépite.
Un film délicat sur la solitude, les blessures de vie et le pouvoir de l’imagination pour trouver de la consolation, de l’amour. Un film doucement fantastique, qui fait se rejoindre le présent et le passé, les vivants et les morts. Un film doté d’une écriture sensible et d’une réalisation poétique (mais qui flirte avec une joliesse esthétisante). Les deux acteurs principaux sont excellents. Et dans leur sillage, on se laisse agréablement surprendre et toucher par le développement narratif. Développement qui, au bout d’un certain temps, s’étire un peu en lenteur et en longueur, et se fait plus larmoyant. Mais le dénouement surprend à nouveau. Habile, renversant et tristement éclairé par le titre en VF.