La Tragédie de la mine
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tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2012
Il fallait bien tout le talent d'un réalisateur comme G.W.Pabst pour pouvoir mettre en scène cette histoire qui est à la fois tragique et aussi une sacrée leçon de fraternité et de courage.
Il faut avouer que la mise en scène est particulièrement sobre et efficace - surtout lors des séquences se déroulant dans la mine - et que le casting fait bien honneur à tout ces brillants personnages.
Une grande réussite provenant de ce cinéaste.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Superbe film parlant de 1931 célébrant la solidarité entre mineurs et l'amitié possible entre Français et Allemands.
Film politique et film catastrophe avec la reconstitution d'un coup de grisou qui eut réellement lieu en 1906 et qui est transposé après la paix de Versailles.
Dénonciation des politiciens hatisant la haine et des militaires. La frontière souterraine de 1919 matérialisée par une grille est symboliquement ouverte pour porter secours puis reconstituée à la fin sous l'œil des militaires avec une symétrie extraordinaire des coups de tampon sur les rappports administratifs.
La scène de la douche collective des mineurs allemands est impressionnante avec ces corps musculeux.
Les scènes de foules ne commencent pas par un plan d'ensemble mais sont constituées de panoramiques en plans rapprochés.
Fantastiques travellings dans la mine, ou depuis le convoi des sauveteurs.
Un grand film par un grand réalisateur.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2024
Les titres originaux, puisque le film se déroule de part et d’autre la frontière lorraine et recourent à des comédiens des deux nationalités, laissent entendre deux points de vue complémentaires mais fort distincts : Kameradschaft (version allemande) célèbre les valeurs humaines faisant des mineurs les membres d’un corps solidaire – « un mineur est un mineur » – prêt à rectifier les erreurs de leur dirigeant respectif, La Tragédie de la mine (version française) insiste au contraire sur l’intrigue première, à savoir le sauvetage de mineurs français dont la vie est menacée par le feu. Cette complémentarité rend compte du projet de Pabst, soit la reconstitution quasi documentaire de la catastrophe de Courrières en 1906, entraînant la disparition de plus de mille mineurs, à des fins d’autant plus symboliques qu’elle s’inscrit dans l’entre-deux-guerres, elle-même marquée par la survivance des antagonismes entre les deux pays et la perspective d’un nouveau conflit.
Dit autrement, le long métrage projette sur un épisode d’avant-guerre les spectres anachroniques d’une guerre d’après, se saisit de Courrières comme d’une métaphore du chaos à l’origine non pas de la séparation des peuples mais au contraire de leur entraide ; en cela, il offre un puissant plaidoyer pour la paix, mis en scène avec efficacité et doté d’une magnifique photographie. Nous ressentons l’héritage expressionniste de Pabst, visible par des gros plans sur une poignée de mains par exemple mais aussi par les jeux d’ombres et de perspectives réalisés dans la mine. Notons enfin que la sous-intrigue amoureuse sert de souterrain à l’intrigue principale, dans la mesure où elle commence par une séparation – le train, Paris – pour s’achever sur une réunion. Une œuvre splendide et vibrante d’humanité qui témoigne de deux époques dont l’une reste peu investie par le septième art, quoique revisitée récemment avec talent par François Ozon (Frantz, 2016).
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2014
Inspirè d'un fait rèel qui retrace une catastrophe minière à la frontière franco-allemande, dans lequel on voit des ouvriers allemands et des ouvriers français fraterniser et s'èpauler, ce film rare de Georg Wilhelm Pabst s'inspire d'une effroyable catastrophe: celle d'une terrible explosion de grisou qui ensevelit plus de mille deux cents mineurs au fond des mines de Courrières! Pabst a choisi de transposer cette catastrophe en 1919 alors que le souvenir du conflit meurtrier de la première guerre mondiale est bien èvidemment encore dans toutes les têtes! On sent d'ailleurs l'avènement du nazisme dans ce mètrage et ce jusque dans ces bruitages! Mais ce qui fait la force du film quasi documentaire de Pabst, c'est cette solidaritè ouvrière, car allemands ou français doivent faire face aux mêmes angoisses liès au chômage et à la pauvretè! Le cinèaste a voulu aussi montrer la rèalitè de l'internationalisme prolètarien: l'influence de Bretch s'y manifeste de façon èvidente! il est bon de se poser la question de savoir si la musique est nècessaire pour "La tragèdie de la mine". La rèponse èvidente et logique est non car c'est une oeuvre parfaitement construite du point de vue du rècit et maîtrisèe du point de vue de l'image qui peut se passer de musique! A noter que dans les dialogues, les deux langues d'origine ont ètè intentionnellement respectèes, dans le but de conserver la puissance et la vèritè des remarquables tableaux qui composent cet hymne pacifiste et que la scène finale fut censurèe dans plusieurs pays! Moments superbes: le coup de grisou vu de l’intèrieur de la mine, une femme allemande et son enfant qui pleure le dèpart de son mari partant au secours des mineurs français en difficultè, le courant de fraternitè et de sympathie dans le discours final (on ne vous dit pas adieu mais au revoir)...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juillet 2012
Film catastrophe avant l'époque, oeuvre humaniste et fraternelle. Dans un style sobre mais prenant, le sujet n'est finalement pas trop l'éboulement d'une mine mais plutôt la solidarité des travailleurs (par moment on pourrait se croire dans un film russe de la même époque). La fin est très éloquente.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2012
Georg Wilhelm Pabst est un cinéaste relativement oublié aujourd'hui et c'est dommage car il a réalisé quelques films qui méritent d'être vus. "La Tragédie de la mine", que l'on peut considérer un peu comme une "Grande Illusion de la mine", est un de ceux-là. Ce qui frappe ici totalement, ce n'est pas l'histoire en elle-même, ni le réalisme de la mise en scène, qui par ailleurs mérite quelques éloges, mais la très grande pertinence du propos qu'il porte. En gros, le message est le suivant : un amitié franco-allemande est possible mais ce n'est pas demain la veille. L'action du film se déroule en 1919, il a été tourné en 1931. Donc on ne peut qu'hélàs saluer le côté prophétique de cette oeuvre humaniste et qui évite tout manichéisme.
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