Un centre d’accueil belge héberge des immigrés qui attendent fébrilement le résultat de leur demande d’asile. Parmi eux, Jahia, seize ans à peine, doit veiller sur sa mère, qui souffre de stress post-traumatique. Jahia se lie d’amitié avec Mila, une immigrée biélorusse de son âge.
Il se dégage de "L’Été de Jahia" le même parfum que celui des films des frères Dardenne, notamment les deux derniers, "Jeunes Mères" et "Tori et Lokita". Quasiment dans les mêmes décors, Olivier Meys, qui avait signé en 2019 "Les Fleurs amères", filme à ras du sol, sur un mode documentaire, des adolescents à peine sortis de l’enfance, plongés à leur corps défendant, dans les affres du monde des « grands » : une insertion impossible dans un pays qui ne veut pas d’eux, une maternité précoce.
Les actrices Noura Bance et Sofiia Malovatska ont l’ingénuité des acteurs amateurs des frères Dardenne. Leurs sentiments sont purs, l’amitié qui lentement se noue entre elles est sans concession. Comme dans les films des Dardenne, un événement inattendu coupe le film en deux. L’évoquer, c’est déjà trop en dire. Rien ne l’avait laissé pressentir. On redoute la façon, simpliste, dont le scénario aurait pu en tirer les conséquences. Fort heureusement, il évite cette facilité qui aurait affadi sa trajectoire.
Pudique et émouvant, "L’Été de Jahia" évite à la fois le misérabilisme et la bien-pensance.
Un film magnifique, qui explore sans voyeurisme la réalité de l immigration subie. Un film sur l’amitié la solidarité et la résilience, qui ne peut laisser insensible. Et surtout un film porté par deux jeunes actrices très touchantes , qui incarnent leurs personnages avec une grande justesse. Merci à elles.
Très beau film, émouvant, racontant une belle histoire d'amitié, les souffrances et les espoirs de deux jeunes filles vivant une période difficile de leur vie. Film un peu lent, pas trop d'action....
Film extrêmement émouvant. Les deux très jeunes actrices sont extraordinaires et il est particulièrement intéressant de suivre l'évolution psychologique de chacune au cours de ces quelques semaines qui changeront leurs vies.
Bof Bof Bof! Mauvais, ca n'est pas! On a l'impression d'assister à un FILM des Dardenne mais plus soft! On ne rate pas l'occasion de faire dans le manichéen! Grand bravo aux deux jeunes actrices qui jouent juste! Cependant, on quitte la salle un peu amer on se demandant qui finance de telle platitude! Bref, pas à conseiller!
spoiler: Excellent film autour d'une histoire d'amitié naissante entre deux adolescentes dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le ton est juste, alliant subtilement cette belle et dramatique histoire dans un contexte politique de plus en plus contraint pour les migrants. les actrices sont exceptionnelles!
Une œuvre d’une grande délicatesse, entre réalisme social et récit d’amitié, c’est sans conteste l’un des plus beaux films que j’ai vus en 2025.
Tourné en Belgique, L’été de Jahia nous plonge dans l’amitié de deux adolescentes, Jahia et Mila, dans un centre pour demandeurs d’asile, alors qu’elles attendent une décision qui déterminera leur avenir. Film de l’attente, L’été de Jahia explore avec justesse l’espoir et la sidération face à une incertitude qui s’inscrit jusque dans les corps. Les deux jeunes actrices principales, qui ont elles-mêmes connu un parcours de demande d’asile en France, incarnent leurs personnages avec sobriété et intensité, bouleversantes de vérité.
Une autre qualité du film tient dans la manière dont sont filmées les actrices : la caméra, toujours au plus près de Jahia et Mila, montre avec une rare finesse leur amitié, avec pudeur et une absence totale de sexisme ou de regard objectivant, ce qui reste encore trop rare au cinéma.
On sent l’expérience documentaire du réalisateur dans la façon dont il filme le réel, sans jamais appuyer, tout en nous n’embarquant dans une fiction traversée de tensions où planent les traumatismes qui ont conduit les personnages à l’exil.
S’il s’ancre dans une réalité spécifique — celle des procédures belges d’accueil et des répercussions sur l’existence des demandeurs d’asile, le film touche à l’universel : le déracinement, les blessures passées et l’importance des liens dans la reconstruction d’un espoir sont des expériences partagées.
Un petit chef d’œuvre doux amer qui se dessine entre l’attente et l’espoir du précieux sesame. Une rare amitié entre deux jeunes filles qui rêvent d’un monde où elles auraient leur place…. Un film où l’humanité est présente à chaque plan… À voir et à conseiller aux gens que l’on aime
Un deuxième très beau film d’Olivier Meys qui traite avec justesse de la question migratoire à travers le prisme d’une amitié adolescente tendre et émouvante. Les jeunes actrices sont poignantes toutes deux dans leur premier rôle ; A voir absolument ! ( film vu en avant-première)
Trop peu de dialogues, des plans fixes très (trop) longs, beaucoup d’actions inexpliquées ou sans conséquence. Des ambiguïtés inexplorées. Le seul point point positif était pour moi le jeu de l’actrice incarnant Jahia et celui de l’actrice jouant le rôle de Mila. Une déception.
Une histoire fine et touchante, plongée dans un réalisme social. Une histoire qui traite de l’amitié entre deux adolescentes dans un centre d’accueil pour réfugiés, une amitié filmée avec maîtrise, élégance et pudeur. Un film à aller voir et un cinéaste à suivre…
Le film est merveilleux, très touchant, simple et en même temps, il montre la vraie réalité. Je me souviens particulièrement de la performance de l'actrice ukrainienne Sofia Malovatska dans le rôle de Mila. C'est tout simplement incroyable avec quelle précision elle a su transmettre le caractère de son héroïne.