L’Été de Jahia
Note moyenne
3,3
113 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

29 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
6 critiques
3
6 critiques
2
3 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2025
Un film belge sur l’immigration qui contourne habilement les clichés. Alors que le repli généralisé rend toute immigration un parcours du combattant, réaliser ce que cela signifie humainement n’est pas de trop. Jahia est ivoirienne, Mila est biélorusse. Bien que d’un tempérament opposé, elles deviennent amies dans leur foyer d’accueil isolé dans les bois en Belgique, peut-être parce que les contraires s’attirent. C’est cet apprentissage de l’Autre que raconte ce doux film, que l’on souhaiterait voir s’appliquer à grande échelle. (...) L’amitié donne des ailes. Jahia apprend à agir sur sa vie, jusqu’aux actes désespérés face au destin. Nous suivons au plus près ses gestes et son regard, sans pathos mais dans le respect de son rythme, et donc dans une certaine durée des plans. Si le film réussit à nous rendre Jahia et Mila si présentes, c’est qu’Olivier Meys opte pour cette mise en scène épurée. C’est aussi qu’il s’est immergé dans le quotidien des demandeurs d’asile et a choisi avec Noura Bance et Sofiia Malovatska des jeunes femmes qui ont elles-mêmes connu des situations proches de ce que vivent les deux ados. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures : /
Jiuopalip
Jiuopalip

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 août 2025
L’Été de Jahia, réalisé par Olivier Meys, aborde un sujet poignant : le parcours d’une jeune migrante en Belgique. Pourtant, malgré l’importance du thème, le film échoue à susciter une véritable émotion à cause d’un ensemble de choix artistiques et techniques mal maîtrisés.

Tout d’abord, le développement des personnages est extrêmement faible. Jahia, le personnage principal, traverse le film avec une expression constante, sans véritable évolution psychologique. On ne comprend jamais vraiment ce qu’elle ressent, ni comment son passé influence ses décisions. Les personnages secondaires, comme Mila ou les éducateurs, sont à peine esquissés, sans personnalité propre ni arc narratif clair. Le spectateur reste à distance, incapable de s’attacher à eux.

La mise en scène ne fait rien pour rattraper ce manque. Les angles de caméra sont banals, souvent fixes, parfois en caméra à l’épaule, mais sans aucune intention claire. La réalisation semble se contenter de filmer les événements, sans chercher à créer de tension ou à souligner les émotions. Le cadrage est neutre, les plans sont longs et peu expressifs, donnant une impression de platitude constante. Cette neutralité visuelle finit par lasser.
La lumière, quant à elle, est tout aussi décevante. Le film adopte une lumière "naturelle", mais sans aucune recherche esthétique. Les scènes sont souvent mal éclairées, ternes, sans contraste ni profondeur. On aurait pu espérer que la lumière accompagne les moments d’intimité, de tension ou de rupture… mais ici, tout est au même niveau, visuellement monotone.

L’histoire elle-même manque de consistance. On suit le quotidien de Jahia, mais il ne se passe presque rien. Il n’y a pas de véritable conflit, pas de progression dramatique. L’intrigue est linéaire, presque plate, sans rebondissement ni tension narrative. Même la relation entre Jahia et Mila, qui aurait pu apporter un souffle d’émotion, reste traitée de façon superficielle, presque invisible.
Enfin, le montage accentue cette impression d’ennui. Le rythme est lent, les scènes traînent en longueur, certaines sont répétitives, et le film semble durer plus longtemps que sa durée réelle. Les transitions sont abruptes, mal gérées, et ne permettent pas au spectateur de s’immerger dans le récit.
L’Été de Jahia est un film qui part d’une intention louable, mais qui échoue dans sa réalisation. Faute de mise en scène travaillée, de lumière expressive, de personnages attachants ou d’un récit bien construit, le film laisse le spectateur froid, distant, voire désintéressé. C’est une œuvre qui aurait pu être forte et engagée, mais qui reste malheureusement inaboutie à tous les niveaux.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 août 2025
Sujet intéressant, qui aurait gagné à être servi par des actrices plutôt que par des amatrices qui malheureusement ne font pas passer grand-chose en terme d’émotion et de vérité
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2025
Film très touchant, traité avec une extrême sensibilité, montrant la souffrance des gens déracinés de leur pays, très belles interprétations
Cathy
Cathy

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 août 2025
Franchement, L’Été de Jahia m’a déçu. L’idée de départ avait du potentiel, mais le film est tellement lourd et figé que j’ai eu du mal à rester impliqué.
On est constamment plongé dans la souffrance, sans moment de respiration, et au bout d’un moment ça fatigue plus qu’autre chose.

Les personnages manquent de vie : Mila, qui aurait pu être centrale, passe la moitié du temps à observer sans vraiment évoluer. Ça donne une impression de vide, comme si l’histoire tournait en rond.
La mise en scène est froide, trop calculée, et même si certaines images sont jolies, elles créent une distance avec les émotions.

Le seul truc qui rattrape un peu, ce sont les actrices, qui arrivent parfois à faire passer quelque chose de vrai, malgré un scénario qui ne les aide pas. Et oui, il y a deux ou trois plans visuellement réussis… mais c’est tout.

En résumé : un film qui voulait toucher, mais qui finit par ennuyer et décourager. Dommage.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 août 2025
Un "Quiet life" façon belge. Outre l'excellente interprétation des 2 jeunes, il ne se passe pas grand chose durant cet été.Film assez linéaire qui mène à l'ennui. On attend juste le passage du facteur.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2025
Jahia et Mila. L'une vient du Sahel, l'autre de Biélorussie. Ce sont des migrantes, dans un centre d'accueil belge, en attente des documents nécessaires, pour qu'elles ne soient pas renvoyées. Deux adolescentes de 16 ans, l'amitié pour refuge et l'espoir chevillé au corps. Cette chronique a pour premier mérite d'humaniser, sans démagogie, l'immigration, le plus souvent évoquée à travers des statistiques ou des prises de position politique. Le réalisateur, Olivier Meys, montre, s'il en était besoin, que chaque cas est unique, que les difficultés abondent et que ce n'est pas une existence que d'avoir son avenir soumis à une simple lettre recommandée. Après Quiet Life, plus puissant dans son récit, L'été de Jahia est un nouveau film à aborder le sujet du syndrome dissociatif de résignation, même si ce n'est qu'un des éléments, marquant, du métrage. Il manque sans doute à l'ensemble un peu d'intensité, mais l'empathie règne et l'émotion, contenue, finit par affleurer. L'interprétation de non-professionnelles sonne plus que juste et rend palpable la zone grise de l'atermoiement, cruelle, qui ne prendra fin que sur une décision administrative de tiers, aux motivations obscures et justifiées ou non. Après l'été de Jahia et de Mila, viendra l'automne, là-bas ou ailleurs.





-
Kofkof
Kofkof

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2025
Excellente réalisation et une justesse remarquable de la part des actrices. Un film excellent, qui se doit d’être regardé par tous.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 août 2025
Dans L’Été de Jahia, Olivier Meys signe un film d’une justesse rare, porté par les révélations Noura Bance et Sofiia Malovatska. Dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, Jahia, 15 ans, a fui le Sahel en guerre et vit prisonnière de la peur, tandis que Mila, solaire et insatiable, apporte lumière et espoir. Ce duo fonctionne à merveille, le contraste de leurs tempéraments nourrissant une amitié intense qui se heurte à la brutalité des décisions administratives. Meys filme avec une sobriété élégante, alternant immersion brute et instants suspendus, où la nature devient un refuge symbolique. La justesse des gestes, la place donnée aux silences et le travail sur la “chorégraphie des corps” confèrent au film une force émotionnelle rare. Sans jamais céder au pathos ni au discours militant, le cinéaste compose un récit profondément humain, où l’espoir est un acte de résistance. Un film à la douceur politique, indispensable pour comprendre l’impact intime de l’exil.
Luciennemickey
Luciennemickey

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2025
Un film lumineux qui aborde avec délicatesse un sujet amer : l'incertitude de l'avenir lorsqu'on quitte tout derrière soi. À une époque où l'on tend à rejeter l'autre, il rappelle avec force que ce sont les liens humains, même les plus inattendus, qui redonnent espoir lorsque tout semble perdu. Une véritable leçon d’empathie et d'humanité. À ne pas manquer.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2025
A priori, l'été de Jahia aurait dû être consacré à réviser les 4 matières dans lesquelles ses notes ont été insuffisantes lors de son examen de fin d'année. Originaires du Burkina Faso et logées dans un centre pour demandeurs d'asile, Jahia, 15 ans, et sa mère, qui souffre d'un stress post-traumatique, sont dans l'attente de la décision, positive ou négative, concernant leur demande d'asile. Jahia vit cette attente dans l'anxiété et porte sur elle en permanence toute la misère du monde. Tout le contraire de la jeune biélorusse Mila, 15 ans elle aussi, devenue la meilleure amie de Jahia, qui loge avec ses parents et son frère dans le même centre que Jahia et qui se montre toujours vive et enjouée. Jusqu'au jour où une réponse négative pour la famille de Mila frappe cette dernière d'un syndrome de résignation et va transformer Jahia en combattante cherchant à tout prix à réveiller son amie qui est dans un état de sommeil permanent. En tout début d'année, le film "Quiet life" était sorti sur nos écrans, un film dont l'action se déroulait en Suède et dont le thème principal était ce syndrome de résignation. Un syndrome qui touche surtout des enfants de demandeurs d'asile à l'annonce d'un rejet de cette demande d'asile et dont il était dit qu'il touchait surtout la Suède. "L'été de Jahia" tend à montrer qu'il aurait atteint la Belgique. Si l'amitié qui lie ces 2 adolescentes si différentes l'une de l'autre est éminemment sympathique, la façon dont elle est montrée dans la première moitié du film est loin de soulever l'enthousiasme du fait d'un certain manque de rythme . Beaucoup plus intéressante se révèle la seconde moitié, avec une Jahia qui, à l'arrivée d'une bonne nouvelle, arrive même à sourire. Benoît Dervaux, le Directeur de la photographie du film, souvent présent auprès des Dardenne comme Directeur de la photographie ou comme cadreur, prouve une fois de plus toutes ses qualités. Quant à Céline Salette, l'interprète de Juliette, la responsable du centre pour demandeurs d'asile, on ne dira jamais assez combien la qualité de son jeu illumine tous les films dans lesquels elle est présente.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2025
Un film touchant, où les personnages nous offrent une véritable leçon d’empathie et d’humanité, sans jamais verser dans le misérabilisme.
Willz
Willz

11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2025
Un film doux, poignant et sensible sur la réalité de cette jeunesse en exil, qui fuit la guerre ou la misère. Une belle leçon d'humanité donnée par ces deux jeunes actrices que j'ai découvert dans L'été de Jahia !
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2026
La mise en scène est jolie et le sujet important mais le scénario bancal et le manque de rythme nous laissent de côté.
Joachim Lacrosse
Joachim Lacrosse

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2025
Un film magistral et résolument positif sur la vie quotidienne des réfugié d'asile dans un Centre en Belgique.
Spoiler : vous aurez la larme à l'œil.
Les meilleurs films de tous les temps