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Mjoly
3 abonnés
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2,5
Publiée le 5 août 2026
Difficile de critiquer un film dont les personnages attirent autant la compassion, avec envie de les voir s'en sortir. Mais l'ensemble manque de rythme et de vraies émotions. Et du coup, au final, tombe un peu à côté. Au moins ai-je découvert ce qu'est le syndrome de résignation, dont j'ignorais l'existence. Et envie de revoir l'actrice Sofia Malovatska, particulièrement lumineuse.
film vraiment très moyen, sans vraiment de scénario, j'aurais dû mal à le conseiller en plus le film se finit sans fin, je m'attendais à un film dramatique sympa à voir en lisant le scénario, mais non c'est le néant tout le long du film ! 2 étoiles pour les 2 actrices qui ont bien joué !
Un centre d’accueil belge héberge des immigrés qui attendent fébrilement le résultat de leur demande d’asile. Parmi eux, Jahia, seize ans à peine, doit veiller sur sa mère, qui souffre de stress post-traumatique. Jahia se lie d’amitié avec Mila, une immigrée biélorusse de son âge.
Il se dégage de "L’Été de Jahia" le même parfum que celui des films des frères Dardenne, notamment les deux derniers, "Jeunes Mères" et "Tori et Lokita". Quasiment dans les mêmes décors, Olivier Meys, qui avait signé en 2019 "Les Fleurs amères", filme à ras du sol, sur un mode documentaire, des adolescents à peine sortis de l’enfance, plongés à leur corps défendant, dans les affres du monde des « grands » : une insertion impossible dans un pays qui ne veut pas d’eux, une maternité précoce.
Les actrices Noura Bance et Sofiia Malovatska ont l’ingénuité des acteurs amateurs des frères Dardenne. Leurs sentiments sont purs, l’amitié qui lentement se noue entre elles est sans concession. Comme dans les films des Dardenne, un événement inattendu coupe le film en deux. L’évoquer, c’est déjà trop en dire. Rien ne l’avait laissé pressentir. On redoute la façon, simpliste, dont le scénario aurait pu en tirer les conséquences. Fort heureusement, il évite cette facilité qui aurait affadi sa trajectoire.
Pudique et émouvant, "L’Été de Jahia" évite à la fois le misérabilisme et la bien-pensance.
Bof Bof Bof! Mauvais, ca n'est pas! On a l'impression d'assister à un FILM des Dardenne mais plus soft! On ne rate pas l'occasion de faire dans le manichéen! Grand bravo aux deux jeunes actrices qui jouent juste! Cependant, on quitte la salle un peu amer on se demandant qui finance de telle platitude! Bref, pas à conseiller!
Trop peu de dialogues, des plans fixes très (trop) longs, beaucoup d’actions inexpliquées ou sans conséquence. Des ambiguïtés inexplorées. Le seul point point positif était pour moi le jeu de l’actrice incarnant Jahia et celui de l’actrice jouant le rôle de Mila. Une déception.
Le film est merveilleux, très touchant, simple et en même temps, il montre la vraie réalité. Je me souviens particulièrement de la performance de l'actrice ukrainienne Sofia Malovatska dans le rôle de Mila. C'est tout simplement incroyable avec quelle précision elle a su transmettre le caractère de son héroïne.
Un "Quiet life" façon belge. Outre l'excellente interprétation des 2 jeunes, il ne se passe pas grand chose durant cet été.Film assez linéaire qui mène à l'ennui. On attend juste le passage du facteur.
Une histoire fine et touchante, plongée dans un réalisme social. Une histoire qui traite de l’amitié entre deux adolescentes dans un centre d’accueil pour réfugiés, une amitié filmée avec maîtrise, élégance et pudeur. Un film à aller voir et un cinéaste à suivre…
A priori, l'été de Jahia aurait dû être consacré à réviser les 4 matières dans lesquelles ses notes ont été insuffisantes lors de son examen de fin d'année. Originaires du Burkina Faso et logées dans un centre pour demandeurs d'asile, Jahia, 15 ans, et sa mère, qui souffre d'un stress post-traumatique, sont dans l'attente de la décision, positive ou négative, concernant leur demande d'asile. Jahia vit cette attente dans l'anxiété et porte sur elle en permanence toute la misère du monde. Tout le contraire de la jeune biélorusse Mila, 15 ans elle aussi, devenue la meilleure amie de Jahia, qui loge avec ses parents et son frère dans le même centre que Jahia et qui se montre toujours vive et enjouée. Jusqu'au jour où une réponse négative pour la famille de Mila frappe cette dernière d'un syndrome de résignation et va transformer Jahia en combattante cherchant à tout prix à réveiller son amie qui est dans un état de sommeil permanent. En tout début d'année, le film "Quiet life" était sorti sur nos écrans, un film dont l'action se déroulait en Suède et dont le thème principal était ce syndrome de résignation. Un syndrome qui touche surtout des enfants de demandeurs d'asile à l'annonce d'un rejet de cette demande d'asile et dont il était dit qu'il touchait surtout la Suède. "L'été de Jahia" tend à montrer qu'il aurait atteint la Belgique. Si l'amitié qui lie ces 2 adolescentes si différentes l'une de l'autre est éminemment sympathique, la façon dont elle est montrée dans la première moitié du film est loin de soulever l'enthousiasme du fait d'un certain manque de rythme . Beaucoup plus intéressante se révèle la seconde moitié, avec une Jahia qui, à l'arrivée d'une bonne nouvelle, arrive même à sourire. Benoît Dervaux, le Directeur de la photographie du film, souvent présent auprès des Dardenne comme Directeur de la photographie ou comme cadreur, prouve une fois de plus toutes ses qualités. Quant à Céline Salette, l'interprète de Juliette, la responsable du centre pour demandeurs d'asile, on ne dira jamais assez combien la qualité de son jeu illumine tous les films dans lesquels elle est présente.
Sujet intéressant, qui aurait gagné à être servi par des actrices plutôt que par des amatrices qui malheureusement ne font pas passer grand-chose en terme d’émotion et de vérité
Dans L’Été de Jahia, Olivier Meys signe un film d’une justesse rare, porté par les révélations Noura Bance et Sofiia Malovatska. Dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, Jahia, 15 ans, a fui le Sahel en guerre et vit prisonnière de la peur, tandis que Mila, solaire et insatiable, apporte lumière et espoir. Ce duo fonctionne à merveille, le contraste de leurs tempéraments nourrissant une amitié intense qui se heurte à la brutalité des décisions administratives. Meys filme avec une sobriété élégante, alternant immersion brute et instants suspendus, où la nature devient un refuge symbolique. La justesse des gestes, la place donnée aux silences et le travail sur la “chorégraphie des corps” confèrent au film une force émotionnelle rare. Sans jamais céder au pathos ni au discours militant, le cinéaste compose un récit profondément humain, où l’espoir est un acte de résistance. Un film à la douceur politique, indispensable pour comprendre l’impact intime de l’exil.
Jahia et Mila. L'une vient du Sahel, l'autre de Biélorussie. Ce sont des migrantes, dans un centre d'accueil belge, en attente des documents nécessaires, pour qu'elles ne soient pas renvoyées. Deux adolescentes de 16 ans, l'amitié pour refuge et l'espoir chevillé au corps. Cette chronique a pour premier mérite d'humaniser, sans démagogie, l'immigration, le plus souvent évoquée à travers des statistiques ou des prises de position politique. Le réalisateur, Olivier Meys, montre, s'il en était besoin, que chaque cas est unique, que les difficultés abondent et que ce n'est pas une existence que d'avoir son avenir soumis à une simple lettre recommandée. Après Quiet Life, plus puissant dans son récit, L'été de Jahia est un nouveau film à aborder le sujet du syndrome dissociatif de résignation, même si ce n'est qu'un des éléments, marquant, du métrage. Il manque sans doute à l'ensemble un peu d'intensité, mais l'empathie règne et l'émotion, contenue, finit par affleurer. L'interprétation de non-professionnelles sonne plus que juste et rend palpable la zone grise de l'atermoiement, cruelle, qui ne prendra fin que sur une décision administrative de tiers, aux motivations obscures et justifiées ou non. Après l'été de Jahia et de Mila, viendra l'automne, là-bas ou ailleurs.
Franchement, L’Été de Jahia m’a déçu. L’idée de départ avait du potentiel, mais le film est tellement lourd et figé que j’ai eu du mal à rester impliqué. On est constamment plongé dans la souffrance, sans moment de respiration, et au bout d’un moment ça fatigue plus qu’autre chose.
Les personnages manquent de vie : Mila, qui aurait pu être centrale, passe la moitié du temps à observer sans vraiment évoluer. Ça donne une impression de vide, comme si l’histoire tournait en rond. La mise en scène est froide, trop calculée, et même si certaines images sont jolies, elles créent une distance avec les émotions.
Le seul truc qui rattrape un peu, ce sont les actrices, qui arrivent parfois à faire passer quelque chose de vrai, malgré un scénario qui ne les aide pas. Et oui, il y a deux ou trois plans visuellement réussis… mais c’est tout.
En résumé : un film qui voulait toucher, mais qui finit par ennuyer et décourager. Dommage.