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Pierre Kuzor
182 abonnés
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4,5
Publiée le 24 avril 2024
A vu le très puissant et percutant film du réalisateur belgo-marocain Jawad Rhalid "Amal - Un esprit libre". Tout comme l'allemand "La salle des profs", le français "Pas de vagues", ce long métrage nous immerge dans le milieu éducatif. Cette fois-ci en Belgique. Amal est professeure de lettres et se sent envahie de la mission de faire accéder ses élèves à la liberté intellectuelle par l'analyse de textes mais aussi en privilégiant les échanges, les débats, les confrontations d'idées qui permettent la tolérance et l'ouverture sur le monde. Mais cette pédagogie va heurter certains de ses élèves de Terminale. Amal va se sentir de plus en plus vulnérable et menacée au sein de sa classe comme dans sa vie extérieure au Lycée. Le scénario d'une efficacité imparable est extrêmement construit en évitant tout angélisme, caricature, binarité. La qualité de l'écriture permet à chacun des élèves d'Amal d'avoir une réelle caractérisation, il faut dire que la classe se compose de quinze étudiants. Le milieu éducatif est bien représenté d'une proviseure à l'écoute attentive mais démunie faute de moyen, de collègues qui manque de concordance et de parents soit absents soit jouant de leur autorité abusive. Lubna Azabal passe avec brio d'un jeu intériorisé à une palette beaucoup plus physique et affichée. La formidable comédienne est la clé de voute de ce film qui dénonce toute l'ambiguïté du système éducatif belge. Le film qui commence et se finit par de longs silences assourdissants nous fait comprendre à quel point le système éducatif est malade et non compatible avec une société qui prime l'individualisme sur le collectif. Un film coup de poing, réaliste dont il faut quelques jours pour digérer la force de déflagration. Indispensable.
Amal est professeure de français dans un lycée belge. Sa classe est composée d’élèves d’origines et de confessions différentes, à un âge où l’on se construit très rapidement. Lorsqu’une élève, Mounia, est soupçonnée d’être lesbienne par ses pairs, créant une discrimination. Amal décide de faire lire à ses élèves un texte d’un auteur musulman bisexuel et le bras de fer commence. En salle le 17 avril.
spoiler: "Amal - un esprit libre" m’a mis très mal à l’aise. C’est une séance dont je me souviendrai car elle m’a fait naître des sentiments partagés. D’un côté, je me suis identifié à Mounia et ait été terrifié par la discrimination dont elle est victime. Le film parvient à insuffler une véritable peur au spectateur, lui rappelant qu’il vit dans un monde où il peut être mis en danger. D’un autre côté, la communauté musulmane est présentée comme extrême, le corps enseignant complice, et la loi aveugle aux prêches d’un individu aux mauvaises intentions. Quelle est la vérité ici ? Je ne sais pas. Toujours est-il que Lubna Azabal et les jeunes acteurs sont époustouflants de crédibilité.
Magnifiquement épouvantable ! Épouvantablement magnifique ! Et quel casting ! Les deux caractères féminins (la Prof et l’élève radicalisée) sont tout simplement magistralement incarnés. On en sort secoués
Sans intérêt, scénario vu et revu, fin prévisible, des dialogues stériles, creux. Mais surtout tellement bourré de clichés même si cela peut parfois paraître crédible... Loubna Azabal ne rayonne pas dans ce film. Fin baclé...
Un chef d'oeuvre. Je ressors bouleversée tellement ce film est un miroir de notre réalité et montre le résultat des renoncements et lâchetés successives de nos dirigeants certes mais pas que, car la majorité dite silencieuse et au quotidien a aussi une grande part de responsabilité, face à l'islamisme radical (qui lui ne cherche ni "l'apaisement", ni l'égalité) surtout lorsque celui ci gangrène toutes les couches de la société. Bien que ce film soit tourné en Belgique, il est aisément transposable en France surtout après l'assassinat de Samuel Paty survenu avec la complicité d'élèves et professeurs et sur la base d'un faux témoignage d'un parent d'élève. Un film à voir absolument pour comprendre notre présent et ce qui sera certainement notre avenir et ce sans exception aucune, si rien ne change.
Quant au jeu des acteurs, il est d'une formidable justesse et on se laisse vite happer par le film comme si on y était.
Performance incroyable de Lubna ! Elle porte littéralement le film Le climax m'a dérangé au vue du message porté par le film (son titre, l'histoire décrite) Quelques ficelles un peu grosse par moments mais éclipsé encore une fois par la peformance de Lubna et de Rongione qui a eux me font mettre une demi étoile supplémentaire
Les deux premiers tiers laissent à penser que le dénommé Nabil joue un double jeu, mais on demeure dans l'incertitude quant à la portée de son influence sur les collégiens. spoiler: Opacité intrigante, mais totalement éclaircie dès l'instant où l'on finit par assister à l'un de ses cours de religion, dans lequel il se trouve que, comme on pouvait s'en douter, il professe une lecture radicale du Coran. Et c'est alors que tout paramètre extérieur s'évapore, en même temps que l'ambivalence et la duperie du personnage .
Rhalib prend le parti des victimes, mais s'intéresse peu aux causes qui ont mené les persécuteurs à persécuter : l'entourage dans lequel ils évoluent, le matraquage idéologique qu'ils subissent, leur vécu.
L'école est défendue, voire sacralisée, lorsque la remise en question de son système d'enseignement n'aurait pas été malvenue. D'autant plus quand on voit que maintenir l'attention d'un élève, restant assis pendant des heures à tenter d'assimiler des connaissances souvent superflues, est aussi laborieux, et pousse l'enseignante à crier plus fort que les autres pour tenter d'être respectée. Grande démarche autoritaire qui ne porte ses fruits que dans la peur de la punition.
C'est ce manque de clairvoyance qui fait d'Amal un film pas mal, alors qu'il aurait pu exceller en n'omettant pas l'altérité de son sujet. Parce que, en l'état, on est pas sûr qu'un tel film puisse apporter les clefs de la tolérance à ses détracteurs. Et, à défaut d'y parvenir, il est susceptible de nourrir les débats amalgamant Islam et Islamisme, dont le film tente pourtant de faire la distinction, sans grande maîtrise.
Un très grand film illuminé par l interprétation de Lubna Azabal ! Les acteurs sont tellement crédibles dans leur rôle ! La réalisation nous tient en haleine de bout en bout bien plus qu'un thriller du box office...Les spectateurs sont restés un petit moment comme cloués sur le siège à la fin de la séance. IL fait voir absolument ce film.
Un très beau film sur l'engagement laïc d'une enseignante et le risque d'entrisme des sujets politiques et religieux dans le sanctuaire sacré de l'école. Lubna Abzabal est formidable comme dans tout ses films Un très beau témoignage avec une fin en forme de coup de poing
Constat implacable de cette loi belge délirante et associé aux réseaux sociaux , le résultat ne peut être qu"explosif. D'autant plus fort que réalisé par un marocain d'origine. Film fort , acteurs bon , quelques point moins credible mais film qui mérite d’être vu pour beaucoup.
Plus fort que la salle des profs ou pas de vagues un film glaçant sur l’entrisme de lislam radical à l école en Belgique. On peut difficilement le taxer d exagération puisqu’ils est réalisé par un musulman. L actrice qui joue la prof est époustouflante. Celui qui incarne le frère musulman fabuleux. Notre voisin très « libéral « autorise le voile dans l’enceinte de l école ainsi que des cours coraniques interdits aux mécréants. On voit aussi la folie des réseaux sociaux. Un film remarquable de lucidité. A voir absolument.
Film qui dérange, mais nous avons besoin d'être bousculés. Amal est bien placée pour savoir qui elle combat et elle ne manque pas de courage. Par contre, elle est seule, entourée de démissionnaires, de partisans de petits arrangements, de trouillards. Ce film est nécessaire et très réussi, à voir absolument.
Encore un film salutaire qui met en lumière la remise en cause de la liberté pédagogique de l'enseignant pris en tenailles entre la hiérarchie administrative et les parents d'élèves. La professeure en cause ici, propose à ses élèves des pistes de réflexion mais elle se heurte de plus en plus à l'hostilité de certains élèves qui refusent de réfléchir à des contenus contraires à leur religion envisagée comme un diktat absolu. On aborde aussi la logique implacable du harcèlement via les réseaux sociaux de ceux ou celles qui veulent vivre librement selon leurs choix. Lubna Azabal est lumineuse et admirable dans son total engagement pour lutter contre l'obscurantisme et le musellement de la pensée.