Quelle déception ! Si la suite de "Raid" était de la même excellence que celle du 1er opus, il n'en est rien pour cette suite du précédent polar coup de poing coréen. Dans ce "Round Up" 2, on partait pourtant des mêmes éléments conceptuels que dans "Round Up " 1. Un flic à la baffe leste, et aux poings généreux, plus pressé de résoudre son enquête que de se laisser freiner par les innombrables et interminables procédures juridiques et administratives, qui comme en occident, semblent avoir été conçues pour ne bénéficier qu'aux criminels. Un empressement justifié par l'urgence et l'ampleur des dangers. Dangers causés par des criminels, infiniment avides et pathologiquement sanguinaires. Tout ceci, avec en arrière-plan, des éléments exogènes à la société coréenne. Dans le précédent opus, ces éléments étaient les criminels et la police Vietnamiens. Celle-ci était montrée obsessionnellement protocolaire, et en réalité, très laxiste. À tel point que la criminalité Sud-Coréenne s'y expatriait et s'y épanouissait de manière exponentielle. Dans ce 2ème opus, il s'agit des Yakuza installés en Corée. Et c'est cet élément exogène-là qui fonctionne moins bien. Sans doute que les infos, ou données criminologiques de Sang-yong Lee à ce sujet étaient moins fiables ou moins pertinentes que celles utilisées dans son film précédent. Ici, le Japon, et les Yakuza sont franchement caricaturés à l'extrême. Or l'intrigue, elle-même, est complexifiée à l'extrême. La multiplication des parties qui s'affrontent est telle qu'on a très vite le vertige. Enfin l'humour, parfois décalé, parfois tarte à la crème, qui marchait très bien dans le précédent, est plus pataud, moins savoureux, et assez répétitif. L'exemple le plus typique est l'arrivée systématiquement trop tardive des co-équipiers de Don Lee, après la bataille. Si on était impatient de l'arrivée du 2ème, on est maintenant plutôt inquiet de la venue du 3ème.