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petitbandit
118 abonnés
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3,0
Publiée le 14 février 2024
Une histoire singulière sur un homme qui change d'identité et dont l'épouse va engager à sa mort un notaire pour tenter de découvrir qui il est vraiment. À travers ce portrait, une critique de la société japonaise sur ses standards, ses codes, sa morale pour être quelqu'un.. Si l'interprétation et la mise en scène sont bonnes, il manque quand même quelque chose pour que le film nous transporte. L'enquête est prenante mais que c'est bavard... Il faut suivre pour ne pas rater l'intrigue. Une scène finale inattendue. Pas mal dans l'ensemble
Ambition esthétique affichée, ressorts scénaristiques huilés à fond, une fois encore le cinéma asiatique tente de se démarquer des productions courantes, surtout quand le genre est celui du film policier. Ce que réussit assez bien Akira Kido dans le miroir aux alouettes qu’il nous tend autour d’une usurpation d’identité , prétexte à l’élaboration de son scénario déviant. Car derrière le mystère laissé par ce mari décédé, qui n’était pas l’homme que l’on imaginait, le cinéaste japonais revisite le pays de l’enfant roi et surtout celui où des conventions rigides interdisent à certains toute indépendance d’esprit Dans ce carcan les protagonistes de l’histoire doivent à leur façon quêter leur propre identité quand celle de l’époux disparu n’est plus qu’un prétexte à une investigation policière menée par un avocat. C’est le sel d’un récit captivant , mais sans résolution particulière, sur le niveau de l’intrigue final. Un bon film policier. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Immersion dans la société japonaise dans les dédales d'une enquête sur une usurpation d'identité d'un homme qui désirait reconstruire sa vie mais qui, du coup, a menti à son entourage. Son décès accidentel précipite la famille dans la découverte de ses secrets. Film émouvant et ciselé sur les rapports hommes-femmes et parents-enfants dans une culture bridée dans les bonnes manières. Une bonne surprise.
Un film sur l'identité intérieure et sociale, sur la transmission et l'héritage, sur l'être que l'on ressent et le paraître que l'on donne à voir. Malgré soi parfois. La thématique est filmée au long cours dans l'observation des quotidiens, avec ses bonheurs et ses malheurs, les rencontres et les épreuves qui font les individus, au travers de personnages tous interprétés avec pudeur et retenue. Les liens aux gens, aux métiers, aux paysages, la quête de l'espace où l'on peut s'épanouir laisse un sentiment doux-amer.
Le cadre de A Man est vraiment très bien posé. Avant de rentrer dans le vif de l’histoire, le film prend le temps de poser le contexte. Comme cela, nous avons le temps d'identifier les personnages quand tout d'un coup, un secret éclate...
Ce premier retournement de situation est déjà très fort. Il va dicter la suite du film. Il y a une véritable envie de découvrir ce qui se cache derrière, mais surtout comprendre comment on est arrivé à une telle situation.
Au-delà de cet aspect plus thriller, le secret permet d’aborder des thématiques profondes comme l'acceptation de soi et des autres. Plus l'enquête sur ce secret avance, plus on va être confronté à la notion d'identité. A Man va finalement plus se centrer sur l'avocat qui veut découvrir la vérité.
On ne peut que saluer la performance de Satoshi Tsumabuki. L'acteur japonais avait déjà été brillant récemment dans La Famille Asada et The Housewife.
Son personnage est d’autant plus intéressant qu’il est un catalyseur des différentes problématique liées à l’acceptation de soit. Le parfait exemple sont ses origines sud-coréennes. Alors que nous voyons un Japon rejetant l’immigration, il est partagé sur le positionnement à avoir. L’acceptation de soi et ses racines sont donc primordiales afin de trouver le bonheur.
A Man est donc aussi profond dans sa morale qu’il n’est mystérieux dans son développement.
Profondeur et délicatesse Magnifique film d'Ishikawa, plein de délicatesse mais aussi de profondeur pour aborder la question de l'identité , mis aussi des relations humaines, avec des évocations du racisme, du complotisme, le tout sans lourdeur. Excellents acteurs qui transmettent bien leurs interrogations mais aussi leurs engagements. Après "Innocence" de Kore Eda, deux aspects, différents mais aussi beaux , du cinéma japonais actuel et illustrant sa richesse
Au décès accidentel de son second mari, au Japon, une femme se rend compte qu'il possédait une autre identité. Elle charge un avocat d'origine coréenne d'éclaircir ce mystère.
Réflexion sur la part des traumatismes (ici ils seront d'ordre familiaux) dans la construction d'un être, sur la difficulté et la nécessité de les dépasser, de se libérer, afin de vivre sa propre vie.
Voilà une très bonne surprise venue de l'empire du soleil levant qui touche une problématique universelle.
" Profession reporter" (1977) de M. Antonioni est peut-être un des maîtres étalons du traitement cinématographique de cette thématique introspective.
Les films en provenance du Japon se suivent et d'une certaine façon se ressemblent.
Dans ce film du réalisateur Kei Ishikawa, on retrouve un peu de la perversité glaciale de Fukada et beaucoup de la complexité distante d'Hamaguchi. Le résultat est intéressant, à défaut d'être réellement captivant.
A man commence par un mystère somme toute classique : un homme meurt et sa femme se rend compte que son mari n'était pas du tout l'homme qu'elle croyait connaître. Multipliant les fausses pistes, le film s'avère être un thriller psychologique particulièrement complexe et sophistiqué, dans lequel les personnages ne s'avèrent jamais être ceux qu'ils paraissent.
Au-delà du sujet de l'usurpation d'identité, A man aborde bien d'autres sujets (les différences de classes sociales, la culpabilité) à travers le portrait tout en nuance du policier, joué par l'excellent Satoshi Tsumabuki.
C'est parfois un peu long et un peu froid, mais si vous aimez les atmosphères hitchcokiennes et les retournements de situation improbables, le tout dans une ambiance feutrée, nippone en diable, A man est pour vous.
Rie (Sakura Andō, à l’affiche en ce moment de "L’Innocence" et de "Godzilla Minus One") n’a pas de chance : après la mort de son premier enfant, celle de son père et son divorce, elle est réduite à élever seule son second fils Yūto avec sa mère et à tenir les rênes de la papeterie familiale à Miyazaki, une petite ville du sud du Japon. C’est là qu’elle rencontre un homme timide, passionné de dessin, qui gagne sa vie comme sylviculteur. Il se présente sous le nom de Daisuke Taniguchi. Les années passent. Rie et Daisuke forment désormais un foyer harmonieux. Une petite fille leur est née. Mais Daisuke meurt accidentellement dans l’exercice de son métier. Un an après sa mort, Rie apprend du frère même de Daisuke Taniguchi que son mari avait usurpé cette identité. Deux questions se posent : qui était-il vraiment ? qu’est-il advenu du vrai Daisuke Taniguchi ? Un avocat de Yokohama, d’origine coréenne, va mener la double enquête pour le compte de Rie.
Nous vient du Japon le quatrième film de Kei Ishikawa, le premier à sortir en France. C’est l’adaptation d’un roman publié en 2018, non traduit en français, de Keiichiro Hirano, lauréat du prestigieux prix Yomiuri, le Goncourt japonais.
"A Man" – un titre ambivalent qui peut signifier à la fois « cet homme-là » et « n’importe quel homme » – est un thriller haletant. Un avocat persévérant, lui-même constamment renvoyé à ses origines, y mène une double enquête : sur le défunt mari de Rie et sur celui dont il a usurpé l’identité. L’histoire a son lot de rebondissements, pas toujours très crédibles, mais qui réussissent à tenir le spectateur en haleine. pendant plus de deux heures.
Mais "A Man" ne se réduit pas à un suspense policier. C’est une réflexion presque métaphysique sur l’identité : qui sommes-nous ? qui prétendons-nous être ? en quoi notre identité nous définit-elle ? peut-on en changer ? nos proches l’appréhendent-ils totalement ou certaines parts peuvent-elles leur rester inconnues ? Ces questions peuvent sembler bien plombantes. La réponse qu’y donne "A Man" est si simple qu’elle en est décevante : personne ne se réduit à son état-civil. Mais, avant de parvenir à cette conclusion, "A Man" renvoie les deux héros mystérieux du film, le vrai et le faux Daisuke Tanaguchi, à une vertigineuse quête identitaire dans laquelle, comme dans le tableau surréaliste de Magritte, "La Reproduction interdite" – un homme de dos regardant un miroir, qui ne reflète pas son visage mais son dos – chaque identité se révèle le palimpseste d’une autre. L’une des dernières scènes du film réunit l’avocat qui vient de clore son enquête et sa famille. Une harmonie sans nuage semble enfin rétablie quand une étonnante révélation laisse imaginer une faille qu’on ne soupçonnait pas.
Le film traite de façon subtile plusieurs thèmes, au Japon, de nos jours : la difficulté d’assumer une filiation honteuse, de trouver une place dans sa famille et à l’inverse le bonheur de parvenir à un équilibre, de connaître et de partager l’amour. Il utilise le moteur de l’énigme policière pour tenir le spectateur en haleine, une affaire d’usurpation d’identité. Au passage, le film met le doigt sur des plaies qui font mal comme le racisme endémique des Japonais à l’égard des Coréens ou le maintien de la peine de mort. Ces thématiques sur l’identité et la famille sont proches de celles de Kore-eda, dont on sent l’influence. L’actrice principale, Sakura Andô, jouait déjà le rôle de la mère dans « L’innocence ». Le film est remarquablement photographié et mis en scène, les passages sur les matches de boxe ou les visites de l’avocat enquêteur en prison auprès d’un vieil escroc désinhibé sont impressionnants. Les acteurs sont excellents, certains très élégants (Satoshi Tsumabuki, l’avocat), d’autres sauvages (Masataka Kubota, le deuxième mari) ou truculents. Tout est nuancé et profond dans ce film qui nous immerge dans la société japonaise tout en traçant des portraits émouvants de personnalités sous tension. Une grande réussite, passée malheureusement trop inaperçue.
La subtilité et l'intelligence au service du cinéma. Ce film est très réussi dans le sens où rien n'est laissé au hasard. Chaque scène est foncièrement réfléchie et interprétée avec brio et classe. Du très bon cinéma. Y est abordé le sujet de l'identité, et notamment celle qui est bancale, qu'il faut deconstruire s'il ont survivre. Partir, et plus encore changer de nom, pour se sauver de la folie, du suicide, du désespoir de n'être rien de plus Ce film : du grand art, de la première à la dernière scène...