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Pascal
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2,5
Publiée le 7 avril 2023
Lion d'or au festival de venise (2022) est un documentaire sur Nan Goldin, photographe americaine de la scene gay et lesbienne des annees 70.
Elle participa par son travail a la mediatisation de la cause gay pendant les annees Sida et entama un combat contre une famille de milliiardaires ayant constitue leur fortune par la commercialisation d'un medicament addictif qui entraina de nombreux patients a se droguer et frequemment a en mourir.
Nan Goldin rend hommage a sa soeur qui se suicida par defauts d'attention et d'ecoute de la part de ses parents. De l'avis des psychiatres, c'etait la mere de Goldin qui aurait du etre internee et non pas sa soeur victime de la defaillance maternelle.
Si " la beaute..." et le sang verse se suit sans ennui et avec interet, le manque de ligne directrice claire le taraude de bout en bout.
Le film presente des moments de fulgurance ( toute la partie concernant la soeur de Nan est particulierement reussie et bouleversante) mais les changements de pieds, de desequilibres m'ont semble trop importants pour adherer totalement.
C'est a mon sens une sacree fleur faite a ce film que le prix qui lui est accorde.
Documentaire très intéressant. Le début est un peu long et soporifique car différents thèmes sont abordés sans lien entre eux (l'art de la photographie, les opioides et la responsabilité de la famille Sackler, la perte d'une grande sœur, le Sida, etc) mais lorsque chacun des sujets parvient à sa conclusion, on est marqué par le scandale de chacune des situations et l'inaction des gouvernements. Le documentaire m'a aussi permis de découvrir les œuvres de l'artiste Nan Goldin, intéressant et bouleversant.
Sans aucune hésitation, 5 étoiles pour ce film puissant qui embrasse tant de choses et si bien. La réalisatrice a un fait un travail colossal et judicieux dans le choix des photos et archives video. Cette oeuvre (car ce documentaire est une oeuvre d'art) riche et bouleversante ouvre par ailleurs beaucoup de réflexions. On ne voit pas passer les deux heures et je l'ai presque trouvé trop courte. Comme je ne savais rien de l'artiste Nan Goldin et vraiment très peu sur le scandale des opiacés, j'ai appris énormément. Je n'en reviens toujours pas et j'ai bien envie de le revoir juste pour réentendre certaines phrases, revoir certaines images. Vu avec une grande de 16 ans qui a aimé elle aussi toutes les dimensions du film et la grande délicatesse avec laquelle on entre dans l'intime d'une vie et quelle vie! C'est aussi un film militant, inspirant et nécessaire à tous points de vue et j'espère vraiment qu'il sera vu par un très grand nombre de personnes partout dans le monde et tant qu'à faire sur grand écran (vraiment, c'est mieux pour ce film). Donc, courrez le voir en salle avant qu'il n'y soit plus!
Une magnifique superposition chronologique. Les diapositives de l'artiste répondent, et expliquent peu à peu, l'engagement ultérieur de l'artiste. On ressent charnellement la proximité de Goldin avec ses sujets.
Un documentaire qui mêle avec beaucoup d'habileté la vie intime et politique d'une très grande artiste qu'on est loin d'oublier... Un cri de révolte envers l'injustice du monde, mais également un cri d'amour pour l'art et la vie plus généralement... A découvrir de toute urgence !
Un doc très brouillon et peu captivant qui dresse l’autoportrait d’une photographe underground méconnue, et sa lutte contre un gros groupe pharmaceutique responsable de la/sa dépendance aux opioïdes.
Un magnifique long métrage sur Nan Goldin, sa vie, son œuvre de photographe, et son combat contre la famille Sackler et les opiacés. C'est un film multiple, qui traite plusieurs époques : l'enfance de Nan dans les années 1950-60, faite de drames familiaux ; la maturité, les expériences sexuelles et l'art de la photographie dans les années 1960-1980 ; la période SIDA et Act Up dans les années 80-90 ; et plus récemment, son engagement contre les opiacés dans les années 2010-2020.
Le documentaire est un peu disparate, mais il montre que tous ces aspects de la vie de Nan font sens et sont reliés entre eux, notamment à travers la trajectoire de sa sœur qu'elle aimait tant, brisée par leurs parents et par une société américaine rétrograde et toxique, qui n'a pas tellement changé que ça plus d'un demi siècle plus tard...
On comprend que Nan Goldin soit révoltée, et c'est tout à son honneur d'avoir transformé cette colère en engagement artistique, politique, social et citoyen. Vraiment, il faut voir ce film, passionnant de bout en bout et terriblement actuel en cette ère trumpiste.
Sur le scandale des opiacés, de l'oxycotin, de la famille Sackler, je crains que les fictions Dopesick et Painkiller soient plus instructives et passionnantes. Mais cette plongée dans le New-York underground et arty des années 70 et 80, autour d'une bio subjective et quelque peu vengeresse de Nan Goldin est assez captivante. Beau combat contre ces philanthropes qui se permettent cette grande générosité (contre la pérennité de leur nom de mécène) grâce à l'argent amassé de façon ignoble. Ce n'est pas nouveau et les mécènes passés pouvaient être tout aussi abominables, mais c'est heureux que des actions militantes persévérantes permettent de rétablir un peu de dignité
On admire le talent de Nan Goldin, photographe professionnelle, a organisé avec l'association qu'elle a cree, suite à sa propre addiction à l'oxycontin, la mise en scène du massacre dû aux opiacés dans les musées du monde occidental. Elle a ainsi réussi en mobilisant l'opinion publique à faire descendre de leur piédestal la famille Sackler, mécène dans de nombreux musées et producteur du fameux oxycontin, opioïde extrêmement addictif qui conduisait inéluctablement vers les drogues dures, entre autre le fameux fentanyl, 100 fois plus puissant que la morphine. Suite à l'internement de sa soeur, anticonformiste et rebelle qu'on a voulu caché et faire taire, son obsession toute sa vie sera de fixer sur la pellicule ce que les gens ne veulent pas voir. Il s'agit d'un film tout autant sur le monde LGBT que sur la drogue. Ce film montre que l'art peut servir tout aussi bien qu'un beau discours une cause politique. En effet, ce combat, elle l'a mené seule sans l'aide de la justice. Un film qui marque.
On ne peut que s'incliner devant la force terrassante de Toute la beauté et le sang versé, magistral documentaire de Laura Poitras. Un triple portrait aussi passionnant que vibrant (d'une artiste, d'une époque et d'une lutte) dont la puissance politique et poétique bouleverse.
Une plongée dans la beauté. Magistral et magnifique. Laura Poitras nous coupe le souffle avec ce portrait d'une artiste engagée et talentueuse. Un superbe portrait d'artiste.
Toute la Beauté et le Sang Versé retrace l'immense parcours et combat de Nan Golding contre la famille Sackler et leur produits pharmaceutiques meurtriers mais va plus loin encore.
Suite à la répression sociétale contre l'homosexualité, beaucoup furent enfermés et drogués par leurs propres familles mettant en place une spirale mortelle ignoble et largement évitable.
Des portraits plus déchirants les uns que les autres, immortalisés par les polaroïds de Nan mais ses polaroïds ont eu aussi un impact primordial sur la prise de parole sur des sujets lourds et malheureusement étouffer. Violences conjugales mais aussi haineuse et surtout la première exposition traitant sur le Sida qui provoqua énormément de polémiques.
Pour lutter contre ce cercle vicieux qu'est le déni, que beaucoup préfère à travers la drogue et l'alcool pour échapper à ce monde de haine. Nan Goldin et les membres de son mouvement ont lutter corps et âmes pour avoir un minimum de justice suite à ce nombre inconsidéré de victimes.
Je me suis encore fait avoir ! J'ai fait confiance aux premières critiques et au synopsis, croyant découvrir le champ de bataille sur les opiacés aux États-Unis. Mais non, on a été exposé pendant 80% de la durée du film à la vie sexuelle débridée, underground et inintéressante de l'artiste et de ses proches. Après, chacun fait ce qu'il veut, mais franchement LEURRER le public sur un sujet pour lui imposer des images de vacuité abyssale, de misère, c'est nul, vraiment nul !