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Fred C.
4 abonnés
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0,5
Publiée le 8 septembre 2024
Je m'attendais à un hommage à Easy Rider avec un vrai roadmovie de biker année 70, et j'ai été terriblement deçu. Le film est présenté sous la forme d'une interview entrecoupée de flashback, la veuve d'un motard raconte comment elle est rentré dans cet univers par hasard, et comment les anciens biker gentils avec des codes ont été remplacé par une génération plus violente. C'est "vulgarisateur", gnan-gnan, c'est plan-plan, on va de cliché en cliché, il y avait beaucoup mieux à faire.
Je pensais que je verrai s'installer le décor de la bande de motards, puis qu'une intrigue arriverait. Non. Jeff Nichols nous propose seulement un genre de biopic moyennement captivant, sur des types moyennement intéressants.
Une pure imitation du mythique "L'équipée sauvage" et même de "Easy rider", tout ça sur des airs de "Sons of anarchy". Malgré un casting intéressant, le film est ennuyant. Un scénario justement rafistoler avec aucune profondeur. Comme si c'était un remake des films cités au dessus.
Jodie Comer est incroyable, c'est vraiment elle la révélation du film. Sinon, je suis sortie déçue, je m'attendais globalement à mieux. Je me dis que traité par Scorsese, ça aurait été un chef-d'œuvre ; là, c'était trop timide, trop lisse, un peu comme un curry thaï sans piment.
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3,0
Publiée le 13 septembre 2024
Un film d'èpoque qui traite du problème de la dèlinquance, de l'incommunicabilitè et du conflit des gènèrations, de la soif d'absolu et de la violence de la jeunesse. "The Bikeriders" (2023) de Jeff Nichols marque plus d'une similitude avec "The Wild One", le classique de László Benedek tournè soixante ans plus tôt, mais aussi avec le mythique "Easy Rider" (1969), rèalisè par Dennis Hopper! Nichols a retenu les leçons de Benedek et Hopper dans cette violente histoire d'un gang de motards de la fin des sixties qui s'inspire d'un album de photos de Danny Lyon! Et c'est souvent une certaine nostalgie qui l'emporte (l'univers des bikers, l'essence brute d'une èpoque...). Nichols revisite au passage le vieux triangle amoureux pour en faire une histoire d'hommes intense qui doit beaucoup à la photogènie d'Austin Butler et Tom Hardy! Le charme bad boy rebelle à la James Dean d'un côtè, la virilitè et l'attitude dècontractèe à la Marlon Brando de l'autre! Dommage que Jodie Comer ne soit pas toujours à la hauteur de son personnage avec une voix-off qui peut vite agacer (Mary Murphy ètait bien plus convaincante en serveuse de bar amoureuse de Brando). Attendu certes mais vibrant quand il le faut...
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3,0
Publiée le 9 juillet 2024
D'un club de passionnés de motos, Johnny en a fait un gang de motards qui ne cesse de gagner en influence et de se développer dans tout le pays. En adaptant le livre d'un photographe qui a suivi une bande pendant près d'une décennie, Jeff Nichols raconte la trajectoire de ce club et de ses membres. Des personnalités différentes, dont des gens rangés, qui s'affranchissent des lois une fois ensemble. On suit principalement Johnny, le chef, et Benny, le solitaire, le tout raconté par la petite amie de ce dernier, qui est incarnée par une géniale et drôle Jodie Comer. Un film nostalgique sur la fraternité, la solitude, le désœuvrement avec des personnages confrontés à une culture de la violence. Cependant, et ce malgré quelques bagarres et règlements de compte, il ne s'agit pas d'un film de gangsters. Il y a un basculement, mais le virage est pour ma part mal amorcé. Et Benny est d'accord quand il demande s'ils sont "vraiment ce genre de club". Si cette façon de vivre, qui est plus qu'une passion, est bien retranscrite, je trouve que le scénario manque d'éléments concrets. Ça reste pas mal, esthétique et bien joué, mais le développement de l'histoire et des personnages m'a laissé sur ma faim.
Jeff Nichols a pris son temps pour nous revenir avec un nouveau long métrage. Ce dernier est dédié aux clubs/gangs de bikers et est tiré d’un livre relatant la fondation des Outlaws MC. Au programme donc : de belles bécanes, une bonne bande son bien rock, ce qu’il faut de testostérone et ungrain d’image rappelant le cinéma des années 60/70.
En terme de réalisation et de mise en scène, le cinéaste nous en met plein les yeux et fait montre d’un talent et d’une maturité qui s’est bien développés depuis ses films précédents. Du lourd côté casting avec une mention spéciale pour Tom Hardy. Excellente bande musicale.
Ma réserve viendrait plutôt de la narration. Ce faux aspect documentaire avec les passages en interviews ont, à mon sens, alourdis le récit et casser l’immersion. Du coup, certaines scènes perdent de leur efficacité. Dommage.
Un bon retour tout de même. Techniquement excellent, « The Bikeriders » fait partie des trop rares film à aborder l’univers des MC. Inutile de bouder notre plaisir.
Jeff Nichols a puisé son inspiration à travers les travaux d'un photographe qui a accompagné un groupe de bikers du milieu des sixties jusqu'au début des seventies, certainement l'âge d'or de ce mode de vie. cela se ressent, Nichols donne une dimension mythologique à ces personnages, dans une mise en scène belle et posée, mais à plus de mal à leur donner vie. Même s'il y a une vrai ambiance, il y a un côté appliqué qui empêche le film de prendre une dimension supplémentaire. Le fait d'avoir construit le film en flash back, avec le recul des années empêche peut-être une plus geande immersion En l'état cela reste très bon, avec des acteurs convaincants, une réflexion sur l'individu a l'intérieur du groupe, l'amitié, la loyauté dans un système qui dérive. Jeff Nichols s'est toujours intéressé à la norme tout au cours de son œuvre, on trouve cela encore dans ce film réflexif et iconique sur les bikers américains
Un film original de notre temps et nostalgique des années 60/70 dans le monde des motards rebelles qui sillonnent les routes des Etats-Unis entre gangs rivaux, bagarres, alcools, mais aussi amitié entre passionnés de grosses bécanes et de liberté. La mise en scène et le scénario sont signé Jeff Nichols qui fait une œuvre maîtrisée du début à la fin et cela fait énormément du bien de voir le cinéma Américain actuel, bouffé de Reboots et Marvel, faire quelques fois des longs métrages comme ici le très réussi "The Bikeriders" . Je mets le maximum, c'est assez rare dans les films récents sortant en salles, mais j'ai pris un pied devant cette adaptation d'un livre avec récits et photographies, qui doit être passionnant, décrivant un groupe de motards dont la narratrice est une femme de mode 60's amoureuse d'un motard rebelle qui aime sa moto, ses copains et elle, un personnage qu'on remarque par sa silhouette et son allure silencieux, celui ci est incarné par le grand espoir Austin Butler remarquable et sa compagne joué par la superbe Jodie Comer. Tom Hardy est impressionnant de carrure et compréhensible envers ses camarades de routes.en chef de gang. Les motards se sont inspirés du film "L'équipée sauvage" avec le mythique Marlon Brando et j'ai pensé au cinéma de Francis Ford Coppola avec entre autres "Outsiders" et "Rusty James" , des films cultes de mon enfance auquel j'ajoute le même adjectif pour "The Bikeriders". Merci Jeff Nichols !.
Jeff Nichols a un peu tardé à revenir mais il demeure un grand cinéaste de l'Amérique profonde. Son cinéma est classique tant narrativement qu'esthétiquement dans le bon sens du terme. Film de bikers, de gang, d'amitiés viriles et touchantes, the bikeriders est un beau voyage dans les années 60-70 , c'est un film qui esquisse de beaux portraits, les personnage secondaire étant aussi travaillés que les autres, Michael Shanon a peu de scènes mais est formidable. La beauté à la James Dean d'Austin Butlet face au charismatique Tom Hardy, qui évoque le Marlon Brando de l'équipée sauvage , sans oublier Jodie Comer qui réussit pleinement à exister dans ce monde d'hommes, the bikeriders est un films d'acteurs. Nichols s'il livre peut-être son film le plus grand public, continue de faire du beau et noble cinéma. Un peu comme les films de James Gray, les œuvres de Nichols sont des petits bijoux ciselés faussement académique d'une grande sensibilité.