The Bikeriders
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237 critiques spectateurs

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Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2024
Prenez Easy Rider, La Fureur de vivre et L’Équipée sauvage, mélangez au livre The Bikeriders (de Danny Lyon, comme le film ne le mentionne jamais que comme "écrit par un photographe", on vous le donne) : vous avez ce joli film de fantasme mascu. Jeff Nichols oblige, les plans sont soignés, les personnages sont touchants (surtout le "James Dean qui ose pleurer", notre personnage préféré), les belles bécanes sont un ravissement pour les yeux (on se prend à descendre le regard de l'acteur vers sa moto, oubliant complètement la scène pour reluquer la beauté cylindrée qui luit au soleil...). The Bikeriders jouit d'un casting de qualité entre le sosie parfait de James Dean (Austin Butler, comme d'habitude rayonnant), un Tom Hardy qui est tellement à fond dans son personnage qu'il ne voit même pas la voix atroce qu'il lui fait prendre (on n'a jamais pu le prendre au sérieux, avec cette voix de fillette de six ans... Mais où est-il allé chercher cette voix ?), et Jodie Comer qui elle aussi se donne beaucoup de mal pour donner l'impression que son personnage (le seul féminin) arrive à respirer dans ce récit de mecs, par des mecs, pour des mecs. On s'explique. The Bikeriders porte un amour inconditionnel à ses modèles de bikers (Easy Rider, La Fureur de vivre, L’Équipée sauvage), sans nuancer son propos "dans son jus" ultra macho, en lissant beaucoup la réalité (c'étaient des voyous alcoolos, drogués et irresponsables) pour en faire une image d’Épinal à adorer pour un certain public masculin nostalgique, ce qui nous a perdu au bout de cinq minutes (les femmes ne touchent pas à la moto et restent gentiment à la maison, les mecs ne font que picoler et se taper - parfois les deux -, griller des feux rouges bourrés alors qu'ils ont des gosses, retaper une bécane à plusieurs milliers de dollars alors que la maison de Madame tombe en ruine, bref : vous êtes une femme, ce fantasme est un pur cauchemar). Mais, étrangement, on ne voit jamais les bikers se droguer ou enchaîner les propos racistes (surtout liés à la guerre du Vietnam), ce qui confirme le lissage, pour en faire une image aimable pour un certain public-cible. Le fantasme a juste soixante ans de retard, et oublie de laisser de l'espace au récit (il ne se passe quasiment rien : pas de braquage, de lutte contre un autre gang, on ne voit pas les conséquences du spoiler: changement de chef
... Le film se base sur des interviews qui nous racontent tout avec une voix-off lourde). On ne sait pas plus ce que font ces gens dans la vie (d'où vient le fric pour les cylindrées ?), ni pourquoi Michael Shannon disparaît de l'écran pendant plus d'une heure (sans explications), ni ce que fait le gang en-dehors des pique-niques (on ne les voit pas souvent rouler). Vraiment, heureusement qu'il y a Jeff Nichols derrière la caméra, car il sait filmer ses vedettes, il nous raconte sincèrement son amour pour les bikers (même si on ne le partage pas, on comprend son point de vue, et il le défend vaillamment), et son casting se donne à deux mille pour cent (on a vraiment été bluffé par la ressemblance d'Austin Butler avec James Dean). Donnant un film où l'on n'est clairement pas le public-cible (un fantasme daté), mais qui est très soigné, et rend hommage à un livre-photo (de Danny Lyon) qu'on est curieux de feuilleter. On repart sur notre Harley rutilante (dans nos rêves) dans le soleil couchant, direction d'autres salles de cinéma pour de nouvelles aventures.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2024
Comme d'habitude, Jeff Nichols frappe très fort avec The Bikeriders. Un film parfaitement maîtrisé, qui parle d'amour, de liberté, de loyauté, dans une ambiance passionnante, et une mise en scène en apesanteur qui emprunte parfois à Quentin Tarantino.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Une plongé concrète dans l'Amérique des années 60/70, dans l'intimité de ses premiers bikers et de la montée en puissance de nouveaux groupuscules.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2024
C'est assez fort d'embarquer le spectateur dans un univers qui ne l'attire pas de prime abord. L'univers des motards tatoués en blousons noirs qui vivent en marge de la société n'est pas le plus porteur mais on rentre dedans malgré tout grâce à son casting et sa réalisation de qualité.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2024
Un étudiant en photographie, inspiré du photographe Danny Lyon, au milieu des années 60, suit une bande de motards, les Vandals de Chicago, dans le but de rédiger un livre. Quelques années plus tard, le photographe retrouve Kathy (Jody Comer), la femme d'un des bikers, Benny. Celle-ci lui raconte l'évolution du groupe.

Le film commence quand Benny consomme dans un bar sans avoir "retiré ses couleurs", il se fait agresser par des clients.

Avec le récit de Kathy, et le regard du photographe, Jeff Nichols offre une chronique passionnante, une histoire d'amour touchante et une belle galerie de portraits d'un groupe de motards créé par Johnny (Tom Hardy). spoiler: Ces hommes rejoignent le groupe, pour "appartenir à quelque chose". S'ils n'obéissent pas aux règles de la société, ils se plient à celles du groupe jusqu'à parfois remettre l'autorité de Johnny en cause. Ces bikers ont aussi un code de l'honneur qui commence à se déliter au moment de la guerre du Viet Nam, un tournant, aussi lorsque les Vandals deviennent de plus en plus nombreux.


J'ai malheureusement vu le film en VF. Malgré tout j'ai apprécié l'ambiance de cette vie marginale, les gros plans sur les visages expressifs, la reconstitution des années 60 avec les motos et les voitures, l'histoire entre Benny et Kathy. spoiler: Ce n'est pas un film de course poursuite à la Mad Max. Jeff Nichols met l'accent sur la communauté et les liens qui unissent ses fondateurs.


Mon blog : larroseurarrose.com
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2024
Très bon film, l'histoire est racontée de façon originale par le biais de la femme du héros. La bande originale est parfaite. On est tout de suite happé par l'histoire.
Kana57
Kana57

59 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 décembre 2024
Vu The Bikeriders L'histoire de la Vie de Motards dont on en a rien à foutre. Les personnages sont mal ecrit ya pas de scénario c'est Mou du genou les Acteurs sont pas mauvais non mais Jeff nichols j'aime pas son cinéma, c'est souvent d'un Chiant Dommage ⭐️
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2025
Bien interprété, bien mis en scène, mais un peu vide. On s'ennuie un peu face à cette histoire un peu banale. Le film correspond à une mise en mouvement du livre de photos dont il s'inspire.
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2024
Avec The Bikeriders, Jeff Nichols revisite un mythe américain avec un certain classicisme empreint de fascination, d’exaltation puis de mélancolie. Grâce à Jodie Comer, absolument magnifique, il donne à cette chronique des seventies une puissance féministe qui bouscule les codes du genre. Kathy (Jodie Comer) commente ainsi chevauchées pétaradantes, baston dans les bars, beuveries avec humour et détachement pour écailler le vernis sexy et machiste des blousons de cuir et des machines rutilantes pour décrire comment une bande de motards « têtes brulées » se transforme peu à peu en gang ultra violent d’une noirceur totale.
Une exploration lyrique et sensible de la société américaine qui en dit long sur la crise culturelle et sociale qu’elle traverse aujourd’hui.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2025
En 2023, le très hétéroclite réalisateur Jeff Nichols revient sur le parcours d'un club de motards ayant chauffé le bitume au cours des années 1960 aux Etats-Unis. La narration s’effectue à travers les souvenirs de l’épouse d’un des membres de ce gang. Ce procédé, certes didactique, ne permet pas au spectateur de s’imprégner pleinement de la douce folie de ces hommes épris de liberté et vivant en marge des normes de la société. De fait, on reste sur une intrigue lisse, calibrée pour Hollywood, qui manque de crasse et de sueur. Par ailleurs, pour préserver l’image idéalisée des bikers, l’histoire s’interrompt juste avant le début de la criminalité et de l’extrême violence dans laquelle la plupart de ces bandes vont sombrer. Bref, un film sympathique mais qui ne transcende jamais le mythe.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2024
si vous voulez voir ce film, je vous en prie allez le voir en VO. cela faisait 20 ans que je n'avais pas regardé de film en VF, et cela ne m'arrivera plus jamais je vous le jure. Les voix originales sont très importantes pour ce film. le doublage n'est pas réussi et décrédibilise le scénario.
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2024
Ode à la moto et à une certaine manière de vivre, The Bikeriders est une plongée fascinante dans un "gang" de motards ; en fait, d'abord un groupe de gens de milieux populaires, de marginaux, de paumés, liés les uns aux autres par une même passion pour leur bécane, et la liberté de la route. Si l'univers qui est dépeint est violent et sexiste, dans le fond, on ne peut que se prendre d'affection pour cette grande famille à laquelle ils estiment tous appartenir, et qui, nonobstant l'abord, est régie par un ensemble de règles et un certain "sens" de la morale. L'évolution du groupe, sa mue progressive en une gigantesque organisation transforme l'identité des "Vandals". Les règles disparaissent, tandis que les bonnes personnes, individus aux destins parfois tragiques mais authentiques, se retrouvent écartés. Tel est le drame de cette histoire. Une tranche de vie américaine s'achève, certes, dans la douleur et la déception. Mais le chemin parcouru en valait la peine. The Bikeriders se fait en cela l'écho fidèle, l'écho sincère d'un pan d'une époque charnière de l'histoire de l'Amérique, et nous laisse, avec le couple Benny/Kathy sur une belle touche d'espoir.
Heloise
Heloise

7 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 juin 2024
L’image est belle, mais bon, il n’y a que ça. C’est très frustrant de voir Jodie Comer à l’écran ne servir à rien du tout sinon passer pour une cruche des années 70 comme on en fait plus du tout dans les films de nos jours. D’ailleurs toutes les femmes de ce film ne servent qu’à décorer. Dommage parce que ça aurait donné du peps à ce métrage interminable.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2024
Western sur bitume

Jeff Nichols est un des nouveaux réalisateurs américains – 45 ans aujourd’hui -, que je suis avec le plus d’intérêt depuis 2011 et son formidable Take Shelter. Depuis il ne m’a jamais déçu avec, Mud, Loving, et Midnight Spécial qui remonte à 2016… depuis plus rien, Heureusement il nous revient avec ces presque deux heures pétaradantes, violentes et… géniales. Dans un bar de la ville, Kathy, jeune femme au tempérament bien trempé, croise Benny, qui vient d’intégrer la bande de motards des Vandals, et tombe aussitôt sous son charme. À l’image du pays tout entier, le gang, dirigé par l’énigmatique Johnny, évolue peu à peu... Alors que les motards accueillaient tous ceux qui avaient du mal à trouver leur place dans la société, les Vandals deviennent une bande de voyous sans vergogne. Benny devra alors choisir entre Kathy et sa loyauté envers le gang. Je rassure – ou je déçois – les grands amateurs de grosses cylindrées, ce n’est pas un film de motards, mais un film d’amour qui questionne sur le bonheur, l’amitié au son du rock’n roll – Cream, Stones, The Shangri-Las -. Ce drame s’avère être moins un film de route que de bars, de parkings et de pique-niques où l’on stagne, enivré et à moitié amorphe… désespéré et pourtant superbe !
Le film s'inspire du livre de photos et d’entretiens du même nom, publié en 1967 par Danny Lyon. Cette histoire est donc vraie et on peut noter que le gang existe toujours, et qu'il reste l'un des rivaux des célèbres Hell's Angels. Je ne pensais pas pour voir me passionner pour une intrigue se déroulant dans ce milieu des motards. Mais c’est la magie de Jeff Nichols, qui sait raconter des histoires, créer une atmosphère, creuser jusqu’au tréfonds de l’âme humaine et nous emporter dans des univers qui ne sont pas les nôtres. Avertissement : il faut absolument voir ce film en VO… ah cet accent du Middle-West ! On pense irrésistiblement à L’équipée sauvage, Les Affranchis ou à Easy Rider. Certes. Mais il y a un plus : la patte de Nichols qui parvient à donner un accent féministe à ce drame testostéroné et pétaradant. Ce n’est pas là sa moindre qualité, car, paradoxalement, tout est beau dans ce film crasseux, poisseux et sanglant, faisant de deux heures, une exploration exaltée et nostalgique d’une page de la mythologie américaine. Cinéaste et conteur à la fois, il nous propose son film sans doute le plus inconfortable, ce qui ne retire pas une once à sa magie.
Austin Butler, après ceux du King Elvis, endosse les blousons élimés du gang des Vandals avec une belle présence à la James Dean. Jodie Comer, magnifique, - elle crève l’écran -, est la caution féminine de ce film d’hommes où l’on croisent encore l’excellent Tom Hardy, en « bête sauvage » digne de Scorcese, l’incontournable Michael Shannon, qui en est à son 6ème film avec Nichols, ou Norman Reedus, et pas mal d’autres auxquels l’équipe de maquillage et les costumiers se sont ingéniés à donner des silhouettes et des tronches incroyables… une pleine réussite. Lyrique, captivant, mélancolique, sauvage, tragique, un film de bande comme on voit peu. Un des plus beaux films américains de 2024 !
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2024
Fort d'un casting 5 étoiles, The Bikeriders est un film intéressant sous beaucoup d'aspects où, au plus près de leurs vies, un club de bikers fondé par Johnny (Tom Hardy) finira par devenir incontrôlable grandissant beaucoup plus que ses ambitions.
L'originalité tient sur le fait que l'histoire est racontée par Kathy, seul personnage féminin qui vivra l'aventure en sortant avec l'archétype du bikers, Benny, jouer par un très bon Austin Butler. Un film lent, très bien rythmé, qui dépeint avec réalisme et sans jugements, une histoire touchante d'amitiés.
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