« The Bikeriders » est un hommage efficace aux bikers des années 1960. Le film est bon grâce à la richesse de sa narration, ainsi qu’à la photographie propre à cette Amérique des années 60-70. Malgré un rythme lent, nous sommes captivés par les évènements et nous ne nous ennuyons pas. Il faut dire que le point fort du film demeure son casting cinq étoiles, porté par un Tom HARDY dans un rôle à la hauteur de son talent d’acteur.
spoiler: S'inspirant jusque dans le scénario de l'Equipée sauvage, cette adaptation d'un livre de photos adopte le point de vue de la femme, comme si Kathie narrait sa rencontre avec Johnny! Légèrement en sur-jeu, Jodie Cormer (au rôle entre candeur et manipulation) n'atteint pas le charisme de Tom Hardy ni le magnétisme d'Austin Butler (qui nous parait aussi séduisant qu'à l'héroïne !). Etudiant les relations de pouvoir ou de rivalité au sein d'un microcosme de marginaux revendiqués, l'intrigue ne réserve guère d'originalité et n'exploite qu'en arrière-fond le contexte politique, historique, social qui accompagne l'essor de ces escouades vrombissantes; or la mise en scène réussit autant l'hommage à l'esprit des années 60 que l'impression de fascination exercée par les bikers, et se distingue par son habile utilisation de la bande-son. Un mélange réussi de modernité et de tradition!
Beau, remarquablement interprété (Tom Hardy, waou !) et réalisé. Mais quel ennui. On passe d’un personnage à l’autre, d’un fait divers à l’autre, sans liant. En résumé : beau de loin mais loin d’être beau.
Drame, écrit et réalisé par Jeff Nichols, The Bikeriders est un film convenable. L'histoire se déroule dans les années soixante et nous fait suivre les membres d'un club de motards crée dans le fin fond du Midwest. Mais bientôt, ce qui devait être un lieu de rassemblement pour les marginaux locaux va laisser place à un gang plus dangereux, ce qui va bouleverser l'harmonie de ce club. Ce scénario, s'inspirant du livre de photos du même nom publié par Danny Lyon, est globalement plaisant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures, malgré de nombreuses tares. En effet, l'intrigue, plutôt classique, ne parvient jamais réellement à décoller en dépit d'une exposition qui prend son temps. Pourtant, il y avait matière à faire avec ce récit narré sur plusieurs années. Mais celui-ci n'est pas bien raconté, notamment à cause d'une temporalité mal maitrisée. De plus, les thématiques abordées comme la rivalité, l'héritage, la camaraderie ou encore l'amour, ne sont pas correctement traitées. Résultat, le film ne semble parler de rien. Même son ton sérieux et grave ne parvient pas à distiller des sentiments. La faute entre autre à des personnages peu intéressants, à commencer celui joué par Austin Butler. Son tempérament ne colle avec rien et on a du mal à comprendre ce qu'il veut dans la vie. Surtout, sa romance avec Kathy, incarnée par Jodie Comer, ne fonctionne absolument pas. On ne ressent à aucun moment de la séduction, du désir et ou de l'amour entre eux. On se demande même ce qu'ils font ensemble tant il représente tout ce qu'elle déteste. Seul le rôle interprété par Tom Hardy parvient à dégager plus de consistance. Mais du coup il se retrouve bien seul, surtout que les autres membres du club ont des rôles très secondaires. En conséquence, les relations établies entre tous ces individus ne procurent absolument aucune émotion alors qu'il eut été possible de nous toucher. Des échanges soutenus par des dialogues beaucoup trop artificiels pour parvenir à créer des liens forts. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère bonne. Mais sa mise en scène aurait du être beaucoup plus percutante avec ces groupes de motards propices aux belles images. Il n'en est hélas rien. La photographie est correcte mais avec de tels environnements et une reconstitution d'époque comme celle-ci, on pouvait s'attendre à des plans plus marquants. Ce visuel sans plus-value est accompagné par une b.o. aux titres se fondant bien avec le propos, sans pour autant être mémorables. On retiendra d'avantage le tapage produit pas les moteurs vrombissants. Reste une fin vraiment pas à la hauteur venant mettre un terme à The Bikeriders, qui, en conclusion, est un film correct mais assez vite oubliable.
Film de bande / film de gang Jeff Nichols, cinéaste contemporain majeur du cinéma américain, revient après une longue absence avec un film de motards. Ce 6ème long métrage n’était apparemment pas fait pour moi. Mais c’est sans compter sur les talents de conteur et de metteur en scène de son maitre d’œuvre ; car celui-ci creuse toujours le même sillon fertile obstinément : retracer le parcours mélancolique de marginaux ou prolétaires cherchant leur place dans une Amérique des oubliés. Pour cette histoire, il prend des accents très scorcesien, une forme de « Les affranchis » en deux roues. Au centre de cette histoire de mecs sous testostérone, une femme, et quelle femme ; une belle découverte, Jodie Comer. Elle sera la narratrice de cette histoire au long court et surtout elle permet de dézoomer d’une histoire qui n’aurait pu être que masculine, car elle porte un regard féminin sur l’épopée du gang. En aparté, le narrateur externe c’est déjà très Scorcese tout comme le traitement de la place de la femme dans ces histoires d’hommes brutaux. Comme chez Scorcese ou comme dans le célèbre et formidable « Mud » de Nichols ; le film démarre avec une aura magique des protagonistes qui s’effilochera peu à peu pour ne révéler que leur plus simple humanité. Aucun point de bascule marqué ; pas de film en deux parties thèse-antithèse ; le ton changera subtilement au fil du film. Magique aussi, la bande son, hyper cool ; truffée de tubes magiques des 60’s entre Stone, Cream et bien d’autres. Tout comme son casting quatre étoiles ; pour accompagner la solaire Jodie Comer, un grand acteur bien installé dans le rôle du petit parrain de sa campagne, Tom Hardy ; et l’autre découverte avec l’actrice, Austin Butler, gueule d’ange, qui forme un couple hyper glamour avec la première. Il est dans le récit le détonateur, le fêlé qui détraque le récit et fait basculer le film du lyrisme à la violence sourde et brutale. Il est le point de bascule. Une belle surprise pour un film type « Easy Rider », au premier abord pas fait pour moi ; mais cueilli par les talents de conteur de son chef d’orchestre et de ses solistes. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Jeff Nichols adapte un livre de photos. Le problème de ce film est que le réalisateur n’arrive pas à développer son scénario au-delà du simple témoignage. Autre problème : le rythme du film est si lent qu’au bout d’une heure, une partie du public quitte la salle… Donc, filme très moyen dans son contenu, avec un rythme trop lent.
Une vraie bonne surprise, qui plonge dans l’univers des blousons noirs, un milieu qu’on voit finalement assez peu au cinéma. Le film dégage une énergie brute, avec ses codes, ses rivalités et ses moments de fraternité. Mais ce qui marque le plus, ce sont les deux acteurs principaux : ils crèvent littéralement l’écran et donnent une belle intensité à l’histoire. Nichols signe un film stylé, nerveux et assez captivant finalement.
Un film lent mais intense avec des acteurs convaincants ! Outre Tom Hardy et austin butler , j’ai beaucoup aimé l’actrice jodie comer Les relations entre bikers et la relation amoureuse sont tout autant intenses dramatiques et violentes A voir
L'histoire d'un club de motards (à la fin des années 60) de sa création à son apogée spoiler: dans le monde du crime . Comme on s'y attend il y a les clichés (ce qui n'est pas péjoratif) : les bad boys, les bagarres, les filles, l'alcool... "the bikeriders" est un western contemporain qui nous parle de fraternité de fierté mais aussi d'amour, difficile de ne pas faire le parallèle avec le classique "l'équipée sauvage". J'ai trouvé le film un peu long à démarrer mais une fois que nous avons fait connaissance avec les principaux personnages cela devient plus intéressant sans pour autant être passionnant, je doute que "the bikeriders" deviennent une référence à l'image de "easy rider" ou "l'équipée sauvage". 6/10
La naissance des groupes de motards dans les états unis de la fin des années 60, début des années 70..... ça fume, ça picole sec, c'est viril, et que dire des bagnoles de l"époque ......l'histoire elle est secondaire par rapport à tout ce qu'il y a autour......
Le réalisateur Jeff Nichols évoque un club de motards à la fin des années 60 qui va évoluer avec le pays au fil des années au travers le regard d’une jeune femme tombée amoureuse d’un motard ayant depuis peu rejoint le club. Fascinant, vrombissant et ancrée dans une époque sixties révolue le cinéaste signe une œuvre mélancolique marquant peu à peu la rupture d’un club glissant inexorablement vers la violence. Porté par les excellents Austin Butler et Tom Hardy – qu’on retrouve enfin dans un vrai rôle de cinéma – qui se font pourtant voler la vedette par Jodie Comer étincelante dans ce monde fait de virilité et de crasse.
On suit la lente transition d’un groupe de motards rebelles soudés mais un brin amorphe qui se perd et s’efface pour devenir un gang de motards. Bonne prestation des 2 acteurs principaux. La narration décousue et lente casse malheureusement le rythme de ce film qui aurait pu être encore plus ambitieux
Au centre, Benny, le héros, bad boy paumé à la gueule d'ange, dont Katty, la femme forte est amoureuse. Un tigre du Bengale dont elle n'aura de cesse de voulir en faire un chat d'appartement. Avec le recul, une saga bien campée, celle des Vandals, une bande de motards commandés par un chef : Johnny. Un récit anthopologique du changement de moeurs des années 70, du passage d'une bande d'allumés d'alcool et de motos à celle du gang de trafiquants de drogue ; du passage du couteau au flingue, de l'abandon de la moto au profit de la bagnole. Une fable morale, celle du chien et du loup, un film chargé des mythes de l'ouest, des clins d'oeil, de la chevauchée du cow-boy solitaire, revisitée à la sauce Easy Rider, aux Anges de l'Enfer. Un film chargé de clichés, de Marlon Brando à james Dean en passant par Brad Pitt... globalement on appréciera le casting de tous les personnages, avec une mention spéciale pour Johnny, alias Tom Hardy, misfit désespéré et touchant dans son rôle de chef en quête d'une impossible succession.