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3,0
Publiée le 13 septembre 2024
Un film d'èpoque qui traite du problème de la dèlinquance, de l'incommunicabilitè et du conflit des gènèrations, de la soif d'absolu et de la violence de la jeunesse. "The Bikeriders" (2023) de Jeff Nichols marque plus d'une similitude avec "The Wild One", le classique de László Benedek tournè soixante ans plus tôt, mais aussi avec le mythique "Easy Rider" (1969), rèalisè par Dennis Hopper! Nichols a retenu les leçons de Benedek et Hopper dans cette violente histoire d'un gang de motards de la fin des sixties qui s'inspire d'un album de photos de Danny Lyon! Et c'est souvent une certaine nostalgie qui l'emporte (l'univers des bikers, l'essence brute d'une èpoque...). Nichols revisite au passage le vieux triangle amoureux pour en faire une histoire d'hommes intense qui doit beaucoup à la photogènie d'Austin Butler et Tom Hardy! Le charme bad boy rebelle à la James Dean d'un côtè, la virilitè et l'attitude dècontractèe à la Marlon Brando de l'autre! Dommage que Jodie Comer ne soit pas toujours à la hauteur de son personnage avec une voix-off qui peut vite agacer (Mary Murphy ètait bien plus convaincante en serveuse de bar amoureuse de Brando). Attendu certes mais vibrant quand il le faut...
Je m'attendais à un hommage à Easy Rider avec un vrai roadmovie de biker année 70, et j'ai été terriblement deçu. Le film est présenté sous la forme d'une interview entrecoupée de flashback, la veuve d'un motard raconte comment elle est rentré dans cet univers par hasard, et comment les anciens biker gentils avec des codes ont été remplacé par une génération plus violente. C'est "vulgarisateur", gnan-gnan, c'est plan-plan, on va de cliché en cliché, il y avait beaucoup mieux à faire.
On enfile le blouson, on fait chauffer la bécane en réveillant tout le quartier, on enfourche la selle, on roule pour rejoindre la bande et on devient les rois du monde. Voilà l'ambiance de The Bikeriders, ça sent le vieux cuir, le pot d'échappement, la bière et le vomi. Visuellement, on a le droit à deux vraies gueules, entre Tom Hardy et Austin Butler, ils crèvent l'écran, et nous plonge dans le trip mécanique sans difficulté. Le rythme est assez lent, l'histoire avance peu, et on sait où tout ça va nous mener : progressivement on décroche un peu, le scenario étant déjà fini dans nos têtes. L'univers des motards est bien là, mais l'histoire est finalement trop banale, trop clichée dans le genre pour vraiment marquer. Dommage car l'ambiance était là.
Vroum, vroum... Oh quelle belle moto ! Oh que les bikeriders sont des foufous ! Voilà. C'est le résumé du film. C'est d'un creux abyssal. Les motards boivent de la bière, partent dans un autre bar boire de la bière, font la bagarre parce que la bière et chaude et se demandent si ça ne vaudrait pas le coup d'aller boire une bière pour se remettre de ces émotions. Où est le portrait d'une génération anticonformiste ? C'est mal joué, mal mis en scène et la scène finale est affligeante... de conformisme !
Quel film ! Après ses incroyables Mud et Midnight Special, Jeff Nichols change totalement d'univers sans abandonner ses reflexions sur la liberté, l'émancipation et la figure paternelle. Un excellent film, sans doute l'un des meilleurs de 2024. Les scènes sont épiques, les plans magnifiques et les dialogues tranchants. A voir !
Jeff Nichols a mis le paquet pour recréer l'univers des gangs de motards et les USA des années 60. Et tout y est pour iconiser les personnages, les rendre tous plus cools les uns que les autres. En cela, The Bikeriders est une franche réussite : la réalisation, la photographie et le jeu des acteurs sont tout simplement parfaits. L'histoire et l'évolution du groupe sont relativement intéressants, et nous disent quelque chose des dérives identitaires ou de l'endoctrinement. Mais le problème principal du film réside justement dans le manque de distance et de regard critique que le réalisateur pose sur ses personnages. Car si tout nous montre que ces hommes sont des monstres, le film s'efforce de les glorifier et de vouloir nous les rendre sympathiques. En somme, The Bikeriders est un magnifique hymne aux masculinités toxiques sous toutes leurs formes, et c'est malheureusement ce qui explique son succès.
Film sympa sans réel but ceci dit, on est juste spectateur de la vie de ces motards. Il se passe quand même pas grande chose, mais il faut avouer que la deuxième partie du film est pas trop mal après une première heure un peu languette. Ça peut quand même en ennuyer certains qui verront qu'il n'y a pas d'histoire ni de but, ce qui donne une certaine impression de vide, mais vu le contexte et ce que l'on observe ça ce ressent pas trop. C'est pas le genre de film à regarder encore et encore mais une fois pourquoi pas pour ce mettre un peu dans le mood je suppose.
Un film de motards qui présente un certain intérêt ainsi que des qualités indéniables, tels que des personnages de caractère, une atmosphère immersive (notamment grâce au soin accordé à ses plans, la qualité de l'image mais aussi le sens du détail, niveau vestes des motards ou de leurs bolides resplendissants par exemple), et un scénario quand même abouti (bien que celui-ci soit apparemment tiré de l'histoire d'un vrai motorcycle club du Midwest), mais on aurait pu attendre bien plus d'une nouvelle production du genre (l'histoire du cinéma ne recelant pas de 'biker movies', du moins si on considère ceux d'entre eux qui ont atteint le statut de "classiques", pour lesquels on peut citer Easy Rider ou Harley Davidson and the Marlboro Man), du point de vue du dynamisme, souvent freiné et lancinant, de la richesse mal exploitée qu'offrait le choix de ce sujet nous plongeant dans l'univers des bikers (le réalisateur semblant avoir choisi une approche quelque peu minimaliste qui vire malheureusement un peu au simplisme par moment, notamment vis à vis de la vision qui nous est livrée de la mentalité biker et des motards en général), ou encore de la trame narrative qui, bien qu'aboutie comme je l'écris plus haut, manque aussi bien de combustible que de matière.
On est plongé dans l univers des bikers, leurs codes, la violence, la mécanique. Ce sentiment d appartenance à une société à travers le club. Le film est bien j ai aimé l intrigue et la narration
Jodie Comer devant la caméra et Jeff Nichols derrière racontent avec talent l'histoire d'un club de motards organisé comme un groupe autoritaire ne pouvant être remis en cause que par la violence du duel et vivant dans une impunité quasiment totale. Bon film.
Bon film immersif, même si j’en attendais mieux. L’histoire prends un peu de temps à se mettre en place. Toutefois l’atmosphère et l’ambiance sont plaisantes, elles nous permettent de voir comment fonctionne une communauté de bikers. Après le scénario est assez prévisible. Dans la totalité l’œuvre est assez bonne, avec un sujet peut traité dans le 7eme art.