Le Village aux portes du paradis
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capirex
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189 abonnés 820 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2025
Très intéressant film Somalien à la photographie somptueuse, qui rend hommage au courage de deux célibataires, un père qui passe de boulot en boulot, espérant une vie meilleure pour son fils, et la sœur de celui-ci, reniée par son mari, qui obtient au début du film le divorce celle-ci ne pouvant lui donner d'enfant !
Le tout donne une idée d’un quotidien âpre, rythmé par une guerre civile qu’il invisibilise en dehors de la séquence d’ouverture, un extrait du journal télévisé relatant la mort d’un expert en produits chimiques d’un groupe lié à al-Qaida . Ensuite seul le bruit des drones où des ambulances ensuite et l’enterrement de victimes civiles révèlent des attaques régulières !
On est loin du Paradis, nom du village !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2025
Tendresse en terres arides
Dans un petit village du désert somalien en bord de mer, un père célibataire cumule des petits boulots pour offrir une vie meilleure à son fils Cigaal (Quel joli prénom !) chez lequel son enseignante a détecté de vraies capacités d’apprentissage. Sous le même toit vit la sœur du père qui elle, fraichement divorcée, vend de la drogue dans l’espoir d’ouvrir sa petite boutique de couture.
Déjà dans ce pitch, j’en dis beaucoup trop pour un film qui prend son temps : pour nous dévoiler les liens entre ces trois personnages, leur passé et leurs projets. 2h12 qui aurait pu être plus concentré à quelques moments ; c’est le seul bémol d’un film qui, traitant de l’Afrique et plus particulièrement de la Somalie, refuse tout misérabilisme. Les liens entre les membres de cette famille plein de pudeur et d’amour sont au cœur d’un film dans lequel on voie les deux adultes se sacrifier pour le petit et un avenir meilleur ; d’où un message fort sur l’importance de l’éducation pour sortir de sa condition. Leur histoire familiale nous interroge aussi profondément sur ce qui fait famille, pas uniquement les liens du sang et rarement les mariages d’amour et choisis. Sur cette thématique au cœur de bien d’autres abordés par ce magnifique film, il nous renvoie au maitre en la matière et à toute la filmographie : Kore Eda.
Au cœur de ce projet somalien, Mo Harawe s’impose dès son premier long métrage comme un metteur en scène de talent avec cette œuvre lumineuse. Présenté dans la section un Certain Regard à Cannes, ce film est traversé de l’amour d’un réalisateur pour ses trois personnages qu’il traite chacun avec autant d’intérêt et de tendresse. Ce qui marque aussi c’est aussi la beauté formelle renversante de chaque plan ; on sent que chacun a été savamment pensé pour que de la première à la dernière minute notre œil soit autant capté par l’image que par ce conte naturaliste. La pudeur des personnages est à l’image de celle du réalisateur et de son refus de montrer frontalement la pauvreté et l’état sanitaire déliquescent de la Somalie pour rester concentré sur ses personnages et leur parcours. En çà, les intérieurs des maisons bien que précaires, semblent être des lieux suffisants pour instaurer une vie de famille normale.
Une ode à l’amour et au courage à voir absolument et pas uniquement pour l’exotisme de découvrir le cinéma somalien ; mais surtout pour découvrir un réalisateur somalien plein de promesses.
octopus_fr2002
octopus_fr2002

96 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2025
Le village aux portes du paradis
Le titre ne manque pas d’humour noir. En Somalie il fait chaud et le vent est omniprésent comme la pauvreté. Les humains sont très humains tant par leurs qualités que par leurs défauts. Très lent et un peu long mais assez fascinant car les personnages sont attachants.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2025
Qu'il est dur de percer pour les nouveaux réalisateurs! Pourtant repéré à Cannes l'an passé, le somalien Harawe a produit une petite pépite: LE VILLAGE AUX PORTES DU PARADIS, un premier long métrage qui peine à trouver son public. Certes c'est lent et fataliste (on est en Afrique), et un montage avisé aurait pu supprimer un quart d'heure. Mais qu'importe, la photographie et les cadrages sont de grande qualité, et les images si rares de ce pays en dehors des flash des chaines d'info sur la guerre civile.
Ce long métrage vous apprendra beaucoup sur le combat des femmes: ce sont elles qui tiennent la barre pour s'en sortir, pendant que les hommes traficotent en regardant passer les F16 dans le ciel d'un pays instable et paupérisé... spoiler: La sœur propose un mariage blanc pour contourner les règles familiales (coïncidence: découvert cette semaine la même démarche chez Akin dans HEAD ON il y a vingt ans dans la communauté turque en Allemagne!)
.
Harawe ne juge pas ses personnages, quoique vivant en Autriche, il sait d’où il vient d’où la véracité de son récit. Cigaal le petit garçon est une perle, mais vous apprécierez tout autant la tante Araweelo.
cinéma - avril 2025
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2025
Superbe.

Un lieu aux portes du désert où l'on doit s'accrocher pour vivre, où il chacun vit de petits travaux. Un père divorcé se bat pour élever son fils lui permettre d'accéder a l'école porte peut être sur un avenir autre, un avenir ailleurs.

Le film aux images merveilleuses raconte cela, une vie dure âpre où règne l'amour, la compassion et cela est merveilleusement restitué par ce film, son image, son rythme. Ajoutez y le coté dépaysant et on obtient un grand moment de cinéma.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2025
En Somalie la guerre civile fait rage, mais les Somaliens font ce qu’ils peuvent pour conjurer le sort et vivre « normalement », pour monter un petit commerce de couture ou pour offrir à un fils des études dans une école privée. Les films venant de ce pays délabré par des années de luttes claniques sont rares et quand l’un d’eux arrive jusqu’à nous on ne peut que le saluer. D’autant plus que la cinématographie dé celui-ci est absolument remarquable. Malheureusement il est aussi ennuyeux.
Christian RZ
Christian RZ

91 abonnés 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2025
Un film fort et edifiant. Si vous ne savez pas à quoi ressemble la vie en Somalie, aller y voir. Vous n’en reviendrez pas indemne mais plus empathique .
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

34 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2025
«Douce lenteur»
Nous sommes en Somalie, pays désertique pauvre et venteux, avec son bord de mer et ses traditions ancestrales (tout le monde appartient à un clan). On suit Mamargade qui se débrouille à travailler/trafiquer pour offrir un avenir meilleur à son fils et qui héberge sa sœur qui cherche a créer son business de couture. Beaucoup de difficultés les attendent avec des destinées bien différentes. Le rythme est extrêmement lent ainsi que la parole, mais on s’y fait et les personnages sont attachants et authentiques. Lenteur et dépaysement garantis
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2025
FILM VISIONNÉ POUR SA SÉLECTION AU FESTIVAL VISIONS D'AFRIQUE(Oléron, 16-23 octobre 2024)

Drame bien joué, avec des personnages qui s'avèrent complexes, bien filmé, avec des cadrages très élégants. La durée du film (2h13) n'est pas excessive du fait de la tension narrative efficace basée construites sur tous les combats quotidiens que livrent les trois personnages centraux du film, le père et sa sœur pour trouver du travail et Cigaal face à son destin scolaire...

Le film donne une image assez précise de la vie en Somalie, longtemps après la guerre (1991/2012), avec un État qui semble fonctionner au moins au plan policier, une forte inflation et une précarité économique, la menace permanente et hasardeuse des drones tueurs et des avions de chasse, et le khat comme moyen économique de survie, mais aussi comme dangereux échappatoire.

NB. MAIS QUI A TRADUIT AINSI LE TITRE EN FRANÇAIS : C'EST UN CONTRESENS !!!
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2025
Ce film retrace la vie et le destin de ce père de famille qui éléve seul son enfant et tente de lui procurer une vie heureuse malgré les difficultés qu’il rencontre dans un pays pas très stable tant au niveau de l’emploi que de sa situation politique. Ce premier long métrage de ce réalisateur somalien est plutôt réussi avec un scénario bien construit qui traduit bien les caractéristiques et les mœurs de ce petit village perdu en plein désert somalien. Les personnages de cette histoire, notamment le petit garçon, sont attachants dans ce film qui aurait cependant gagné à être moins long.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 12/02/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2025
Dans le désert de la Somalie, le vent, le sable, et un petit village isolé prénommé Paradis. On y rencontre Mamargade, un papa qui élève seul son jeune fils Cigaal. Sa sœur, Araweelo vient de divorcer et cherche à créer son entreprise. Leurs difficultés financières vont les pousser dans leurs retranchements et les mener à des situations parfois difficiles. Il se dégage de ce film une grande force, une grande sérénité, parfois de l’insouciance et il réussit aussi à aborder très simplement les grands sujets de notre époque. Très réussi.
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 479 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2025
Présenté en sélection parallèle ( Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2024) , " le village..." est ( selon moi) à la frontière entre le film de fiction et le documentaire.

Depuis " lettres d'amours en Somalie" de Frédéric Mitterrand, les images cinématographiques venues de Somalie sont devenues rares.

C'est ainsi l'occasion de porter un regard plus récent, sur ce pays de la corne de l'Afrique, au carrefour de plusieurs sociétés ( l'Arabie Saoudite est juste en face des côtes somaliennes) que Henri de Monfreid avait parcourues en son temps de long en large.

On est ici face à l'exposition d'une tranche de vie de trois personnages ( un homme, sa sœur et un garçonnet) dans un pays désertique, désolé et frappé par la guerre.

Il y faut survivre même si tout la population a été sévèrement touchée par la perte d'un être cher pourtant indispensable à son équilibre psychique.

Il y règne le silence, sorte de veillée mortuaire perpétuelle, traduction du trauma collectif que l'on rencontre dans les pays traversés par un conflit armé.

C'est surtout la dernière demi-heure qui comporte les moments les plus réussis de ce film d'ambiance, de climat, bercé par le vent du large.

Il reste les rêves, seule richesse fugace accordée par les dieux à l'enfant, pour alimenter son imaginaire ; il reste aussi, contre tout, l'instinct de survie.

C'est ce que montre notamment cet opus, dont la photo est nettement moins exceptionnelle ( selon moi ) que ce que j'ai lu. Mais l'intérêt est ailleurs.
Mélany T
Mélany T

46 abonnés 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2025
Il est intéressant de voir un récit somalien, les personnages sont joliment dessinés et certaines scènes sont captivantes mais le scénario manque de fluidité et l'ensemble comporte un peu trop de longueurs.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 590 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2025
A vu le film somalien « Le village aux portes du Paradis » du réalisateur Mo Harawe qui a été projeté au Festival de Cannes 2024 dans la sélection «Un certain regard ». Les films africains sont rares, et celui-ci révèle un metteur en scène dont c’est le premier film. Le film est hypnotique par la beauté de la photographie (Mostafa El Kashef a fait un travail formidable), la précision des cadrages, le rythme lancinant et fascinant. Dans un tout petit village qui se nomme Paradis mais qui n’a rien d’un Eden car il se trouve en plein désert et est battu par les vents, Mamargade (Axmed Cali Faarax) ) vit seul avec son petit garçon, Cigall (Cigall Maxamuud Saleebann). Arawello (Canab Axmed Ibraahin) , la soeur de Mamargade qui vient de divorcer, va s’installer chez son frère et son neveu. Chacun des trois personnages fera tout son possible pour sortir de sa condition de précarité. Si tous les personnages sont très beaux, c’est celui de la tante, Arawello, qui retient l’attention car il est le vecteur d’un message féministe assez rare en Afrique. La mise en scène est très simple et met en avant la virulence des éléments (la mer démontée, le soleil torride, le vent ébouriffant) qui contraste avec la quiétude des personnages qui vivent sur un tout autre rythme, malgré le danger de drones armés qui survolent le village. « Le village aux Portes du Paradis" est aussi un réel voyage sociologique au coeur de la Somalie. Les mots sont rares tout comme les contacts corporels. C’est l’humilité, l’optimisme, la dignité, la résilience qui tiennent nos 3 personnages en vie. Le film qui évite (probablement trop) toute émotion superflue et facile est une vraie expérience sensorielle par ailleurs.
Pensionnaire
Pensionnaire

4 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2025
Un film magnifique qui reste longtemps en mémoire, un quotidien âpre, mais une grande douceur dans les dialogues, rares, sans mots inutiles.
Les personnages acceptent leur destin sans révolte, sans colère, sans bavardages.
Quant au garçonnet, il est incroyable de naturel, de maturité. Son amour inconditionnel pour son père, ses silences, son chagrin sont bouleversants.
Un trio de personnages et un quatrième : le vent, présent dans toutes les scènes d'extérieur, harcelant, épuisant.
Le film est long et très lent, mais cette lenteur n'a rien de gratuit. Elle montre la réflexion des personnages, leur impuissance aussi face au dénuement total dans lequel ils se trouvent.
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