Pas facile de noter simplement ce film, vu les grands écarts qui nous sont proposés. La mise en place des personnages est laborieuse : DEDIENNE l'avocat au sac à dos qui agace par sa diction inaudible, NAKACHE au langage trop fleuri, les parents proches des "Tuche",... ("Tu veux que je passe 2-3 coups de fil"). Et cette situation capillotractée qui tourne autour de ce faux cancer qui nous met mal à l'aise. Mais la deuxième partie complexifie les relations, avec une affaire qui prend de la hauteur, qui donne du sens, de la profondeur comme on veut, avec une Clémence POESY excellente. Sacré revirement de valeur à mi-chemin!
Déçu par cette comédie qui s’essouffle au fil des minutes, les dialogues sont poussifs et convenus , le rôle de Géraldine Nakache est limite insupportable,dommage .
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2,5
Publiée le 24 mars 2024
« Tu as un travail parce que tu as un cancer et tu as une copine parce que tu as un cancer. » Pour Louis, un avocat mièvre que personne ne remarque, l'annonce de sa tumeur est une bénédiction parce qu'il a enfin l'occasion de s'épanouir, mais lorsque son incompétent de médecin lui annonce que tout va bien, il a du mal à rétablir la vérité... "Je ne suis pas un héros" est comme son pitch le laisse craindre une énième comédie dramatique sur un quiproquo autour de la maladie. Comme toujours le mensonge est difficile à assumer surtout quand on obtient quelque chose grâce à cela, ce qui met le personnage dans des situations inconfortables. Le premier long-métrage de Rudy Milstein ne va jamais au-delà de ça et c'est bien dommage d'autant plus quand il s'enferme dans un scénario cousu de fil blanc qui se termine de façon trop attendue. J'aurais préféré voir un film à l'image du personnage qu'il incarne, bout de bois, qui est franc et naturel. Là, ce n'est ni drôle ni touchant. Bref, un film tout juste regardable.
J’attendais beaucoup de ce film dont le ton semblait fin, l’anti Philippe Lacheau parfait mais malheureusement ce n’est pas drôle … du tout. Caricatural pour certains personnages : Nakache insupportable, le rôle joué par le réalisateur ( qui aurait du se concentrer sur sa réalisation beaucoup trop fade ) est mono-émotion aucune finesse dans le jeu.. et c’est comme ça avec presque tout le casting on ne s’attache à personne ! L’histoire sans enjeux est inintéressante et conventionnelle. . Ça ne décolle JAMAIS et le rire non plus …
Dans le jargon d'un certain chroniqueur du Masque et la Plume,"Je ne suis pas un héros" peut être qualifiée de comédie "sympatoche". Cette comédie sur le mensonge (comment, parfois, il naît d'un malentendu, ce qu'il peut rapporter, la difficulté qu'il y a à s'en défaire) doit beaucoup au trio d'interprètes : Clémence Poésy (qu'on commence à voir de plus en plus et on s'en félicite), Géraldine Nakache et Vincent Dedienne (même remarque que pour Clémence Poésy) . Par contre, cette comédie qui cherche à faire dans le déjanté, ne va pas assez loin dans ce domaine et, au final, elle s'avère beaucoup trop lisse. C'est dommage. Quant à la peinture du monde du travail, elle n'est qu'effleurée.
La première moitié du film, assez accrocheuse et plutôt bien menée, contraste avec la deuxième partie, qui s'embourbe dans une forme de pathos irritante. Et mis à part Dedienne, le reste du casting est à la peine.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + je ne suis pas un héros" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Je ne suis pas un héros … Une belle promesse de comédie dramatique. Un avocat anonyme dont la vie s’effondre littéralement sous le poids d’un faux diagnostic médical. Autant vous dire que ce film commence sur un sujet potentiellement très juteux : comment l'erreur médicale peut transformer un quidam en star du jour au lendemain. Mais est-ce que le film arrive à tenir la distance ? Pas vraiment.
Rudy Milstein, le réalisateur, lance son film avec une idée de départ assez brillante. Mais rapidement, on comprend que l’objectif de cette comédie, c’est surtout de regarder Louis, incarné par Vincent Dedienne, jouer à la roulette russe de la notoriété malvenue. Et là, dès les premiers pas du film, on remarque un petit défaut. Pas que le film soit mauvais, mais il manque ce grain de folie qui aurait pu transformer ce prétexte en une satire cinglante de notre époque obsédée par l’image et la reconnaissance sociale. Mais non. Milstein semble se contenter d’une exploration trop sage, trop académique. Le tout manque de piquant.
Parlons des acteurs maintenant. Dedienne, dans le rôle de Louis, a l'air de s'être levé un matin et de s’être dit "Tiens, je vais jouer un avocat sans saveur". Le personnage n’a pas beaucoup de substance, ce qui n’est pas la faute de Dedienne, qui fait de son mieux. Mais le rôle de Louis, à part porter un costume et regarder le monde d’un air ébahi, n’offre aucune vraie dynamique. Il semble toujours hésitant, presque figé dans sa propre comédie intérieure. Et si Louis fait pâle figure, c’est surtout parce que Nakache et Poésy, qui jouent ses deux complices respectivement en collègue cynique et en amie plus piquante, apportent plus de vivacité mais se retrouvent limitées par un scénario un peu trop fainéant. Elles jouent bien, c’est indéniable, mais le script ne les pousse jamais au-delà de la surface.
On en arrive à la réalisation. Milstein, avec son style fluide mais sans éclat, semble avoir peur de déraper. Il aurait pu plonger dans un rythme effréné, avec des scènes qui se jouent du comique de situation, mais non, on est là, dans un film presque trop respectueux de sa propre structure. C’est un peu comme si le réalisateur avait mis un frein dès que le film devenait potentiellement intéressant. Résultat : on passe de moments sympathiques à d’autres un peu trop convenus, où les dialogues bien écrits sont parfois noyés dans une direction trop lisse.
Et les dialogues, parlons-en. Quelques répliques intelligentes, une pincée de sarcasme ici et là… Mais c’est tout. On attendait plus de mordant. Pourquoi ne pas utiliser l’humour noir pour vraiment tirer sur ce faux héros ? Pourquoi ne pas secouer un peu cette histoire de faux malade ? Ça aurait pu être tellement plus corrosif ! Mais à la place, c'est une comédie un peu trop sage, qui hésite entre dire quelque chose et rester politiquement correct.
Bref, "Je ne suis pas un héros" est un film qui se regarde sans déplaisir, mais qui laisse un goût de "pas assez". Pas assez osé, pas assez audacieux. Ça n’est pas mauvais, c’est juste un film qui passe sous les radars, celui qu’on oublie facilement après le générique. Si vous aimez voir des acteurs talentueux qui s’efforcent de faire briller des personnages trop conformistes, vous apprécierez. Sinon, ce film est un peu comme un gâteau sans sucre. Ça a l'air sucré, mais au fond, il manque le petit quelque chose.
Ce film a été vendue comme une comédie désopilante et décapante. Ce n’est malheureusement pas le cas, ce film est anecdotique, les auteurs se sont perdus entre drame et comédie, ce qui donne un entre-deux déstabilisant. C’est étrange car le jeu est bon pour la plupart des acteurs mais on ne s’attache à rien. On rit très peu et on a surtout l’impression de voir un téléfilm, c’est le plus dérangeant je trouve, le cinéma devrait être l’endroit des propositions fortes, des prises de risques et de l’expérience unique alors qu’en sortant de la salle ( quasiment vide ) on se dit plutôt qu’Il y a des contenus et des gens bien plus drôles et originaux sur internet et qui mériteraient tellement d’avoir leur chance au cinéma. Et malgré les échecs à répétitions vous continuez de produire ce genre de films qui fait très peu d’entrées et pas rire grand monde… La comédie française devient de plus en plus frustrante et c’est dommage.
Scénario pauvre beaucoup d'incohérence. Même si cela doit être une comédie, c'est mal ficelé. Dommage car les acteurs jouant les malades dont plutôt bon, Vincent Dedienne est aussi bon. Mais le reste n'est absolument pas crédible.
Encore un premier film pour cette comédie française très (trop) calibrée où tous les rebondissements sont prévisibles. Néanmoins, c’est bien interprété, bien dialogué et il y a quelques bons gags grâce aux personnages interprétés par Rabah Naït Oufella, Anna Cervinka et Rudy Milstein, et surtout Vincent Dedienne est épatant.
Premier film sympathique, dans lequel un jeune avocat indécis se retrouve à defendre un producteur de pesticides, suite à une série de malentendus. Comédie alerte et drôle, grâce à des dialogues savoureux et un casting à la hauteur. Le manque d'audace du scénario et une conclusion prévisible empêchent cette oeuvre de dépasser le stade de gentil téléfilm.
C’est sûr qu’il ne faut pas être un héros pour faire croire à tout son entourage qu’on est victime d’un cancer. En s’enfonçant tout seul dans cette situation, Louis creuse sa tombe. L’humour est clairement noir dans cette comédie. On prend un certain plaisir à voir cet homme s’enfoncer dans son mensonge. Plus le temps passe, moins il peut faire marche arrière. Forcément, cela entraîne à des situations bien particulières. D’autant plus quand son meilleur ami est un voisin dépourvu de tout sentiment depuis son AVC.
En nous faisant rire de la maladie, Je ne suis pas un héros se transforme presque en thérapie. Quel meilleur moyen que l’humour pour combattre la peur de la mort et de la souffrance. Jamais ce film ne vient se moquer des malades, au contraire, il s’attaque à tout ce qui les entoure. Pour faire cela, Vincent Dedienne est d’ailleurs remarquable. Il a ce côté à la fois maladroit, mais aussi très attachant. On rigole avec plaisir de sa situation délirante.
Cette comédie n’est pas là que pour faire rire. Elle possède aussi un beau message. Elle nous montre à quel point les puissants ont du sang sur les mains, notamment les grands groupes chimiques responsables de nombreuses maladies. Durant ces passages, on voit la douleur des malades. Cette fois, aucune blague, juste la dureté de la réalité. Des passages aussi difficiles que touchant. Le sens de la moralité est appuyé par la dualité entre Géraldine Nakache et Clémence Poésy. La première joue la porte-parole d’une association de malades, alors que la seconde défend l’entreprise responsable de ces maux. Un symbole puissant pour une comédie plus profonde qu’il n’y parait.
Suite à un mensonge, un jeune avocat se voit confier une grosse affaire. Une comédie inégale avec des qualités: un bon rythme, un casting amusant, des dialogues piquants et des relations assez touchantes entre les personnages. Vincent Dedienne est très bien dans la peau d'un homme trop gentil pour être totalement honnête.