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Séverine
38 abonnés
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4,0
Publiée le 14 janvier 2024
A travers ce film, on redécouvre les œuvres de Pierre Bonnard incarné par l'excellent Vincent Macaigne, très amoureux de la nature et de sa mystérieuse femme Marthe, parfaitement interprétée par Cécile de France. Les scènes et la musique sont magnifiques dans leur maison de Normandie et du Cannet. Une très belle histoire d'amour...!
Un film plein de grâce qui nous plonge au sein du couple Bonnard. La mise en scène est appliquée et les comédiens sont très juste. Les peintures de Bonnard sont bien mises en avant, vraiment bravo !
Indigent. On est sensés s'intéresser à l'histoire d'amour d'un couple dont on ne voit pas la rencontre. Lui, à la rigueur, on peut comprendre pourquoi il tombe amoureux: il a besoin de s'essuyer le pinceau régulièrement. Mais elle? Marthe? On nous dit à postériori qu'elle est pauvre, voire très pauvre. Ça aurait été une piste: le regard que porte sur elle le peintre renommé est une gratification narcissique qui peut conduire à un état de manque, que l'on prend facilement pour de l'amour. Mais que sait-on de Marthe? Rien! Elle n'est même pas assez indéfinie pour donner une idée de ce qu'est un personnage indéfini! Elle est pauvre, mais elle peut laisser tomber son sac et partir en courant avec son amoureux parce que c'est joli. Elle est pauvre, mais elle a un sac à main en croco, parce que c'est joli! En fait voilà, c'est un film joli. Sans intérêt mais joli. Un peu comme les toiles de Bonnard finalement: "faut le voir chez soi!" disent les Marie-Chantal devant un Bonnard… Bonnard dont on ne saura jamais ce qu'il a bien pu faire pour "révolutionner la peinture"… On ne saura jamais non plus ce qui caractérise les Nabis. Tout ce à quoi on a droit, c'est une séance de name dropping, comme chez les snobs qui veulent absolument qu'on sache qu'ils ont assez intimes avec machin ou machine pour les nommer par leurs prénoms seuls. La vie "mouvementée" de Bonnard? Ben quoi: il a eu deux femmes. Et alors? C'est pas mouvementé ça: c'est un vague mouvement pendulaire. Les seules scènes qui retiennent un peu l'attention sont celle entre Cécile de France et Anouk Grinberg spoiler: dans la rivière , parce qu'Anouk Grinberg est si géniale qu'elle pourrait nous émouvoir avec la recette du quatre quart… Et la scène où spoiler: Marthe se met à peindre, parce que là il y a enfin une justification à son geste qui en devient réellement artistique. Sinon, en termes d'émotions, on a droit à toute la palette qui va du bleu pâle au bleu clair… Ce film est si plat qu'il ne lui manque qu'un cadre pour le mettre au dessus de la cheminée.
Assez déçue par ce film. Il y a de beaux " tableaux " cinématographique mais on ne ressent pas le sentiment amoureux entre Marthe et Pierre malgré de très nombreuses scènes de nudité. On s'ennuie ++
Film qui sonne faux et les moyens mis en oeuvre pour dissimuler la pauvreté du traitement du sujet ne font qu'en accentuer la fausseté. Film simpliste terriblement ennuyeux et d'arrière-garde. Le sujet méritait un vrai cinéaste et un point de vue...
ouh la la !!! où est le vrai bon cinéma !!!! ce biopic est vide et creux. les seuls moments où les sentiments s'expriment c'est à la fin du film. le pire c'est d'entendre "gueuler" pour exprimer leur joie.
Le film sur la vie du peintre Pierre Bonnard et de sa femme et muse m'apporte que peu de chose sur l'œuvre mais la n'est pas le sujet , il apporte de passer deux heures au rythme de leur vie privée , ce qui n'est pas désagréable, Cécile de France qui est une bonne actrice a pour moi du mal à s'adapter à des films qui ne sont pas de son époque , ce n'est pas toujours réussit , mais on est séduit pas sa gouaille et sa forte personnalité , le rôle principal est bien tenu, mais dans l'ensemble l'émotion n'est pas au rendez vous , avec le même sujet ce film si il avait été plus travaillé aurait pu émouvoir plus
Pour moi, ce film est décevant. A certains moments, le jeu des actrices est grandiose, remarquable, mais l'ensemble est trop souvent théatrale. Le choix musical étouffe le jeu des acteurs et amplifie le côté théatre de ce film. En fait, une vraie pièce de théatre filmé aurait été préférable à mes yeux.
On dirait du théâtre filmé. J’avais beaucoup aimé Séraphine mais la tout sonne faux ! Et puis ça fait carton-pâte. Vraiment très déçu. Le sujet est vraiment très intéressant mais la…c’est comme si des amateurs avait fait le film. Pourtant les acteurs sont bons. Passez votre chemin.
Vincent Macaigne est Pierre Bonnard, peintre français, Cécile de France est son épouse Martha de Méligny. "Bonnard Pierre et Marthe" retrace la vie du couple sur plusieurs décennies dans une mise en scène classique comme l'exigerait l'époque (1893 à 1942). Le film est à l'image du peintre du bonheur ; lumineux, généreux et extravagant. Néanmoins, il ne sort jamais des codes académiques et le long-métrage de Martin Provost souffre d'un manque de rythme et de lâcher-prise.
L'idée de Martin Provost est aussi originale qu'hardie : raconter la relation d'amour entre Pierre et Marthe Bonnard, connue des amateurs de peinture mais totalement étrangère au grand public. Se plonger dans une histoire de nabi c'est le risque immédiat de réduire son audience. Pourtant ce n'est pas un film sur le monde de l'art, c'est l'histoire d'une relation amoureuse, et en cela elle peut être vue de tous. Ce d'autant que la reconstitution de l'époque est globalement réussie et que le film est agréable et rythmé. Les amateurs de peinture, soucieux de vérité, reprocheront cependant au film quelques scènes discutables (le repas vaudevilesque où l'on imagine peu la véritable Misia / le rêve de Bonnard à l'allégorique grossière / la fin longue et inutile). Surtout, l'interprétation de Vincent Macaigne raconte mal le véritable Pierre Bonnard, le nabi japonisant très discret, presque introverti, cherchant à fuir l'embourgeoisement, prisonnier volontaire de Marthe / Marie cherchant elle-même à fuir sa condition. L'absence de scènes familiales et de discussion avec ses amis nabis répond probablement à une volonté du réalisateur de ne pas faire un film sur l'art mais cela manque à la juste compréhension de la nature de leur relation. Pour autant, cela reste un bon film sur un sujet peu commun. En cela nous pouvons remercier Martin Provost.