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jcgonzales
13 abonnés
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4,5
Publiée le 11 septembre 2024
L’atmosphère qui se dégage de l’affiche laissait présager du bon, et autant dire que l’intuition s’est avérée confirmée dans cette parenthèse romantique, artistique et un soupçon érotique qui nous propose d’accompagner ce couple durant leur vie passionnée, passionnante et enivrante. Vincent Macaigne est particulièrement inspiré et c’est une très belle prestation qu’il nous livre là, tandis que Cécile de France, entière, amoureuse, malmenée, angoissée et finalement comblée, fascine par la justesse de son jeu. La soin apporté à la photographie est de tous les instants, c’est esthétiquement magnifique, mais il faut souligner que la bande son l’est tout autant, boucles répétitives de cordes frottées, très contemporaines, et qui me font bien entendu penser aux pièces de Michael Nieman. Une réussite
Ps : comment est-il possible de noter ce film 1 sur 5, je ne comprends définitivement pas les critiques systématiquement assassines des Inrock’
C'est un exploit que de passer à côté d'un sujet pareil. Dès le début on s'ennui, quel soulagement quand on voit tomber le livre des mains de Marthe. Je mets 1 étoile pour ce moment bucolique en bord de seine à Vetheuil et pour nous avoir replongé dans l'histoire de ces peintres , car ce film est avant tout une histoire de couple assez banale avec des crises d'hystérie inutiles. La barque est magnifique. L'acteur barbu qui joue Bonnard gagnerait à être doublé sa voix est soporifique.
Magnifique , Bravo aux acteurs et particulièrement à Cécile de France qui ose ! qui joue ! Un moment rare en proximité avec des artistes d'une autre époque !
Un film sur l'hédonisme, dans un univers magnifié par une belle photographie, qui s'attache plus à l'histoire d'un couple, qu'à la relation de l'artiste avec son art. En cela, le film est quelque peu décevant, malgré la subtile interprétation de chacun. On reste un peu sur sa faim, mais c'est beau.
J'aime bcp les peintures de Bonnard, et la façon d'introduire les toiles dans le film est crédible et tout à fait intéressante. Cecile de France est parfaite dans son rôle. Seule la toute dernière partie m'a paru trop longue sans doute parce que 2 heures c'est toujours un peu trop long pour moi.
Bonnard Pierre et Marthe,ou maria, maria boursin, la vie amoureuse d'un couple. Le peintre du bonheur, des comédiens en costume début 1900, décor naturel et frais ou la prise de vue fait entrer la lumière, bel hommage au peintre. Deux de détente agréable.
Très belle évocation de ce couple ´ moderne ´ du début du siècle dernier. Vincent maccaigne est excellent aux côtés de la toujours magnifique Cecile de France, et de l'exubérante Annick Grinberg. Ces bobos d'une autre époque sont superbes, dans des décors somptueux...
Le film est très joli d'un point de vue esthétique mais agaçant, ça sonne faux. La surexposition des sentiments y est pour beaucoup. J'ai apprécié le jeu de Vincent Macaigne. Mais beaucoup moins celui de Cécile de France que je peinais à trouver crédible. Bravo en revanche à Anouk Grimberg !
Très beau film. Pour les amateurs de peinture et les autres. Je ne connaissais pas la vie de Bonnard, il a vécu une véritable histoire d’amour avec sa femme mais pas toujours avec elle seule . La lumière est sublime , comme celle d 'un tableau L’œuvre de Bonnard y est évoquée ainsi que son amitié avec Monet. Un joli film !!!
Moi qui aime bien la belle Cécile de France je suis bien déçu. Le film est sombre et lent, les images sont souvent obscures. Seuls quelques passages en bord de Seine animent un peu tout ça.
Marthe de Méligny alias Martha Bonnard alias Maria Boursin, muse de Pierre Bonnard et imposture d'une vie Maria Boursin naît le de parents berrichons d'origines modestes. Son père est charpentier, sa mère couturière. Elle quitte sa région pour Paris en 1891, change de nom et est engagée dans un atelier de fabrication de fleurs artificielles. Elle se met à fréquenter des artistes et rencontre Pierre Bonnard en 1893 sur le bd Haussmann, à qui elle se présente sous le nom de Marthe de Méligny – pseudonyme qui rappelle les noms des courtisanes fin de siècle telles Blanche d'Antigny ou Jeanne de Tourbey. Elle ment aussi sur son âge (dit avoir 16 ans alors qu'elle en a 24) Elle dit descendre d'une vieille lignée italienne, orpheline et seule au monde. Elle ne révélera sa véritable identité au peintre que lors de leur mariage en 1925. Durant trente-deux ans, elle aura menti à Pierre sur son nom, son âge, lui aura caché l'existence de sa famille. Pierre épouse donc Maria Boursin en quasi catimini, avec pour uniques témoins du mariage un couple de concierges, Maria alias Marthe redoutant que soit étalée au grand jour sa véritable identité, son nom particulièrement roturier et son âge véritables, nommés et mentionnés par l'officier municipal en charge des mariages. Dépendante et possessive, peu appréciée par Vuillard et autres confrères de son époux, Marthe appelait Bonnard son « maître » lors des visites qu'elle rendait à sa famille en secret, et reviendra un jour inexplicablement assombrie à la maison (elle a enterré sa mère le jour même sans rien en dire à Pierre). Pierre l'aura protégée jusqu'après sa mort de la révélation de son mensonge d'une vie. Souffreteuse et plaintive toute sa vie (pulmonaire, asthme etc...), elle deviendra de plus en plus sauvage, tentant en vain de couper son mari du reste du monde. Après la mort du "Maître", elle peindra à son tour des tableaux inspirés par ceux de son époux, puis arrêtera au bout de sept ans et mourra quelques années plus tard. L'une des conséquences de cette interminable mystification d'identité sera un procès de 16 années durant lesquelles les neveux respectifs (les héritières, nièces de Marthe, ont été débusquées grâce à la recherche obstinée du notaire consciencieux) se disputeront l'héritage colossal de l'oeuvre de Bonnard. L'éclipse de l'oeuvre, sous séquestre durant tout le procès, empêchera Bonnard d'être reconnu comme un peintre moderne du XXème siècle aussi important et novateur que Matisse ou Picasso et le laissera cantonné au mouvement Nabi (=initié, prophète suite de Gauguin) ancré dans le 19ème siècle. Cette histoire démontre à quel point la honte est l'une des émotions les plus fortes, les plus tenaces, les plus agissantes, capable de « tenir » à elle seule une imposture durant une vie entière et entraîner des conséquences délétères en cascade. Marthe-Marie Boursin tenait à son mensonge plus qu'à sa vie même.
Rencontrée par hasard au détour d'une rue, Pierre propose à Marthe de poser pour qu'il la peigne. Rapidement, un amour fou lie les deux êtres malgré de fortes différences de fréquentations, et c'est dans les affres du couple que vont évoluer leurs talents respectifs d'artistes. Histoire d’un peintre célèbre et de son aimée, sa partenaire, sa muse, et une artiste également. En salle le 10 janvier.
spoiler: Bonnard, Pierre et Marthe est un produit biographique sage qui reprend tous les codes bien connus de ce type d'histoire sans beaucoup de surprise ou d’inattendu. Le film raconte une très jolie histoire d'amour et de jalousie qui fait un divertissement correct, avec quelques choix audacieux comme des ellipses sauvages ou le suicide de Renée assez cru. Peut-être que la dernière partie n'était pas nécessaire pour apprécier la vie du duo. L’oeuvre donne envie de tout plaquer pour aller vivre à la campagne tant les paysages de rivière sont joliment présentés. J’ai eu un souci avec les acteurs que je n’ai pas trouvé très assortis.
Dans se film qui retrace la vie du couple Pierre et Marthe en fin du 19ème et la moitié du 20ème siècles. C'est un film qui est sensuel avec ses scènes d'amour de se couple. Avec des disputes, un couple avec des hauts et des bas. Cécile de France incarne très bien son rôle de Marthe Bonnard.
belle image . acteurs au top. je connaissais pas trop la vie des 2 artistes. le cadre idyllique des bords de seine magnifiquement filmé m'a ébloui....un peu chauvin certes ! seul bémol la musique trop présente cache certains dialogues et n était pas forcément nécessaire.
Martin Provost reste à jamais le réalisateur en état de grâce de Séraphine. Ce serait trop vite oublié Violette, Sage femme, ou La bonne épouse. Ces 122 minutes – un peu longuettes -, prouvent, s’il en est encore besoin, que le bonhomme sait faire. Pierre Bonnard ne serait pas le peintre que tout le monde connaît sans l’énigmatique Marthe qui occupe à elle seule presque un tiers de son œuvre… Reste que faire beau ne fait pas forcément un bon film. CQFD ! Ma relative déception face à ce biopic à deux têtes vient non pas de la forme, avec ses magnifiques lumière et photographie, son souci du détail dans les costumes et les décors et sans doute, - je vous avoue ne pas avoir vécu la période des nabis -, l’ambiance de création et de mondanités de cette époque. Tout cela est un régal. Non, ce qui m’a gêné c’est choix scénaristique d’avoir entouré le peintre de trois femmes dont on ne met en exergue pratiquement que l’hystérie. .. Et je suis désolé, mais les scènes d’hystérie, ça m’épuise et me lasse très vite. Au point qu’un des climax du film, le déjeuner avec Misia et son nouveau mari Alfred, les Monet et Vuillard a été entièrement inventé. Je regrette mon état d’âme car le film est superbe et on apprend beaucoup de choses sur ces deux personnages. Sensuel, érotique, épicurien, fort bien documenté, et surtout porté par une merveilleuse distribution, ce drame n’est hélas pas exempt de mélo et d’outrance. Cécile de France réalise une performance étonnante dans le rôle d’égérie, de muse… et d’épouse. Excellent choix, tout comme celui de Vincent Macaigne, lui aussi très à son avantage dans la peau du peintre. Stacy Martin, Anouk Grinberg, André Marcon, Grégoire Leprince-Ringuet, jouent eux aussi des partitions pleines force et de finesse. Las, le schématisme du scénario laisse à croire que la vie privée est la seule explication d’une œuvre majeure. Beaucoup de qualités et de bonne intentions mais, je le répète des choix scénaristiques discutables.