Bonnard, Pierre et Marthe
Note moyenne
3,4
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189 critiques spectateurs

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Joguillerm
Joguillerm

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2024
N'allez pas voir ce film juste avant de déjeuner ou de dîner : les paniers de victuailles apportés par les amis, le couple Monet ou Vuillard, vous donneront trop faim : coq croustillant à souhait, pâté de lapin en croûte, crème caramel, ... et l'environnement de ces déjeuners à la campagne magnifiée par une belle lumière donne envie de partir pique niquer. Dans ce film, les maisons successives du couple Bonnard sont sublimes. Quelques personnages excentriques comme Misia Sert ou certains de ses maris mettent un peu de piment. Parfois, passe un peu d'émotion, et de sensualité, notamment quand Marthe se met à dessiner après que Bonnard l'ait quittée (temporairement), lorsqu' elle frotte du bout des doigts les couleurs sur sa toile.
Mais pourquoi les réalisateurs ponctuent les films d'époque sur des interrogations actuelles sur la condition féminine ? Pour faire moderne,? mais est ce juste du point de vue historique ?
Quant au casting, le choix de Vincent Macaigne n'est pas convaincant. D'après les photos de Bonnard jeune, celui ci a un corps menu et même un joli minois . Dans le film, on ne comprend pas qu'une jeune femme de 22 ans, Renée Montchaty, ait pu tomber amoureuse et vivre une passion dévorante pour Bonnard au point de porter atteinte à sa vie.
Quant à Bonnard vieillissant, pourquoi le montrer voûté et marchant à petits pas auprès de Marthe ? Pour faire vieux ? Il avait 74 ans quand Marthe est morte, ce qui n'est pas si vieux, Regardez Michael Caine (90 ans) ou Clint Eastwood ( 93 ans) ; Se tiennent ils tout voûté? Certes, pour Bonn
ard, c'était en 1942 mais plein de photos de 42 montrent des hommes vieillissant avec une certaine allure. Et d'après les photos, le vrai Bonnard se tenait bien droit même vieux. Non, ce sont des erreurs de réalisation.
Son
Son

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2024
le film met en avant les portraits de Pierre Bonnard et sa compagne Marthe, magnifiquement interprétés par Cécile de France et Vincent Macaigne il retrace l'histoire d'amour avec délicatesse, ici l'amour est narrée avec l'art.
Un très beau film.
Bho
Bho

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2024
Bonnard Pierre et Marthe,ou maria, maria boursin, la vie amoureuse d'un couple.
Le peintre du bonheur, des comédiens en costume début 1900, décor naturel et frais ou la prise de vue fait entrer la lumière, bel hommage au peintre.
Deux de détente agréable.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2024
Pierre Bonnard (1867-1947) fut longtemps éclipsé auprès du grand public par des peintres plus illustres : Van Gogh, Renoir, Gauguin, Cézanne, Monet, Manet… Depuis une vingtaine d’années, sa cote monte avec les grandes expositions qui lui sont consacrées à Orsay, à Tokyo, à la "Tate Modern". Il quitte la deuxième division où ses amis nabis (Sérusier, Vuillard, Vallotton, Denis…) sont encore relégués, pour rejoindre la première. La preuve en est peut-être ce biopic qui lui est consacré.

Son réalisateur est Martin Provost. En 2008, son "Séraphine" accumula les récompenses (César du meilleur film, de la meilleure actrice pour Yolande Moreau, du meilleur scénario original…) et fit découvrir au grand public une artiste méconnue. Il consacra un autre film à une écrivaine, guère plus connue, Violette Leduc.

Martin Provost est à l’aise dans le biopic historique. Trop peut-être. Il joue sur du velours avec un sujet en or et des acteurs de premier plan : Vincent Macaigne, la tignasse enfin assagie, Cécile de France dont j’ai déjà eu ici souvent l’occasion de dire l’admiration éperdue que je lui voue et des seconds rôles aux petits oignons, à commencer par celui d’Anouk Grinberg, parfaite dans le personnage perché d’une pianiste polonaise excentrique, sans oublier André Marcon qui campe un Monet plus vrai que nature et Grégoire Leprince-Ringuet qui joue Vuillard sans qu’on montre jamais hélas une seule de ses œuvres.

Le film prend le parti, comme son titre l’indique, de raconter la vie de Bonnard à travers l’histoire de sa liaison avec Marthe. Il la rencontre, toute jeune, dans la rue, en 1893 mais refuse de la présenter à sa famille. Il l’épouse en août 1925 seulement et découvre à cette occasion qu’elle lui avait menti sur ses origines et sur son patronyme : loin d’être une aristocrate italienne orpheline comme elle l’avait prétendu, Maria Boursin de son vrai nom est issue d’une modeste famille du Berry qu’elle a toujours cachée par honte de classe.

Marthe fut la muse de Bonnard. Avec elle, dès 1893, il ose le nu. Elle apparaît, réaliste ou stylisée, dans quantité de ses toiles.

Mais outre que leur relation fut longtemps tenue secrète, Marthe est d’une santé fragile. Pour elle, Bonnard quitte de plus en plus souvent Paris pour la Roulotte, une petite maison des bords de Seine près de Vernon, et pour la province où Marthe fait des cures. Par sa faute, il se coupe de ses amis parisiens.

Le film explore l’intimité du couple autant sinon plus qu’il ne décrypte les toiles qu’il inspira. Si on sait que Bonnard eut plusieurs liaisons, le film de Martin Provost n’en évoque qu’une : celle que le peintre entretint pendant plusieurs années avec Renée Monchatty (Stacy Martin), une jeune artiste de vingt-sept ans sa cadette. Il fantasme une relation triangulaire que la biographie officielle de l’artiste ne cautionne pas.

"Bonnard, Pierre et Marthe" est un film paradoxalement sage. Il raconte la vie d’un peintre hédoniste. Il ne cache rien de sa liaison tumultueuse et créatrice avec sa muse. Mais son déroulé platement chronologique, ses deux longues heures au rythme pépère lestent le film d’un académisme convenu.
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2024
Au delà d'une mise en scène de qualité, d'acteurs épatants, cela finit par sonner creux. L'histoire classique de l'artiste, sa muse puis celle-ci reléguée au rang de banale maîtresse de maison même si là, Marthe est une personne de caractère. Triste.
LoicDRF
LoicDRF

49 abonnés 112 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 janvier 2024
Indigent. On est sensés s'intéresser à l'histoire d'amour d'un couple dont on ne voit pas la rencontre. Lui, à la rigueur, on peut comprendre pourquoi il tombe amoureux: il a besoin de s'essuyer le pinceau régulièrement. Mais elle? Marthe? On nous dit à postériori qu'elle est pauvre, voire très pauvre. Ça aurait été une piste: le regard que porte sur elle le peintre renommé est une gratification narcissique qui peut conduire à un état de manque, que l'on prend facilement pour de l'amour. Mais que sait-on de Marthe? Rien! Elle n'est même pas assez indéfinie pour donner une idée de ce qu'est un personnage indéfini! Elle est pauvre, mais elle peut laisser tomber son sac et partir en courant avec son amoureux parce que c'est joli. Elle est pauvre, mais elle a un sac à main en croco, parce que c'est joli! En fait voilà, c'est un film joli. Sans intérêt mais joli. Un peu comme les toiles de Bonnard finalement: "faut le voir chez soi!" disent les Marie-Chantal devant un Bonnard… Bonnard dont on ne saura jamais ce qu'il a bien pu faire pour "révolutionner la peinture"… On ne saura jamais non plus ce qui caractérise les Nabis. Tout ce à quoi on a droit, c'est une séance de name dropping, comme chez les snobs qui veulent absolument qu'on sache qu'ils ont assez intimes avec machin ou machine pour les nommer par leurs prénoms seuls. La vie "mouvementée" de Bonnard? Ben quoi: il a eu deux femmes. Et alors? C'est pas mouvementé ça: c'est un vague mouvement pendulaire. Les seules scènes qui retiennent un peu l'attention sont celle entre Cécile de France et Anouk Grinberg spoiler: dans la rivière
, parce qu'Anouk Grinberg est si géniale qu'elle pourrait nous émouvoir avec la recette du quatre quart… Et la scène où spoiler: Marthe se met à peindre,
parce que là il y a enfin une justification à son geste qui en devient réellement artistique. Sinon, en termes d'émotions, on a droit à toute la palette qui va du bleu pâle au bleu clair… Ce film est si plat qu'il ne lui manque qu'un cadre pour le mettre au dessus de la cheminée.
J Guebin
J Guebin

16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2024
Superbe film.
Belles images, drôle parfois, émouvant souvent
vivre, rajeunir et vieillir ensemble - une belle histoire
Beaucoup de charme.
Cécile de France parfaite, Anouk Grinberg déjantée au possible (parvient à se rendre hautement antipathique).
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2024
Film visionné au cinéma.

Sur le papier, j'aurais dû aimer ce film. Prendre un peintre illustre d'une période pour en faire le portrait est particulièrement intéressant et, également, une bonne manière d'intégrer et de digérer une période de l'art.

Maintenant que j'ai posé le décor : eh bien, ce n'est pas ce genre de film. Le film est construit autour de la relation du tandem Bonnard, et en majorité, sur leurs moments malheureux. Le portait du peintre de la joie a beaucoup de malheur à vendre.
Je n'ai pas non plus été convaincu par le début du film, où les scènes s'enchainent vite. Et bien sûr, pour me donner tort, à d'autres moments, la réalisation brille de talent (notamment en jouant sur la musique). Mais tout redescend bien vite. La représentation des Nabis ou celle de Monet n'ont pas grand intérêt tant ils sont englouti dans la relation des Bonnard. Ce qui m'amène à parler de ce qui m'a le plus déranger avec ce film : l'ennui. Ce biopic m'a épuisé par la rupture proche et constante du couple qui n'en finit pas, et, où tout violence morale se retrouve effacé par des courses nues dans l'herbe et la rivière.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2024
Comment la vie intime impacte les artistes dans leurs compositions. Ce film retrace la vie d'un couple d'artistes à qui la vie donne matière à création. Un beau film, de bons acteurs, de belles scènes de cinéma.
Maïlys D.
Maïlys D.

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2024
Magnifique et émouvant je contenais difficilement les larmes tout au long du film dont je n'ai pu lâcher une miette.
Ce film m'a intimement touché par les différents sujets qu'il aborde avec pureté
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2024
D'emblée le premier soucis reste une cohérence visuelle et physique, car lors de leur rencontre Marthe/de France dit avoir 16 ans (mais en a 24) il est alors bizarre de voir une actrice de 48 ans sans artifice qui incarne cette très jeune femme, le pire étant que Marthe ne semble pas vieillir pendant plus de 30 ans ! Ni d'ailleurs Pierre /Macaigne. Le scénario est construit avec les dates, faits avérés et événements importants de leur vie, entrecoupés d'instants fictifs imaginés par Martin Provost mais qui restent plausibles à l'exception surtout de trois passages plus ou moins maladroits... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Mais le plus gros problèmes est une omission inadmissible, soit les divulgations de Marthe sur sa vie passée et sa famille pour le mariage en 1925. Pourtant le film reste d'une cohérence générale séduisante, d'abord sur le fond et sa réalité historique, puis sur la forme avec une mise en scène élégante, lumineuse et colorée qui colle idéalement à l'artiste qu'on surnommait le "peintre du bonheur". Le réalisateur soigne un style pictural, avec des cadrages merveilleux digne de tableaux avec entre autre l'importance du contexte bucolique et de la symbolique des fenêtres. A voir et à conseiller.
Site : Selenie.fr
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2024
Un Long-Métrage singulier, qui nous raconte la vie tumultueuse de deux Artistes Français au XIX° siècle. Un film qui aurait pu s'intituler très sobrement : "La vie rêvèe de Pierre & Marthe".Cécile de France et Vincent Macaigne, se donnent "Corps et Ämes" pour incarner ces deux "Prophètes" des Temps Modernes, et tout au long du film, dévoilent une certaine sensualité.
Nicole W
Nicole W

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2024
Assez déçue par ce film.
Il y a de beaux " tableaux " cinématographique mais on ne ressent pas le sentiment amoureux entre Marthe et Pierre malgré de très nombreuses scènes de nudité.
On s'ennuie ++
Fabienne L.
Fabienne L.

5 abonnés 40 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2024
Le film est très joli d'un point de vue esthétique mais agaçant, ça sonne faux. La surexposition des sentiments y est pour beaucoup. J'ai apprécié le jeu de Vincent Macaigne. Mais beaucoup moins celui de Cécile de France que je peinais à trouver crédible. Bravo en revanche à Anouk Grimberg !
Math719
Math719

229 abonnés 892 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2024
Un film sur le couple de peintres Pierre et Marthe Bonnard et leur relation tumultueuse ! Beaucoup de passion, de cris et tromperie partageais ces 2 ! Une histoire, peu banale qui a la faculté d’intéresser le spectateur. J’ai trouvé un peu trop sur-joué, en effet tous les acteurs à part Vincent Macaigne sont dans le « trop ». C’est dommage je pense que malgré l’époque ça doit obligatoire.. Ça gâche la moitié du film, et des fois c’est un peu ridicule. Les fonds, et autres vues de la ville de Paris ( par les fenêtres ) ou en Italie sont faux, on voit bien que c’est qu’une image, qui change jamais, c’est plutôt mal fait ! Dommage !
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