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2,0
Publiée le 9 juin 2026
Quand l'amour fou et la passion dèmesurèe de la peinture donnent la couleur d'une vie! Pour camper le peintre paisible et respectè, et la muse fidèle et aimante, Martin Provost demande à Vincent Macaigne et Cècile de France de jouer des rôles à contre-emploi! L'histoire de Bonnard, Pierre et Marthe (2023) donne l'impression de tourner en rond, servie, il est vrai par le jeu naturel et totalement habitèe de Cècile de France! De toute èvidence, c'est le seul intèrêt de ce biopic esthètique qui pâtit de quelques longueurs! Tout le monde connait le talent d'acteur de Vincent Macaigne! Et l'on peut regretter qu'il n'ait pas eu plus de fusion entre lui et sa partenaire! Voici donc une oeuvre qui rèjouit la rètine, des toiles à la lumière de Schiffman et aux images de la campagne varoise, mais qui peine à rèchauffer l'âme en faisant du bien partout...
Un peu lent et centré sur la relation entre Bonnard et Marthe. Peu de réflexions sur la création artistique, le style, l’oeuvre de Bonnard. De plus les 2 personnages semblent uniquement concernés par leur petit univers d’artistes sans s’émouvoir des 2 guerres mondiales suisse déroulent.
J’ai été séduit par ce film, qui raconte la vie du peintre Pierre Bonnard, indissociable de sa femme et muse, Marthe. Le couple interprété par Vincent Macaigne et Cécile de France fonctionne très bien, et le réalisateur décrit avec réalisme leur existence: une vie sans enfants, un regret pour Marthe, semble-t-il, mais entourée de chiens, à la campagne, sur les bords de Seine où Marthe se baigne chaque jour. Ils vivent donc loin de Paris, mais près de Giverny, où ils rendent visite à leur ami Claude Monet. C’est un couple moderne, qui rejette le conformisme, notamment le mariage. Au début, ils doivent pourtant trouver de quoi vivre, grâce à des mécènes ou à la famille de Pierre. Mais l’argent est finalement très peu évoqué dans le film. Ce sont plutôt le travail, les amis et quelques sorties qui rythment leur quotidien. C’est un très joli film de Martin Provost, dont j’avais déjà beaucoup apprécié Violette, consacré à l’amie de Simone de Beauvoir.
Pierre Bonnard, sa vie et son oeuvre. Un peintre français qui a vingt ans à la fin du 19ème siècle. Il a rencontré tous les autres peintres de l'impressionniste qui vivaient à Paris en ce temps-là. Plusieurs tableaux de sa femme Marthe Bonnard valent des millions de dollars aujourd'hui. Il est aussi l'auteur de La nu accroupi, Nu rose à la baignoire, La sièste, La toilette et Nu à contre-jour. Après, la vie d'un artiste n'est jamais simple. Ce film retrace uniquement les relations d'un couple. Quelles relations. Dix sept ans de mariage. Marthe d'abord sa maitresse, rencontré dans les rues de Paris en 1893. Il l'épouse en 1925. Soit 32 ans après leur première rencontre. Là le film montre des crises dans le couple, et de la jalousie. En fait rien de positif. La vérité sur le couple ne reste pas établie. Plutôt romancer. Même beaucoup romancer, et la vérité n'y est pas.
Belle qualité, beaux paysages. La première partie du film est un rien laborieuse, et on ne voit guère de peinture, tant l'accent est mis sur la relation Pierre-Marthe. La deuxième partie, avec l'arrivée de la jeune modèle devient dramatique, à tous les sens du terme, et la fin a un charme certain. On aimerait tout de même avoir vu plus de peintures.
C'est un bon biopic d'un couple d'artiste avec la reconstitution d'époque sur près de 60 ans. Le déroulé est assez classique et fidèle à l'histoire avec des ressemblances réussies des personnages cependant trop axé sur des scènes avec une part d'excentricité. Cela forme un contraste avec le climat champêtre calme où ils vivaient et l'on passe un peu à côté des véritables artistes et de leur talent en ne montrant presque que leurs côtés torturés, tortueux et émotifs même s'ils ne sont pas trop amplifiés.
Difficile de trancher entre la vie de l'artiste et son œuvre ou son processus créatif. Le réalisateur a choisi de se pencher sur sa vie de couple en mettant l'accent sur sa relation avec sa compagne Marthe et son obsession de la représenter sur la majorité de ses œuvres. Difficile aussi de couvrir toute une vie sans faire un choix d'ellipses déterminantes. L'accélération se produit pour les 20 dernières années de la vie des 2 personnages. Pourquoi pas. Les acteurs sont justes, leur investissement (les bains dans la Seine...) est louable. Reste que le manque d'explication et de présentation du processus créatif de Bonnard ainsi que l'évolution de sa carrière (voyages à l'étranger, expositions, musées,...) sont préjudiciables pour en faire un grand film. C'est entre le très bon téléfilm et le film correct.
très joli film, des images somptueuses. séance de rattrapage, loupé lors de sa sortie. Cécile de France magnifique et Sylvain Macaigne toujours aussi juste ,
Artiste méconnu pour moi. Quelle découverte. Ce biopic est vraiment très réussi. Historiquement. Acteurs. Photos . Paysages. Pour moi, c'est vraiment un chef d'œuvre cinématographique. Donc 5 étoiles .
Ce film est sublime, doux comme une peinture, avec à l'affiche les excellents Cécile De France et Vincent Macaigne, incarnant des personnages complexes guidés par leurs amours, leur goût pour la peinture, l'art, la liberté. Une oeuvre d'une belle intensité dramatique, visuellement magnifique, un moment suspendu.
J’ai beaucoup aimé ce film, filmé « impressionniste ». Une histoire d’amour fou qui va durer cinquante ans. Poignant, souvent drôle. Cecile de France est magnifique, Macaire crédible. Film attendrissant au bon sens du terme.
Un portrait intime comme une œuvre qui ne se laisse pas apprivoiser au premier regard. Il faut rester longtemps avant d’aimer ce couple qui crée ensemble. Ils ont besoin l’un de l’autre et le film gagne en beauté dans sa dernière partie où la solitude témoigne de l’amour. La peinture y est un peu âpre et peu attachante mais les deux acteurs sont formidables dans cette vision simple et belle.