Derniers Avis : Bonnard, Pierre et Marthe - Page 7
Bonnard, Pierre et Marthe
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Marc
11 abonnés
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4,0
Publiée le 21 janvier 2024
Superbes images, très beaux tableaux de Bonnard, une bonne mise en perspective d'une époque, de très bons acteurs et une sensationnelle Cécile de France. Un régal
Un beau film sur la peinture et la fin du 19e siècle, très bien joué, parfaitement filmé et avec une musique envoûtante. À voir, pour les amateurs de ce genre d'histoire.
Une évocation d'une époque intermédiaire où tout était possible: révolution de la musique , de la à peinture, la sculpture un amour étouffant pour Bonnard . Une bonne fresque des rapports entre artistes fin 19e début 20e siecle
Une histoire d'amour intense, touchante, complexe, des images magnifiques, Cécile de France parfaite dans ce rôle. Malgré quelques longueurs, on a plaisir à découvrir la vie de ce couple, à partager des moments avec eux et les célèbres artistes qu'ils côtoient dans l'effervescence du post-impressionnisme. Le film laisse une envie de peindre, et de trouver l'âme sœur.
bonjour.. nous sortons à l instant du film. Il est très esthétique. Les acteurs sont justes . Nous avons bien aimé. Vraiment je recommande pour passer un agréable moment. nous sommes à la retraite ...
Le film se regarde comme un tableau, c'est en cela qu'il est si beau et d'un bout à l'autre, je me suis sentie portée par un ton juste, un très beau jeu d'acteurs, une authenticté sans faille. Du bel art cinématographique, pas si courant... On a envie de peindre comme les impressionistes, dans ces paysages à la fois familiers et magiques, à la lumière douce. On est touchés. Merci!
Une belle histoire c'est rare Un rythme tranquille c'est rare Une incitation à la contemplation c'esr rare D'excellents comediens c'est rare En bref un film qui fait du bien sans être mièvre c'est rare
Le film évoque le peintre Pierre Bonnard par le prisme de sa vie intime auprès des trois femmes qui ont le plus compté pour lui. C’est plutôt bien fait. Le réalisateur Martin Provost - qui en 2020 avait sorti le sympathique film « La bonne épouse » - s’attache surtout ici aux 3 femmes en question, à savoir, au départ Misia la brillante et pétillante pianiste interprétée à merveille par Anouk Grimberg, puis Marthe bien entendu campée par une Cécile de France totalement habitée par ce rôle particulièrement complexe et enfin Renée la renversante jeune femme qui lui fit également tourner la tête - jouée par l’excellente Stacy Martin. On perçoit bien tout l’égoïsme, toutes les faiblesses et surtout la lâcheté de ce grand peintre qui restera finalement surtout habité par son art. Et même si son talent et sa créativité restent indéniables, sa vie personnelle n’aura semble-t-il pas été un très grand modèle d’élégance. Enfin selon le réalisateur Martin Provost. Intéressant.
Un joli film agréable à regarder, bien filmé, bien joué, dans de jolis cadres surtout champêtres et dans cette belle atmosphère fin de siècle où de grands artistes côtoient la bonne société qui les fait vivre. L'histoire d'amour de Pierre Bonnard et de Marthe, celle d'une femme qui devra se battre pour s'imposer comme la légitime compagne d'un homme qui n'était pas de son milieu, un homme égoïste qui vit pour son art, la prive d'enfant et la trompe, même s'il finit par comprendre qu'elle est la femme de sa vie. Peu de relief, beaucoup de douceur et de grâce. Un hommage nostalgique à un temps révolu ?
titre : Le scénario omet de nous présenter l'homme Bonnard. Ce jeudi 18, à Saint Lazare, à la séance de 16h, je trouve une salle de trente seniors, probablement connaisseurs de l'oeuvre du peintre, sinon curieux d'une histoire d'amour triangulaire. Etant un érudit de la vie et de l'oeuvre du peintre, ayant lu les critiques des spectateurs, je redoute une forte déception. Heureusement le film ne dure que deux heures: la dernière demi-heure qui suit le suicide d'une des deux femmes, se languissant. J'écarte de mon jugement tout reproche d'inexactitude par rapport à la vie réelle de Pierre Bonnard, d'autant que les libertés prises avec la vie historique du peintre sont peu nombreuses. La plus importante pour le scénario est que, simultanément à sa liaison avec Renée Montchaty, PB eut une liaison avec Lucienne Dupuy de Frenelle, la femme de son médecin. Marion Gayno a publié, en mai 2021, un livre convaincant sur la descendance probable de Pierre Bonnard dont elle serait une petite-fille. Ce fait achève de mettre à mal un scénario au rythme désordonné, et à la problématique incohérente. Car le film ne devrait pas s'intituler Bonnard, mais "Marthe, Misia et Renée". Si on apprend peu sur le génie du peintre - et ce n'est pas l'objectif du film- on ne sait rien sur l'homme avant Marthe : son caractère, ses désirs, ses échecs. Nous verrons donc un archétype de peintre assez sot - le projet de mariage à Rome avec une jeunette de 25 ans de moins que lui- un homme intériorisé ou contemplatif dont nous ne connaîtrons ni les pensées ni les ambitions. A partir du moment où le scénariste n'a pas campé qui est Bonnard, les scènes de joie ou de crise se déroulent sans grande implication de notre part. Heureusement, les trois actrices sont superbes, la transformation des visages de Marthe et de Pierre sur soixante ans assez réussie, les photos dans les décors naturels ou bourgeois plutôt agréables, si bien qu'on feuillette cette album d'un autre temps, sans peine mais sans émotions. D'où les 2,5 étoiles. La musique conventionnelle et appuyant lourdement les images a aggravé mon ennui.
Une bonne idée, mais à mon avis ratée. Beaucoup trop de cris suraigus et franchement pénibles (Marthe) , qui prennent la place de l'action, trop de temps passé, et avec quelle lourdeur, sur les cris d'asthme (pas intéressant) . Aucun des deux personnages n'arrive à engendrer de la sympathie, on se fiche un peu de ce qui peut leur arriver. Restent de jolis cadres, de belles maisons de campagne et quelques tableaux reconstitués. C'est quand même insuffisant, surcoût pour une film long.
Je vais retourner ne voir à nouveau…! Si il n’avait pas été à nouveau très bon, pourquoi aller le voir 2 fois ? Courez vite, les paysages pro chez de Giverny, Monet se déplaçant en barque . Une très belle prestation des 6 principaux artistes…!
Martin Provost reste à jamais le réalisateur en état de grâce de Séraphine. Ce serait trop vite oublié Violette, Sage femme, ou La bonne épouse. Ces 122 minutes – un peu longuettes -, prouvent, s’il en est encore besoin, que le bonhomme sait faire. Pierre Bonnard ne serait pas le peintre que tout le monde connaît sans l’énigmatique Marthe qui occupe à elle seule presque un tiers de son œuvre… Reste que faire beau ne fait pas forcément un bon film. CQFD ! Ma relative déception face à ce biopic à deux têtes vient non pas de la forme, avec ses magnifiques lumière et photographie, son souci du détail dans les costumes et les décors et sans doute, - je vous avoue ne pas avoir vécu la période des nabis -, l’ambiance de création et de mondanités de cette époque. Tout cela est un régal. Non, ce qui m’a gêné c’est choix scénaristique d’avoir entouré le peintre de trois femmes dont on ne met en exergue pratiquement que l’hystérie. .. Et je suis désolé, mais les scènes d’hystérie, ça m’épuise et me lasse très vite. Au point qu’un des climax du film, le déjeuner avec Misia et son nouveau mari Alfred, les Monet et Vuillard a été entièrement inventé. Je regrette mon état d’âme car le film est superbe et on apprend beaucoup de choses sur ces deux personnages. Sensuel, érotique, épicurien, fort bien documenté, et surtout porté par une merveilleuse distribution, ce drame n’est hélas pas exempt de mélo et d’outrance. Cécile de France réalise une performance étonnante dans le rôle d’égérie, de muse… et d’épouse. Excellent choix, tout comme celui de Vincent Macaigne, lui aussi très à son avantage dans la peau du peintre. Stacy Martin, Anouk Grinberg, André Marcon, Grégoire Leprince-Ringuet, jouent eux aussi des partitions pleines force et de finesse. Las, le schématisme du scénario laisse à croire que la vie privée est la seule explication d’une œuvre majeure. Beaucoup de qualités et de bonne intentions mais, je le répète des choix scénaristiques discutables.
On entre de plein fouet dans la vie de Marthe et de sa liaison avec le peintre, de ses délires, de sa passion. On vit sa maladie psychique, on touche le fond de sa personnalité. Bravo aux deux acteurs qui ont oublié la caméra, c'est une histoire passionnelle qui nous entraine au fond de nous mêmes.