Bonnard, Pierre et Marthe
Note moyenne
3,4
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189 critiques spectateurs

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Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2024
Intéressant. Ce biopic nous plonge fin 19ème jusqu’à 1947, date du décès du peintre. La fusion entre la muse et le peintre a duré toute leur vie, avec des hauts et des bas comme dans tous les couples,. Superbe composition de Cécile de France, dont on suit le vieillissement progressif (quels maquillages !). Du même réalisateur j’avais toutefois préféré Séraphine, mais le résultat ici reste très positif, avec toutefois quelques longueurs. J’avoue ne pas être fan des oeuvres de Bonnard, mais il semble que son art lui a permis de bien vivre. Il était très ami avec Claude Monnet qu’on voit dans le film (acteur très ressemblant).
jcgonzales
jcgonzales

13 abonnés 142 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2024
L’atmosphère qui se dégage de l’affiche laissait présager du bon, et autant dire que l’intuition s’est avérée confirmée dans cette parenthèse romantique, artistique et un soupçon érotique qui nous propose d’accompagner ce couple durant leur vie passionnée, passionnante et enivrante.
Vincent Macaigne est particulièrement inspiré et c’est une très belle prestation qu’il nous livre là, tandis que Cécile de France, entière, amoureuse, malmenée, angoissée et finalement comblée, fascine par la justesse de son jeu.
La soin apporté à la photographie est de tous les instants, c’est esthétiquement magnifique, mais il faut souligner que la bande son l’est tout autant, boucles répétitives de cordes frottées, très contemporaines, et qui me font bien entendu penser aux pièces de Michael Nieman.
Une réussite

Ps : comment est-il possible de noter ce film 1 sur 5, je ne comprends définitivement pas les critiques systématiquement assassines des Inrock’
Fab1263
Fab1263

4 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2024
J’avais adoré séraphine , et j’ai encore plus aimé ce deuxième film magistralement bien interprété..c’est agréable de visionner un tel film plein de plénitude dans une époque où l’on ne sait que montrer que la violence et l’agressivité.. je suis nostalgique de ne pas avoir vécu dans cette fin de 19eme siècle où l’on pouvait encore apprécier les belles choses .. et la douceur de vivre dans une nature encore préservée !!!
passiflor
passiflor

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 septembre 2024
PATHÉTIQUE, comment passer à côté de l'œuvre d'un grand peintre pour raconter une histoire d'amour qui devait rester au second plan ...et un biopic raté de plus , un ...
Cyril N.
Cyril N.

11 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2024
belle image . acteurs au top. je connaissais pas trop la vie des 2 artistes. le cadre idyllique des bords de seine magnifiquement filmé m'a ébloui....un peu chauvin certes ! seul bémol la musique trop présente cache certains dialogues et n était pas forcément nécessaire.
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2024
Bonjour tout le monde,

Ce film a pour principal objectif de relater la vie de Pierre avec Marthe!

Le film " décolle " lorsque Marthe se met à peindre .

Signalons les deux plans séquences qui concluent magistralement un film en forme de " montagnes russes " quant à son intérêt .

Et vous ?

Amicalement.

Gérard Michel
Pierre Chambon
Pierre Chambon

2 abonnés 523 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2025
très joli film, romantique, parfois dur, parfois tendre, parfois drôle - très belles couleurs, très belle lumière, c'est le moins que l'on puisse pour un film dédié à un peintre - et surtout une interprétation exceptionnelle des deux acteurs - vincent macaigne tient là son plus grand rôle, il est méconnaissable - cécile de france sort de ses rôles habituels, sa puissance transperce l'écran
pierre scalliet
pierre scalliet

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2024
Pierre Bonnard, bourgeois de bonne famille tombe amoureux de son modèle Marthe. Marthe s'est inventé un nom mais cache sa famille à Pierre, famille dont elle a honte pense-t-on. Vincent Macaigne excelle dans ce rôle, bien plus que dans d'autres où il ne convainc pas toujours. Pas pleurnichard, concentré sur sa peinture, très amoureux mais très homme dans un monde d'hommes, il est remarquablement dirigé par Martin Provost qui tire le meilleur de son comédien. Idem pour Cécile De France dont la transformation au cours du récit qui couvre un demi siècle est assez spectaculaire. Tout peut être demandé à C. De France et elle donnera tout avec fraîcheur, bonne humeur et une grande profondeur. Images parfaites, travaillées, très belle couleur et bande son impeccable.
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2024
Marthe de Méligny alias Martha Bonnard alias Maria Boursin, muse de Pierre Bonnard et imposture d'une vie
Maria Boursin naît le  de parents berrichons d'origines modestes. Son père est charpentier, sa mère couturière. Elle quitte sa région pour Paris en 1891, change de nom et est engagée dans un atelier de fabrication de fleurs artificielles. Elle se met à fréquenter des artistes et rencontre Pierre Bonnard en 1893 sur le bd Haussmann, à qui elle se présente sous le nom de Marthe de Méligny – pseudonyme qui rappelle les noms des courtisanes fin de siècle telles Blanche d'Antigny ou Jeanne de Tourbey. Elle ment aussi sur son âge (dit avoir 16 ans alors qu'elle en a 24) Elle dit descendre d'une vieille lignée italienne, orpheline et seule au monde. Elle ne révélera sa véritable identité au peintre que lors de leur mariage en 1925. Durant trente-deux ans, elle aura menti à Pierre sur son nom, son âge, lui aura caché l'existence de sa famille. Pierre épouse donc Maria Boursin en quasi catimini, avec pour uniques témoins du mariage un couple de concierges, Maria alias Marthe redoutant que soit étalée au grand jour sa véritable identité, son nom particulièrement roturier et son âge véritables, nommés et mentionnés par l'officier municipal en charge des mariages. Dépendante et possessive, peu appréciée par Vuillard et autres confrères de son époux, Marthe appelait Bonnard son « maître » lors des visites qu'elle rendait à sa famille en secret, et reviendra un jour inexplicablement assombrie à la maison (elle a enterré sa mère le jour même sans rien en dire à Pierre). Pierre l'aura protégée jusqu'après sa mort de la révélation de son mensonge d'une vie. Souffreteuse et plaintive toute sa vie (pulmonaire, asthme etc...), elle deviendra de plus en plus sauvage, tentant en vain de couper son mari du reste du monde. Après la mort du "Maître", elle peindra à son tour des tableaux inspirés par ceux de son époux, puis arrêtera au bout de sept ans et mourra quelques années plus tard. L'une des conséquences de cette interminable mystification d'identité sera un procès de 16 années durant lesquelles les neveux respectifs (les héritières, nièces de Marthe, ont été débusquées grâce à la recherche obstinée du notaire consciencieux) se disputeront l'héritage colossal de l'oeuvre de Bonnard. L'éclipse de l'oeuvre, sous séquestre durant tout le procès, empêchera Bonnard d'être reconnu comme un peintre moderne du XXème siècle aussi important et novateur que Matisse ou Picasso et le laissera cantonné au mouvement Nabi (=initié, prophète suite de Gauguin) ancré dans le 19ème siècle. Cette histoire démontre à quel point la honte est l'une des émotions les plus fortes, les plus tenaces, les plus agissantes, capable de « tenir » à elle seule une imposture durant une vie entière et entraîner des conséquences délétères en cascade. Marthe-Marie Boursin tenait à son mensonge plus qu'à sa vie même.
davidgainsbourg
davidgainsbourg

37 abonnés 369 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2024
Magnifique film historique très crédible et superbement interprété. Si vous aimez la peinture vous serez conquis. Les relations plus que compliquées entre artiste et modèle sont ici parfaitement expliquées, et c’est toujours la même chose aujourd’hui…
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2024
« Vous vivez par le regard d'un peintre. » On peut même dire "exister à travers les toiles d'un peintre" puisque l'on ne sait pas énormément de choses sur Marthe Bonnard à part sa supposée présence sur la majorité des toiles de Pierre Bonnard. Sa mystérieuse muse et épouse a fait l'objet de toutes les interrogations et fascinations pour cette raison. Ce n'est pas pour autant le sujet du film de Martin Provost qui s'attarde sur la vie de ce couple plutôt que sur leur vie de couple. À part les moments de leur rencontre, on ne peut pas dire que l'on ressent une grande passion entre eux alors même que leur relation est décrite comme fusionnelle. Ils s'aiment à leur façon, les deux ayant besoin de l'autre pour diverses raisons. Un drame romantique qui relate de manière superficielle différentes épreuves de la vie sans qu'il y ait un réel impact sur la suite. De petits instants de vie dans un film qui a surtout le mérite d'être très élégant et esthétique, et de pouvoir compter sur un solide casting, Cécile de France en tête. Au final, c'est pas mal et agréable à suivre.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2024
Le personnage principal est-il "le peintre du bonheur" ou sa muse? MACAIGNE méconnaissable mais toujours aussi talentueux incarne une personnalité peu charismatique. Le 1er tiers voit DE FRANCE beaucoup trop minauder, avec ses moues naïves et simplètes. Mais la suite nous gratifiera de belles scènes : repas avec joutes verbales entre GRINBERG et son mari jaloux en colère, avec MACAIGNE penaud et gêné et DE FRANCE exaspérée; joute verbale entre les 2 femmes à pied au milieu du lac; dispute entre STACY et MACAIGNE en Italie à la veille de leur mariage spoiler: qui va être annulé
.
La BO est magnifique avec des foisonnements de cordes parfaitement adaptée à ces scènes bucoliques naturalistes.
MACAIGNE et DE FRANCE remarquables dans la vieillesse au Cannet en Provence, autour de cet amandier en fleurs en octobre. Merci pour avoir illustré non classiquement la vie de cet illustre peintre!
Syb Déchin
Syb Déchin

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3,5
Publiée le 7 mai 2024
Intéressant on apprend beaucoup de choses sur le monde de lart de lepoque
Tres oriente autour de la relation du peintre et de sa femme
O. L.
O. L.

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2024
Très beau film
Dans l’intimité du peintre
De ses Fanta
Mais aussi la vie de sa femme
Un peintre peu connu
Et je l’espère permettra la restauration de sa maison à Vernon afin de permettre des visites avant 2030 ?
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2024
​             Ils se sont peut être croisés dans un salon.... Qui? eh bien, Ravel et Bonnard... En tous cas, ils eurent des amis communs. Voilà bien singulier, que leurs deux histoires de vie soient portées à l'écran en même temps! Deux récits qui se passent dans le même milieu, la bourgeoisie intellectuelle et cultivée du premier  quart du siècle dernier. Bien singulier, mais bien intéressant de voir que le cinéma français peut être ambitieux. En tous cas, Martin Provost, lui, a réussi son film. C'est, sans doute, plus facile de filmer la composition picturale que la composition musicale. Et puis, on sait beaucoup de choses sur la longue (cinquante ans!!) histoire d'amour (mais aussi d'incompréhensions, de tromperies) entre Pierre et Marthe.
             A part ça.... je déteste la peinture de Bonnard (mais je n'apprécie guère, non plus, la musique de Ravel). S'il s'est revendiqué, au début, nabi, il a surtout représenté un post- impressionnisme criard et peu intéressant. Toutes ces représentations de Marthe dans sa baignoire, quel ennui!! Et comme on est loin de l'héritage de Gauguin que revendiquaient Serusier et Maurice Denis, les nabis les plus patentés....... 
             Donc, Pierre, peintre encore alors peu connu (Vincent Macaigne, excellent et de surcroit exceptionnellement ressemblant!) rencontre dans la rue une jolie jeune fille (Cécile de France) à qui  il demande de poser pour lui. Et, tout de suite, c'est l'amour fou. Ils s'installent ensemble. Les règles sont claires: il ne veut pas de mariage, il ne veut pas d'enfant. Il n'est pas question de la présenter à sa famille. Elle lui dit qu'elle est orpheline, d'origine aristocrate et italienne. Ce n'est que trente ans plus tard, au moment de leur mariage, qu'il découvrira  qu'elle est berrichonne et qu'elle a une soeur, des nièces, et une mère à demi impotente qu'elle ne voit jamais mais à qui elle envoie de l'argent.
         Drôle de débuts pour une histoire basée en partie sur le mensonge (pour Marthe) et sur le déni de l'identité de l'autre (pour Pierre).... On ne donnerait pas cher de sa survie. Et pourtant....
             Elle tient la maison, elle sert le maître, elle a droit à deux petits chiens, deux bassets. Ils s'installent à Vernon, en bord de Seine, en pleine nature. Claude Monet (André Marcon), vient leur rendre visite, en barque, de Giverny, accompagné d'Alice Hoschedé (Hélène Alexandridis), en apportant le coq bien mijoté (Monet préférera rester peindre des nénuphars). On voit passer aussi Edouard Vuillard (Grégoire Leprince-Ringuet), autre membre fondateur du mouvement nabi, dont il s'écarta également. Toutes ces images de bonheur champêtre, de forêts lumineuses, d'eau paisible, dans un éternel printemps, sont impressionnistes en diable...
         Mais si on vous dit que le premier mécène de Bonnard fût Thadée Natanson.... aïe, vous voyez qui va débarquer. Misia bien sûr. Qu'Anouk Grinberg transforme en folle de Chaillot; il y a en particulier une scène ridicule avec Marthe dont Provost aurait bien pu faire l'économie. Puisque cette grande extravagante, égérie d'une petit monde aussi mondain que cultivé vous intéresse tant, que ne réalisez vous un biopic.... sur sa personne!! A noter que Thadée Natanson lui même fût aussi un personnage bien intéressant... 
         Mais les années passent et les amis se raréfient. Car Marthe devient de plus en plus acariâtre, solitaire. Elle accumule les scènes. Et Pierre la trompe de plus en plus. Au point de presque promettre le mariage à une jeune et jolie ambitieuse blonde, qu'il peint aussi beaucoup, Renée Monchaty (Stacy Martin). Mais il reviendra à Marthe (comme un chien retourne à son vomi?), et se décidera enfin à l'épouser. Et la pauvre Renée se suicidera.
       Le couple s'installera dans le midi, nous proposant encore de superbes images.... Film très intéressant donc. Par sa beauté, par son intelligence, parce qu'il nous montre en long et en large le geste de peindre.... mais qui là encore, ne nous apprendra rien sur l'homme: pourquoi finalement Bonnard aura t-il passé sa vie aux côtés d'une femme qui, en fait, ne devait pas être très intéressante? Ne pouvait-il être amoureux que d'une femme peinte, d'une femme modèle, d'une femme sur une toile? 

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