Derniers Avis : Bonnard, Pierre et Marthe - Page 6
Bonnard, Pierre et Marthe
Note moyenne
3,4
1314 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
189 critiques spectateurs
5
25 critiques
4
53 critiques
3
63 critiques
2
36 critiques
1
8 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Didiermartinez
1 abonné
1 critique
Suivre son activité
5,0
Publiée le 25 janvier 2024
Avoir connu une grande histoire d'amour...Peut-être deux...Aimer la nature, les cours d'eau, le silence...Être en prière dans une maison lumineuse...Crier de Joie en regardant l'être aimé...Lui demander "enterre -moi " pour lui dire "je t'aime"...Avoir des amis fidèles et sincères, quels que soient leurs défauts...Avoir peint un amandier en fleurs, une fois au moins , dans sa vie...Autant de raisons pour voir la Vie, la vraie, défiler en vous et devant vos yeux, éblouis par l'âme de Marthe (magnifique Cécile de France) et de Pierre (profond et fragile Vincent Macaigne)...Autant de raisons d'aller voir ce film...Oui...Merci!! !
J'aime bcp les peintures de Bonnard, et la façon d'introduire les toiles dans le film est crédible et tout à fait intéressante. Cecile de France est parfaite dans son rôle. Seule la toute dernière partie m'a paru trop longue sans doute parce que 2 heures c'est toujours un peu trop long pour moi.
Deux acteurs qui jouent formidablement bien dans un biopic inspirant et envoûtant de la vie de Bonnard et de sa femme, Marthe, un personnage qui est mis en lumière ici, alors qu'elle a souvent vécu à l'ombre de l'artiste.
Certains critiques ont reproché à ce film son académisme et une polarisation excessive sur la vie privée de Bonnard pour évoquer son œuvre. Ces critiques ne sont pas fausses mais on peut les retourner en considérant que cette approche de l’œuvre par l’amour puissant qui a lié Pierre et Marthe pendant toute leur vie est un fil conducteur cohérent qui permet au réalisateur d’embarquer le spectateur pendant plus de deux heures dans leur intimité et leurs luttes personnelles. Certes, la forme du film n’a rien d’original mais le contraste entre les mondanités de la scène artistique parisienne du début du 20ème siècle et la vie bucolique, les baignades dans la Seine à Vernonnet, tout proche de Giverny, est bien exposé, bien filmé. Loin de cabotiner, les acteurs sont excellents : Vincent Macaigne en Pierre Bonnard, parfois faible mais indéfectiblement lié à Marthe qu’il accompagnera quand elle sera vieille et sans raison ; Cécile de France, fraîche, courageuse, aimante mais non dominée ; Anouk Grinberg en musicienne talentueuse et manipulatrice ; les quelques scènes où apparaît André Marcon en Claude Monet sont magnifiques, André Marcon est un acteur exceptionnel, sa voix est irradiante. L’on suit les hauts et les bas de l’amour entre Pierre et Marthe Bonnard, dans le contexte si particulier qui est le leur, avec émotion. Un très bon film.
Le réalisateur a su recréer l'émerveillement qu'inspirent les tableaux impressionnistes de bords de scène. On regrette cependant un scénario sans originalité et des femmes réduites à mettre en avant un personnage creux et à exhiber leurs corps nus au spectateur.
Le film nous raconte une histoire d'amour complexe entre un artiste et sa muse, dans laquelle Marthe, malgré l'amour inconditionnel que lui porte Pierre Bonnard, a bien du mal à exister et à se sentir heureuse. C'est donc aussi et surtout le beau portrait d'une femme qui passa sa vie à s'effacer derrière l'homme qu'elle aimait. Est ce parce qu'il est interprété par Vincent Macaigne, l'un des acteurs français au plus grand capital sympathie, et incroyable d'intériorité dans ce rôle ? Toujours est il qu'il est bien difficile d'en vouloir à cet artiste très égocentré qui, en faisant passer son Art avant tout, se joua (malgré lui?) des femmes qui l'entouraient.
Généralement peu sensible au jeu de Cécile de France, la voir pendant toute la première partie du film, prendre, pour la énième fois, sa moue et son ton de petit enfant bougon fut assez irritable, mais il faut reconnaître que plus le film avance, plus elle parvient à donner de l'épaisseur à son personnage et qu'elle se révèle convaincante et finit par émouvoir.
Quant à Anouk Grinberg, que dire si ce n'est qu'elle fait définitivement partie de nos plus grandes actrices et qu'elle offre la scène la plus forte du film, une joute verbale incroyable entre elle et Cécile de France, toutes deux immergées dans la Seine à hauteur de taille.
Très grosse réserve en revanche sur le personnage interprété par Stacy Martin, beaucoup trop dans la caricature.
Les décors sont splendides et donnent au spectateur l'impression d'évoluer au sein de toiles naturalistes. La bande originale essentiellement composée de cordes accompagne à merveille les amples mouvements de caméra. Les nombreux grands angles utilisés pour filmer les scènes à la campagne sont un régal pour les yeux.
Académique dans sa forme, c'est dans son récit que l'on peut trouver une certaine forme de modernité avec quelques transgressions dans sa représentation du couple.
Avec ce film, Martin Provost continue de proposer un cinéma à la fois populaire et exigeant.
Académique - ce qui est un comble pour Bonnard - et superficiel. Tout est téléphoné et prévisible. Très déçu, même si le film est sauvé par Cécile de France.
Quand on aime l'art et le cinéma, bien sûr on attend ce film avec impatience. Surtout quand on apprécie les deux acteurs qui vont interpréter ce couple dont je ne connaissais rien, sinon la peinture de l'artiste, et les nombreuses représentations de sa femme. Je n'avais pas vu le film sur Violette Leduc mais j'avais apprécié celui sur la peintre "naïve" Séraphine de Senlis du même réalisateur. Alors, pourquoi ce sentiment assez mitigé, cette fois ci? Peut-être parce que le film est gris. Gris, ça n'est pourtant pas la couleur préférée des peintres impressionnistes et néo impressionnistes dont les nabis se revendiquent (la bande à Bonnard qu'on voit assez peu, finalement dans le film et qui est trop vite campée lors d'une séance de pique-nique). Une grande partie du film se passe en plein air, autour de la jolie maison du bord de Seine à Vernon. On appréhende bien par les scènes d'extérieur, le mouvement impressionniste et de ses suiveurs, marqués par un regard sur la peinture en plein air. Images de bonheur d'abord, de liberté puis d'un certain ennui, bref le courant normal de la vie des couples dont Pierre et Marthe sont ici représentants. Comme en analogie d'un fleuve qui coule naturellement vers un but prévisible, Bonnard semble se diriger vers un destin somme toute assez conventionnel. En aimant toujours sa muse de femme, il va chercher une maitresse. C'est probablement ce personnage finalement très sage et prévisible bref falot qui provoque cette impression de gris, de manque de couleurs. D'ailleurs le ciel est constamment nuageux et peu lumineux et comme enveloppé de couleurs sourdes. Ce n'est qu'à la fin du film, quand l'artiste âgé s'installe au Cannet qu'on découvre littéralement la couleur. Comme si la véritable révélation de Pierre n'était pas Marthe mais la lumière de la Méditerranée. La femme derrière l'artiste...un peu réducteur, non? Pas satisfaisant ni pour l'artiste, ni pour la femme.
Biopic plutôt agréable où les prestations de V.Macaigne (et encore plus de C. de France !) tentent de rendre compte de l'état d'esprit du milieu artistique Parisien dans la première moitié du 20e siècle, avec l'avènement des post-impressionnistes notamment.
Dommage que le génie paisible du coloriste Bonnard ne soit pas plus souvent souligné, voire mieux détaillé... En fait c'est la personnalité de sa compagne (Marthe, qui deviendra sa femme assez tardivement) qui est beaucoup plus le sujet du film, plutôt que l'évolution des oeuvres de Bonnard et sa place dans le paysage artistique de son temps. En tous cas, grâce à la photo et aux prestations des deux têtes d'affiche l'ennui est tenu à distance...
Je me suis laissé porté par ce film très agréable. Cécile de France est magistrale comme d'habitude. On ressent bien l'ambiance de l'époque. Un bon moment. Merci
Un film sur l'hédonisme, dans un univers magnifié par une belle photographie, qui s'attache plus à l'histoire d'un couple, qu'à la relation de l'artiste avec son art. En cela, le film est quelque peu décevant, malgré la subtile interprétation de chacun. On reste un peu sur sa faim, mais c'est beau.
Pour moi, ce film est décevant. A certains moments, le jeu des actrices est grandiose, remarquable, mais l'ensemble est trop souvent théatrale. Le choix musical étouffe le jeu des acteurs et amplifie le côté théatre de ce film. En fait, une vraie pièce de théatre filmé aurait été préférable à mes yeux.