J’ai trouvé ce film très touchant et plaisant à regarder. C’est une sorte de comédie tragique sur une relation conflictuelle entre deux cousins juifs, sur fond de voyage en Pologne pour commémorer la mémoire de leurs ancêtres.
C’est à la fois drôle et complexe dans la manière dont la psychologie des personnages est explorée. Cependant, il n’est pas parfait : la fin est un peu brouillonne, et l’objectif annoncé au début finit par perdre de son importance, ce qui est un peu dommage. Il y a tout de même quelques moments forts, notamment la scène dans le camp, mais le film laisse un certain goût d’inachevé. Les idées sont là, mais elles ne sont pas creusées jusqu’au bout. Cela reste malgré tout un bon petit film que je conseille !
Vu il y a déjà quelques semaines le film est bien vu qu'il traite de faits réels et les acteurs sont bons dans l'ensemble mais l'histoire est horriblement bavarde ,Kieran culkin n'en fini pas de blablater il est assommant et c'est dommage
Vraiment aucun intérêt. Les acteurs jouent mal, surtout Benji. Il ne se passe rien dans le film. Le thème du traumatisme intergénérationnel qui est supposé être le propos du film est traité de mannière superficielle et ne nous apporte rien.
Comédie dramatique? ce film me laisse perplexe tant qu'il rate chaque occasion de rendre un sujet grave un peu plus leger si je devais le résumer c'est un catalogue assez long et ennuyeux des situations ou deux post ados américains essayent de ramener la vie et l'histoire dans les codes de Disneyland
" Un chagrin réel " …mais ça veut dire aussi "un vrai boulet " et c’est le cas de Kieran Culkin ( son personnage insupportable, certes, mais lui aussi, super cabot ). Pas complètement déshonorant mais pas enthousiasmant non plus.Tout le monde n’est pas Woody Allen…
Scénario : assez bien Réalisation : bien Acting : bien Rythme : très bien Ressenti final : transporté dans un beau voyage
Beau parcours de rédemption, de découverte et d'émotions, sans toutefois d'évolution dans la psyché des personnages ni d'élément scénaristique transcendant.
Quête de retour aux origines de deux descendants d’exilés juifs polonais. Dans un premier temps, accumulation de répliques à la façon de new-yorkais intellos, on se demande si l’histoire ne se complaira pas dans un ennui superficiel. Et puis, les interactions de ce microcosmes de visiteurs américains finit par créer une alchimie compassionnelle dont le moment ultime d’émotion est la visite d’un camp de la mort. Dans le dernier temps, on se concentre sur une introspection partagée entre les deux cousins.
Plusieurs sujets traités dans cette itinérance unique : le deuil sous différents aspects; la mémoire; la transmission ou encore la complicité. Les deux rôle principaux sont excellemment joués, avec quelques petites tirades délicieuses à mirer. Culkin mérite totalement son Oscar ! Ce n’est pas un film qui restera dans la mémoire, mais il est agréable à voir.
Très bien écrit et très bien interprété. Ce film est intelligent et sensible dans ses portraits comme dans le traitement de la relation entre les deux personnages principaux. Et d’une belle justesse dans son va-et-vient entre l’expression d’une douleur intime et celle d’une douleur collective, dans sa réflexion sur le travail de mémoire lié à la Shoah, sur la culpabilité… Si l’ensemble demeure modeste en matière formelle et en termes d’ampleur narrative, les petites touches dramatiques et humoristiques distillées au fil de l’histoire sont toujours subtiles, tour à tour piquantes et tendres, pour un résultat touchant. Performance majuscule pour Jesse Eisenberg, véritable homme-orchestre du projet, puisqu’il est à la fois réalisateur, acteur, scénariste et coproducteur (avec Emma Stone notamment). Il a en plus le chic de faire briller son partenaire à l’écran, Kieran Culkin. Ce dernier a obtenu l’Oscar 2025 du meilleur acteur dans un second rôle (pas si second que ça, d’ailleurs, mais un beau rôle d’hypersensible, bipolaire, borderline).
Ce Film n’est RIEN ! on vous montre 2 énergumènes se rendant à l’aéroport, prenant l’avion, puis un taxi, puis un minibus avec un groupe, faire une courte visite d’un camp de concentration (que tout le monde a déjà vu) et poser des cailloux sur une stèle ; le tout accompagné d’une musique « pas originale » (du classique connu). Je n’ai, à 83 ans, jamais trouvé aussi NUL : hallucinant !
En entrant dans la salle, je n'attendais rien de ce film, profitant seulement d'une séance à tarif réduit. En sortant de la salle, je me félicite vivement de cette sortie imprévue mais ô combien mémorable. Bien plus qu'un énième film sur la Shoah, "A real pain" se démarque des autres long-métrages par son parti pris d'évoquer le génocide au présent plutôt que de reconstituer le passé. Et cela, avec pudeur et sensibilité. Mais ce thème qu'on n'aura jamais fini d'aborder (et heureusement) n'est ici qu'un prétexte pour mettre en scène la complexité des relations humaines, avec soi, avec autrui mais aussi avec les morts. Cette évocation très subtile n'altère en rien l'émotion que suscite la visite de lieux symboliques, comme celle du camp de Majdanek (à la place du traditionnel Auschwitz). Mais la plus grande réussite de ce film est certainement son scénario avec un parfait dosage entre moments légers (souvent très drôles) et scènes plus tragiques. Et ce parti pris de l'humour, utilisé à bon escient, permet de ménager le spectateur sans porter préjudice à la mémoire transmise. Au-delà de ce sujet très sombre, la relation ambivalente qu'entretiennent les deux cousins est tout aussi émouvante. Traitée avec justesse, elle nous offre de beaux moments, marqués par le jeu sensible et tout en retenue de Jesse Eisenberg et surtout par la performance délicieuse de Kieran Culkin, dont l'apparente insouciance cache en réalité bien des fêlures... Si les deux personnages semblent un peu caricaturaux de prime abord, leur portrait s'affine au fil du voyage et bouleverse à de nombreuses reprises. En fait, si la souffrance semble échoir au seul Benji qui attire toute l'attention sur lui, elle est en réalité bien plus pesante pour David (voir l'affiche du film), personnage très effacé qui supporte avec pudeur le poids de son passé et ses propres blessures, mais aussi le mal être de son cousin qu'il aime profondément... A la fin du film, étonnement, on en voudrait encore. Encore de cette humanité et de ce voyage qui nous a transporté, avec justesse, d'une émotion à une autre, d'une vérité à une autre. Parce que le présent ne comble pas le vide que le passé laisse en nous béant...
Shoah comédie Après le décès de leur grand-mère, rescapée des camps de concentration, deux cousins diamétralement opposés quittent le confort de leur New-York natal pour aller se confronter à la rudesse du passé familial. Présenté comme çà, le film de Jesse Eisenberg ressemble à un film de juif new-yorkais donc un peu à Woody Allen ; ce n’est pas faux, cette forme d’humour jallone le film. Le film, au travers d’un abord buddy movie en vogue, veut aborder avec un regard décalé la question entre les mains des générations qui n’ont pas traversé la Shoah, mais pour qui pèse le poids de l’histoire, une histoire difficile à digérer. Donc c’est un film de pote plongé dans un groupe venu en Pologne pour leur « Auschwitz tour » qui se veut aussi un film de mémoire. Et bien les deux ne parviennent jamais à faire corps ; souvent très appuyé, démonstratif, sur commenté,… la sauce ne prend pas. Quelques exemples : un touriste a vécu le génocide du Rwanda, le guide touristique commente ce que l’on voie déjà, les deux cousins au profil opposés deviennent littéralement des caricatures,… J’ose le dire, parfois on est à la limite de l’indécense mais surtout du désintérêt ; pour moi, l’engouement pour ce film multinommé aux Oscars est un mystère. Si Eisenberg voulait aussi montrer comment le traumatisme suinte entre générations par une frontière poreuse, c’est raté ; car on ne voie jamais le lien entre l’histoire familial de ces deux là et leurs difficultés à faire corps avec leurs vies newyorkaises. Sans intérêt. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM