Un morfalou c'est un goinfre, un glouton, ici c'est donc au sens figuré. Il s'agit d'une comédie militaire et de rien d'autre et à ce titre l'article de wikipédia qui nous tanne en en listant les "invraisemblances" est complètement à côté de la plaque. On est au cinéma que diable ! Le film pâti d'une mauvaise réputation critique, alors qu'en est-il ? J'ai trouvé la première demi-heure très intéressante et bien mise en scène, ça se gâte pas mal avecspoiler: la bagarre entre Constantin et Belmondo que j'ai trouvé affligeante, et ensuite le film ne retrouvera jamais son souffle. Les dialogues d'Audiard sont étranges allant du très bon (l'anthologique commentaire de l'électrocution) au bons mots ratés. Coté acteur, Belmondo en fait de trop, les autres sont sous exploités, quant à Marie Laforêt, elle essaie de bien jouer de temps en temps. La musiquette de George Delerue n'est pas si mal
Un film de Henri Verneuil, dialogué par Michel Audiard, avec Jean-Paul Belmondo, Jacques Villeret et Marie Laforêt, durant la 2nde Guerre Mondiale, dans une unité de la légion ? "Les Morfalous" rassemblait tous les arguments pour être une comédie d'action française géniale. Et pourtant ...
Je me suis pas mal ennuyé devant ce film. La faute principalement à un montage lent et à un rythme très molasson.
Tout le film est orienté vers la mise en avant de Belmondo dont le personnage ne présente pas vraiment de défaut. Un peu trop parfait pour avoir la moindre rugosité et donc le moindre intérêt.
Bebel fait du Bebel. Alors oui, les scènes d'action sont intéressantes, quelques répliques font mouche et le film bénéficie d'un certain budget qui se voit à l'écran, mais soyons honnêtes, l'ensemble est assez moyen.
J'ai vraiment adoré toutes les collaborations entre Belmondo et Verneuil mais je trouve que celle-ci et vraiment celle de trop j'ai du mal à trouver l'humour de ce film même si quelques scènes prête à sourire il ne m'a pas emballé. je retiendrai quand même la rencontre de Jacques Villeret et Belmondo qui fait plaisir à voir. mais pour le reste c'est plutôt moyen. Le rendez-vous de trop.
J'avais vu ce film lorsqu'il est sorti, j'avais 10 ans. Je me souvenais déjà d'un raté. 35 ans après, c'est une réalité : ce film est le plus mauvais Verneuil, l'un des plus mauvais Bébel et cela malgré un casting 5 étoiles et Audiard aux dialogues. Il n'y a rien a en tirer. L'histoire est bidon, les acteurs peu investis... Un naufrage artistique total.
Je ne comprend pas comment un chef d’œuvre avec un casting de rêve pareil peux avoir une aussi mauvaise note, c'est vrai que ça vaux pas alla2 ou les tuches malheureusement il y a du talent dans ces Morfalous.
L'écriture est une pure merveille, les punch line entre Bebel et son rival Constantin sont mythiques, Villeret en canonnier couard ou M Laforet en femme de banquier. Pour moi un des meilleur Bebel.
Un film exceptionnel, une perle rare, totalement injustement oublié et critiqué. Tout est excellent, les dialogues d'Audiard dans sa meilleure forme, l'ambiance, l'histoire, la brochette phénoménale d'acteurs, bref tout est bon.
Alors bien sûr, ceux qui veulent un film d'action avec explosions à tout va et monde à sauver dans une féerie d'hémoglobine, bref ceux qui s'attendent à Rambo III avec un Stallone français comme le laisse suggérer l'affiche, seront lourdement deçus. La finesse et l'humour des dialogues, le festival de répliques inoubliables, les acteurs chacun parfaits dans leur rôles, tout ça leur passera bien loin au-dessus du cigare. Un Audiard/Belmondo du meilleur cru.
Le dernier Audiard...peut-être un des meilleurs. Je sais c'est "commercial", mais c'est super, alors...Rien qu'une citation pour vos insiter à le voir (s'il est possible que vous ne l'ayez pas vu). Pendant la seconde Guerre mondiale, après une histoire rocambolesque (y faut le voir), un mari directeur de banque, cocu d'une ex-prostituée traitresse (Marie Laforet) va sur la place d'El Ksour de Mahdia (Tunisie), pour satisfaire un besoin naturel, malheureusement il urine sur un fil éléctrique denudé, il est foudroyé... <> (dixit Marie Laforet). Tous les dialogues sont à l'avenant...Du grand divertisement !
Un excellent film d'aventure inspiré de "L'or pour les braves" de 1970. Une affiche excellente, merveilleux travail de la photo, de la couleur des décors. Une fin, hélas un peu hâtive et lapidaire, comme si les scénaristes ne savaient pas comment finir le film.
Henri verneuil est un réalisateur médiocre, et cet adage n'est pas démenti ici : zooms lourdingues, mouvements de la caméra sans raisons réelles, etc. Plus surprenant : les dialogues peu brillants d'Audiard, vieillissant. Tourné en Tunisie, un film inspiré sans vergogne par " L'or des braves ".
Des légionnaires sont chargés de convoiter de l'or en plein désert. Nous sommes en 1943. Des allemands attendent devant la banque. Une épopée au casting parfait où l'or fait tourner la tête des soldats et le devoir et la force les ramènent à la raison. Beaucoup de bonnes scènes et répliques, des morts, des trahisons, des coups du sort. J'ai passé un très bon moment, les répliques sont travaillés, l'historique des personnages également.
Ah, la nostalgie des années 80, quel délice! La nonchalance de Belmondo est au septième art ce que la boutanche est à l'ivrogne. Un acteur tellement magistral et juste dans son jeu, à la fois romantique, baroudeur, et crapule de haut rang. Personne n'a suffisamment de charisme et de prestance pour rouler ainsi des mécaniques, et en tirer une classe monumentale. Ce rôle de légionnaire lui va comme un gant de velours. Son unique présence suffirait à rendre ce film culte, où la guerre se mêle à l'aventure en plein désert. 1943, les allemands sont partout. Les réserves d'or sont en péril. Une mission pour la légion étrangère qui, de ce fait, se trouve chargée de préserver le butin d’Afrique du Nord, au nom de la république française. Mais six milliards en lingots, c'est une sacré tentation à laquelle aucun homme n'est indifférent. On ne parle donc plus de préserver, mais de détourner. Bébel et son équipe de morfalous s'imposent donc en braqueurs pacifiques et gentlemen. Mais l'intégrité d'un gradé fait tout basculer. La superstar incontestée de l'époque (1984) tente donc la sortie audacieuse d'un gros paquet d'or à bord d'un tank allemand et de son propriétaire illégitime. Une épopée burlesque, très théâtrale et auto-dérisoire, romancée par la prose décapante de Michel Audiard. On parle ici de diamant brut pour ce qui est du script, car on a rarement fait mieux depuis. C'était l'époque de toute une clique qu'on n'est pas prêt d'oublier: Jacques Villeret, Michel Constantin, Michel Creton, tous aussi géniaux l'un que l'autre. Les fusillades sur le sable tunisien et les répliques acérées des Morfalous continueront de nous distraire ad vitam æternam, au nom du patrimoine français. Un grand classique intergénérationnel et intemporel. 4,5/5
Évidemment pas le meilleur film de tous les temps mais quel bon moment à chaque fois, des repliques qui font mouche et de très bons second rôles, à revoir même 33 ans après!
On ne s'attardera pas sur les anachronismes des matériels militaires ( tank , uniforme , canon ... ) ni sur l'incroyable capacité qu'a Belmondo à éviter les balles sans être à l'abris .
En 2017 , le film d'Henri Verneuil témoigne d'un état d'esprit réac' , certains dialogues d' Audiard scandaliseraient à notre époque où les mentalités ont heureusement évoluées .
Le film se laisse quand même regarder grâce au talent des acteurs mais globalement " Les Morfalous " est médiocre & ringard , on a connu Belmondo meilleur surtout dans les films de Monsieur Oury .
Les Morfalous est un film à peu près honorable, mais qui franchement reste assez mineur, surtout compte tenu du casting et de la présence de Verneuil derrière la caméra. Il ne ressort pas grand-chose de ce métrage en fait. L’histoire est parfois divertissante, mais n’accroche réellement que dans sa première partie et sa dernière, offrant au milieu de vraies lenteurs, des rebondissements peu passionnants et peu crédibles. Le métrage rate sa dimension « humoristique », sans atteindre non plus le sérieux d’un véritable film de guerre, et cela même si Belmondo évite l’abattage cabotin qui le caractérise trop souvent. En clair, le métrage n’a peut-être pas toujours su choisir sa tonalité, et ça manque de consistance, de relief, d’épaisseur, faute à une intrigue restreinte et à un propos sans grande ambition. Le casting est solide, et pour le coup ça reste le principal atout du film. Même si certains personnages n’ont malheureusement guère d’utilité, et sont amenés de façon assez lourdaude, les interprètes sont au rendez-vous, notamment un très bon Michel Constantin. Belmondo hérite du rôle principal, et il offre une prestation honorable, moins cabotine que de coutume comme je l’ai déjà dit. Il compose un bon duo avec Semmler dans la dernière partie, que je n’ai pas peur de considérer comme le meilleur acteur du lot, donnant toute son épaisseur à ce dernier chapitre. Villeret est sous-utilisé à mon sens, dommage, tandis que Marie Laforêt nous gratifie de son charme mais n’a pas non plus une énorme épaisseur. Sur la forme Verneuil orchestre un métrage correct, sans plus. Bonne ambiance désertique, une séquence d’action en ouverture convaincante, le métrage ne distille pas un grand luxe et paraît parfois avoir été contraint en terme de budget, mais c’est assez « authentique » et la reconstitution est assez bien faite pour faire illusion. Les Morfalous restent cependant un peu en-dessous de ce que j’attendais, c’est-à-dire un film plus percutant en termes de mise en scène, et plus luxueux sur le plan de l’image. En somme, Les Morfalous est un métrage de guerre juste passable. On est loin des sommets du genre, et pour tout dire on sent bien qu’on est dans la période mollasse de la carrière de Belmondo, même si ici il livre peut-être une de ses meilleures prestations de cette époque. Un Verneuil mineur, voire dispensable si on est insensible au casting et au genre. 2.5