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albancinedvd63
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2,0
Publiée le 21 septembre 2023
C'est un pur nanar des années 80, de plus il a très mal vieilli et la cerise sur le gâteau est le jeu des 2 actrices principales au summum du mauvais. On peut aussi parler du scénario, complètement à côté de la plaque, mais bon... il y a quand même le tout jeune Bill Paxton!
L'affiche laisse penser qu'il s'agit d'un film de zombies. Mais non, c'est un bon vieux slasher comme il en sortait tant au début des années 80. Où l'intrigue tourne autour d'un salon funéraire qui cache de sinistres desseins. La réalisation demeure correcte, en tout cas elle est supérieure à ce que le concurrence offrait généralement à l'époque. Par contre les deux héros (Mary Beth McDonough et David Wallace) sont en flagrant délit de manque de charisme. J'avais espéré au départ que ce couple mignonnet soit là pour faire office de chair à couteau, mais non, ce sont bien nos protagonistes ! Entre ceci et un scénario peu engageant, l'ensemble a du mal à soulever l'intérêt. Il faut dire, le meurtre en introduction ne sert pas à grand chose, tant personne ne s'inquiétera de la disparition de cette première victime. Cette sous-intrigue de spiritisme ne mènera nulle part. Et l'identité du tueur est tout de même très évidente (était-ce la peine de l'avoir affublé d'un masque ?). Quelques éléments permettent néanmoins d'éviter le navet. D'abord, le cadre avec salon funéraire et embaumement, c'est toujours malaisant. L'idée saugrenue mais amusante que le tueur utilise un trocart (et si comme moi vous découvrez l'existence de cet objet avec ce film, sachez qu'il est utilisé pour prélever des fluides sur les corps). Il y a aussi ce final assez drôle, sous forme de cérémonie macabre. Et la présence réjouissante de Bill Paxton, qui semble s'amuser en geek chelou.
1983 est une des années les plus lucratives dans l'ère du slasher, genre grandement mis en avant avec "Halloween" puis pérenné avec les "Vendredi 13". Évidemment devant de tels succès avec si peu de budget, beaucoup s'y sont lancés, beaucoup d'entre eux ne sont d'ailleurs même pas sorti en salles, du moins en France, et c'est le cas de ce petit slasher, réalisé par Howard Avedis, qui n'est franchement pas terrible. Nous suivons ici une jeune femme qui se sent persécutée par un homme en cape noir, après la mystérieuse mort de son père. Si le film commence sur des bases fantastiques (d'où son titre français), notamment avec des cérémonies a priori sataniques puis des séances de spiritisme, le film n'exploite jamais cette piste pour revenir rapidement au slasher pur et dur. Mais c'est un slasher très mou dont les meurtres se font rares et qui sont surtout affligeants. À commencer par la scène d'introduction qui nous met tout de suite dans le bain. Il en est de même pour le tueur, sorte de Ghostface du pauvre avant l'heure, c'est-à-dire que nous nous avons un personnage avec le visage peint en blanc qui se trimbale sous une cape noire. Et le maquillage est d'ailleurs tellement cheap que l'on repère tout de suite qui est le tueur. Ainsi, le film ne réserve plus aucun suspense. Ne parlons pas non plus des réactions complètement incohérentes des personnages, la palme revenant à la mère qui est là pour donner un certain suspense dans la première partie du film mais au détriment du scénario qui perd énormément en crédibilité. Mais ce sont tous ces éléments qui rendent le film sérieusement risible car, mis à part la scène des lampes qui s'éteignent et qui s'allument, aucune scène ne fonctionne, rien n'est original et puis surtout, tout est d'une banalité affligeante, même si le film essaye de sortir du lot, encore une fois, avec son aura fantastique. "Cérémonie mortelle" est donc objectivement un mauvais film mais tous ses ratés peuvent le rendre attachant aux yeux d'un public averti.
L’ouverture au ralenti, forte d’une agression risible au bord de la piscine, suscite une hilarité telle que nous ne savons s’il faut regarder Mortuary avec une distance critique ou le prendre au sérieux. Rapidement, ces deux axes de lecture évoluent en impasse et rendent saillante la nullité congénitale du projet, dépourvue d’idée scénaristique et plastique ; le pire étant, certainement, l’interprétation calamiteuse de comédiennes lancées dans un sur-jeu constant. Les scènes filmées à la première personne, durant lesquelles nous entendons la respiration du bourreau, galvanisent le premier volet de la saga Halloween (John Carpenter, 1978) sans originalité. Quant au sous-texte psychanalytique, il s’avère aussi pertinent qu’une discussion de comptoirs un soir de match : le maniaque travaille à la morgue et perpétue les rituels sataniques du père, la fille revit le traumatisme de la disparition paternelle en gesticulant dans son lit et en arpentant, somnambule, la maison de sa mère ; mère qui a refait sa vie en quelques jours avec un autre homme… Tous les clichés du cinéma de genre sont convoqués, pas un n’est transcendé, pas même habité. Un ratage qui a jeté à juste titre cette production aux oubliettes.