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peter W.
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2,5
Publiée le 23 février 2017
On retrouve plus la marque de L'herbier dans cette nouvelle aventure de Rouletabille notamment avec les prises de vue en extérieur parfois spectaculaires et un meilleur rythme que le précédent épisode.
Cette suite du "Mystère de la chambre jaune", une nouvelle fois réalisée par Marcel L'Herbier et sortie en 1931 n'est pas bien passionnante mais reste nettement meilleure que son prédécesseur. Première adaptation parlante du roman homonyme de Gaston Leroux, le film nous narre les aventures de Rouletabille qui doit cette fois se rendre au château des Roches-Rouges afin de protéger Mathilde d'un Frédéric Larsan qui ne serait en fait pas mort. Et oui, je n'ai cette fois pas lu le roman homonyme mais le personnage ne meurt pas à la fin du premier livre et revient dans le second ; une pirouette scénaristique a alors dû être trouvé pour faire revenir le personnage. Ce que j'apprécie tout particulièrement dans cette suite, c'est que c'est une vraie suite ! C'est-à-dire que c'est à la fois une nouvelle enquête de Rouletabille mais dans laquelle nous retrouvons presque tous les protagonistes du premier, ce qui permet de rentrer beaucoup plus facilement dans l'histoire et surtout de s'attacher tout de suite à des personnages que l'on a déjà connu auparavant. Malgré tout, le point noir du film est l'enquête ! Je ne l'ai trouvé que très peu passionnante, le film reprenant les défauts de son prédécesseur, à savoir adopter un rythme lent en plus de nous servir ici une enquête qui traine beaucoup trop en longueur. Néanmoins, le film possède plus d'action et surtout l'humour y est bien mieux dosé ! Nous avons en effet des scènes réellement drôles et surtout qui ne sortent plus de nulle part (comme les numéros de gymnastique de Rouletabille du premier film qui se transforment ici en réelles cascades utiles et drôles, comme lorsqu'il passe par la porte par exemple). Nous avons également beaucoup moins de problèmes de son, la mise en scène est beaucoup mieux maitrisée (tout en gardant le style du réalisateur), de même que le jeu d'acteur et les décors sont tout simplement magnifiques et très modernes ! "Le Parfum de la dame en noir" est donc une suite supérieure au premier mais qui possède encore pas mal de défauts et qui a surtout du mal à passer les années !
Je ne suis déjà pas fan du diptyque de Gaston Leroux, de ses mystères épais moins intrigants qu'assommants. Ce n'est pas la version de Marcel L'Herbier qui va me réconcilier avec ce type d'intrigues tarabiscotées. Pourtant, sa suite au mystère de la chambre jaune ne démarre pas trop mal, fantaisiste et dynamique, comme l'est le journaliste Rouletabille auquel l'acteur-cascadeur Roland Toutain donne un caractère espiègle et bondissant. Dynamique, aussi, comme cette virée en voiture de course sur les hauteurs de Monte-Carlo. Et puis L'Herbier se fait plaisir en créant un décor avant-gardiste dont il est coutumier, en l'occurrence la villa architecturale où se déroulent les faits. Au moment où Mathilde épouse enfin son promis Darzac, la question de savoir si Larsan, son agresseur de la chambre jaune, est vraiment mort. Rouletabille enquête. Il est quasiment le seul personnage véritablement caractérisé. Les autres sont d'une faiblesse, d'une futilité, qui plombent d'emblée l'intrigue. Certains comédiens ont du mal à passer du muet au parlant et sont, de surcroît, mal dirigés par le réalisateur : Huguette ex-Duflos est insupportable en désormais Mathilde Darzac et Marcel Vibert fait un malfaisant aussi épisodique que grossier. Les incidents dans la villa relèvent du mauvais roman policier et l'élucidation finale révélée par Rouletabille, qui a tout compris pendant que je somnolais, prend un tour théâtral qui stigmatise la lourdeur de l'écriture et la mise en scène.