Film que j'ai là beaucoup apprécié étant à la base assez fan du personnage de Michel Houellebecq qui se révèle plein d’autodérision et azimuté mais qui n'en oublie pas moins d'être Politique en insistant sur le Colonialisme ! ...
Une grosse farce plus politiquement incorrecte qu’il n’y paraît. C’est gros et j’ai beaucoup ri. C’est très fin aussi l’air de rien. Je regrette l’insistance malsaine sur la boisson et les drogues qui me rendent Michel Houellebecq moins sympathique. Mais quel acteur! M’a fait penser à Buster Keaton. Blanche Gardin est épatante en pietá de Michel-Ange!
Après son « Thalasso » qui prenait l’eau Guillaume Nicloux revient en forme avec la dernière partie de sa trilogie consacrée au plus grand écrivain français actuel. Idéalement accompagné d’une Blanche Gardin perchée sous champignons. Comme d’habitude la réalisation est totalement branlante, l’image degueulasse, ça part dans tous les sens, c’est parfois lourdingue et souvent totalement hilarant. Et derrière la façade people éclôt une véritable réflexion sur l’histoire et la situation des Dom-Tom.
Une déception ce dernier film de Guillaume nicloux,il a voulu apres le succès critique du film l enlèvement, réutilisé comme acteur principal michel Houellebecq et je trouve cette idée peu judicieuse, alors oui son physique devant la caméra suscite une certaine drôlerie, mais pour ma part c est assez peu pour faire un film. A partir de ce postulat, le scénario se délite au bout de 20 minutes qui étaient pourtant prometteuses avec la présence de jp adieu et francoise lebrun qui dévoile leur lien de parenté a michel Houellebecq ce qui amene des gags bien amenés. Après plus rien c est assez plat , dont a la longue j ai senti un certain malaise, ça se veut foutraque mais c est assez confus et on éprouve face à ce docu fiction une certaine impatience que tout finisse car c est assez long.
Inénarrable! Il faut aimer le cinéma décalé à l'extrême pour apprécier ce genre de film. Message politique frappé d'auto-dérision malsaine : interviews de Luc REINETTE (anticolonialiste), de Elie DOMOTA (syndicaliste), de Maryse CONDÉ (écrivaine indépendantiste). H. est apathique, désabusé, inerte. GARDIN vapote avec de la DMT psychotrope et adore les champignons hallucinogènes. Et les saillies verbales fusent, arrivant à me tirer des éclats de rire : H. a un corps du secteur tertiaire, elle a peur de la solitude avec quelqu'un, H. plonge en homme grenouille avec des chaussettes et son dentier,... Le concours de sosies de H. est un pur cauchemar : perruqué, barbu, black fumeur, femme décharnée, beau gosse, vieux Palmade,... Perché comme jamais : faut aimer!
Je n’ai pas compris la « DA » de ce film. Le cadrage, les dialogues, l’objectif du film. À mon sens, film beaucoup trop long, plat, pas d’expression dans l’acting, inintéressant. Je n’ai pas saisie l’humour. Je ne suis pas restée jusqu’à la fin. Déçue.
Un humour vraiment décalé ! Avec une trajectoire souvent prés du bord. Pas de temps mort pour l'absurde, tout s'enchaine. Les personnages sont attachants et pittoresques. C'est un film découvrir
Un film inattendu, irrévérencieux, drôle et magnifiquement interprété. L'histoire semble partir dans tous les sens et pourtant non, on reste joyeusement à bord et on surfe en équilibre sur une ligne directrice. Tout est dans l'art de cet équilibre, entre réalisme, réalité, loufoquerie et auto-dérision. Si vous n'aimez pas le conventionnel, le plan-plan et le bienpensant, vous passerez un moment absolument délectable.
L’écrivain Michel Houellebecq se voit offrir la possibilité de fuir la grisaille de l’hiver parisien pour aller assister en Guadeloupe à un improbable concours de ses sosies. Il y retrouve la présidente du jury, Blanche Gardin. Entre les deux stars que tout oppose, la complicité se noue grâce aux péripéties qu’elles traversent.
C’est la troisième fois que Guillaume Nicloux fait tourner Michel Houellebecq dans son propre rôle. La première, c’était en 2013, pour Arte, dans "L’Enlèvement de Michel Houellebecq". La deuxième, en 2019, il le confrontait à Gérard Depardieu dans "Thalasso" et le duo y faisait des étincelles. On imagine aisément les arguments qu’il a déployés auprès de l’écrivain pour le convaincre de rempiler une troisième fois : – « Le tournage se déroulera à la Guadeloupe ! On ira faire de la plongée ! » – « Ah bon ? Ca me tente pas trop ! J’ai peur de l’avion. Et puis j’ai un rendez-vous avec mon dentiste » – « Allez ! Tu rencontreras Blanche Gardin ! Elle est incroyable ! » – « Bon… alors je vais y réfléchir peut-être…. »
Le résultat est désopilant, à mi chemin de la pure fiction et du documentaire. On aimerait jeter un oeil au scénario pour savoir ce qui en a été écrit et la part de l’improvisation.
Michel Houellebecq, la mine cadavérique, le cheveu filasse, la peau huileuse, plus Droopy que jamais, mais pas si impotent que je l’imaginais, promène son costume essoré sous les tropiques et manque se noyer dans la piscine où il plonge lourdement alcoolisé alors qu’il ne sait pas nager. Beaucoup plus ingambe (elle a vingt ans de moins que lui), Blanche Gardin forme avec l’écrivain un attelage surprenant mais efficace. Elle cède volontiers à l’autoparodie sans pour autant s’en laisser compter, assénant à Houellebecq ses quatre vérités quand il s’égare avec Michel Onfray : « Arrêtez de donner des interviews, écrivez des livers et fermez votre gueule ». Le duo est lesté d’un troisième larron, Luc Schwartz, un improbable gitan juif (ou corse ?), aux faux airs de Patrick Sébastien, qui joue le rôle de l’impresario (du garde du corps ? du garde-malade ?) de Michel Houellebecq.
Le scénario du film est un prétexte. Il contient des rebondissements dont on aurait pu faire l’économie. Ainsi d’un sombre trafic dans lequel Luc Schwartz est impliqué qui va mettre la police guadeloupéenne aux trousses du trio. Ainsi aussi – un aspect du film plus intéressant mais pas assez creusé – d’une réflexion ébauchée sur la situation post-coloniale de la Guadeloupe, le racisme anti-Noir et anti-Blanc qui y prévaut, ses aspirations à l’indépendance… L’intérêt du film, le seul en vérité, est dans les scènes qui mettent face à face les deux stars où le cynisme neurasthénique du premier et la répartie pétaradante de la seconde font des étincelles.
Pas mal de rire, des blagues de potaches mais une dérangeante impression d’improvisation, voire d’amateurisme nuit à la réalisation. Les acteurs semblent s’amuser plus que le public, on se demande pour quoi ou pour si le film a été fait
Si on n'a pas vu et apprécié des films de Guillaume Nicloux (la clef, the end, une affaire privée, Thalassso, ....) , ou avec Michel Houellebecq, ou Blanche Gardin, ou carrément les trois, le film peut désarmer. C'est souvent lunaire, décalé, assez hilarant, caustique, et tourné avec naturel. Personnellement j'ai bien aimé, et je préfère ce genre de film à d'autres qui sont prétentieux et où finalement c'est d'un ennui triste à mourir. Certes il y a plein d'imperfections mais ce n'est pas le sujet)
Je ne saisis toujours pas l’intérêt de faire jouer Michel H. Au-delà de ce qu’il est, et représente d’ailleurs. On espère d’un film un geste artistique et pas une caméra pointée sur un personnage.