Rak
Note moyenne
2,9
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Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2026
A la rigueur ce film bien daté pourrait nous servir de balises pour rappeler l’hôpital, il y a encore si peu de temps. Une cinquantaine d’années, très peu de connaissances sur les maladies du cancer, une méthodologie infirmière restreinte, une omnipotence médicale, le défilé des soignants, le professeur en tête et tous ses subordonnés … Une fois le rétro retourné, le film de Belmont s’inscrit dans la durée d’une humanité encore toute présente, quand le fils se met entièrement au service de sa mère, très souffrante. Elle ignore tout de sa condition réelle, laissant au fiston le soin de lui concocter des journées particulières. Mais le mensonge le taraude … Sami Frey et Lila Kedrova s’accordent parfaitement au regard du réalisateur : l’angoisse partagée, la peur commune et une même résolution pour vaincre le mal. Pudeur et sensibilité participent à cet élan familial dans lequel Belmont englobe une critique éloquente du système médical.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 mai 2012
Ce film parle, bien sûr, du cancer. Mais peut-être plus encore de l'amour d'un fils pour sa mère. Et de cet élan de vie absurde et salutaire qui peut vous prendre aux tripes quand l'espoir a foutu le camp : l'espoir que la vie continue, au-delà de la maladie. C'est un film sans complaisance. Sur la médecine d'alors (les années 70). Sur cette société qui lâche ses vieux. Et sur un tabou : le cancer, donc. Un film dur et léger à la fois, navigant avec une grande aisance d'un registre à l'autre. Mais sans larmes inutiles. Finalement, quarante ans plus tard, à une époque où certains films sur le cancer cartonnent au box-office, "Rak" est encore d'une brûlante actualité.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2026
A t'on le droit de dire à une mère la vèritè sur le le cancer du foie qui la ronge à petit feu ? En 1972, Charles Belmont aborde cette question douloureuse, en particulier pour le non-malade! Quelque peu dèsuet et oubliè aujourd'hui, "Rak" se refait une petite santè sur Cinè Classic en prime! C'est un film qui ne sombre jamais dans l'apitoiement grâce à une rèalisation sensible due à Belmont! A ce nom il faut associer celui de Sami Frey, interprète principal et dèchirant de ce film, oeuvre d'une èquipe de qualitè et hommage pour ceux qui restent et partent! Quelques imperfections sur l'approche un peu trop dèmonstratif du sujet avec la musique envahissante au violon de Hodeir, mais dans son ensemble, le film offre une intèressante approche du système mèdical où tout n'est pas toujours rose, hèlas...
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2026
Rak est à la fois un film très personnel et un film très universel, un film qui, d’un côté, laisse une très grande place à l’émotion et qui, de l’autre, fait le constat amer du rôle de la médecine et de celui des médecins dans la France du début des années 70. En fait, Charles Belmont a ressenti le besoin de tourner ce mélange de cri d’amour et de cri de douleur et de révolte qu’est Rak lorsqu’un cancer a emporté sa mère en l’espace de 2 mois, alors que lui-même subissait le contre-coup de l’échec d’une comédie musicale qui n’avait pas pu se concrétiser. Avant l’arrivée de cette maladie chez la mère de David, il y avait sans doute de l’amour entre ce dernier et sa mère, mais de l’amour à bas bruit, sans grandes effusions, avec une mère qui n’avait jamais rien réclamé à son fils. Lorsque la maladie arrive, la mère continue de ne rien demander et, dans un premier temps, David, ne voit pas, face au comportement des médecins, ce que lui-même pourrait donner à sa mère. Lorsque sa mère est autorisée par le corps médical à rejoindre son domicile, il engage une infirmière pour s’occuper d’elle au quotidien. Ce n’est que lorsqu’il prend la décision de dire la vérité à sa mère sur son cancer que celle-ci va apparaitre comme s’ouvrant à la vie et que la relation qui la lie à son fils va devenir beaucoup plus fusionnelle, pleine de tendresse et de douceur. Il était arrivé à se persuader que les côtés positifs de la vérité allaient être plus importants que les éventuels côtés négatifs, les faits lui ont donné raison ! Un film très universel car il nous parle sans fard des relations entre médecins et patients, en France, au début des années 70 : un corps médical autoritaire fait de « sachants » loin de tout savoir mais ne souhaitant surtout pas partager ce qu’ils savent avec leurs patients, cachant la réalité de leur maladie à celles et ceux qui en souffrent, avec en son sein des « pontes » caricaturaux et traités comme tel dans le film, faisant leur visite quotidienne des lits de leur service, suivis par une horde d’adjoints et d’internes et sans montrer la moindre empathie envers les personnes hospitalisées. Dans une séquence intervenant comme un aparté, Charles Belmont évoque aussi certaines dérives de la médecine du travail et, surtout, introduit vers la fin du film, sous la forme d’un simulacre d’interview de David menée par Cécile, son épouse, une extraordinaire séquence de réflexion de 6 minutes sur ce qu’est la médecine comparée à ce qu’elle devrait être, « une médecine qui rafistole les gens juste assez pour les maintenir en état de produire et de consommer », sur une comparaison entre les méthodes médicales pratiquées en occident, axées principalement sur le curatif, ce qui permet au corps médical de rester en position de force, et celles pratiquées dans d’autre pays, mettant beaucoup plus en avant le préventif. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Marielle Issartel
Marielle Issartel

71 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2026
Un film anticipateur et universel, basé sur l'émotion d'une expérience intime vécue par Charles Belmont.
Pourquoi Allo ciné ne publie pas les excellentes critiques à commencer par Télérama ?
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2026
Je n’ai pas trop aimé ce mélange entre charge contre la médecine et acceptation de la maladie par la famille.
Quelques scènes sont ridicules malheureusement et d’autres avec trop de pathos.
Film moyen
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