Quelle déception! Aucune émotion pendant toute la durée du film (pas un rire, pas une larme), que leur vie paraît triste. Dès qu'Elvis apparaît on est déçu, c'est un beau gosse mais qui n'a rien en commun avec la star. Je note que les décors ont été soignés mais ce n'est pas cela qui donne de l'émotion.
Après le film Elvis que j'avais trouvé extraordinaire, là Priscilla m'a beaucoup déçu, les acteurs fades même antipathiques ,pas de musique de Elvis ou extrait de concert ,c'est 1 huis clôt d'un couple où Elvis est montré comme un homme drogué, macho, violent et Priscilla comme 1 gamine soumise,aucun caractère, 1 potiche qui n'a aucune vie ,bref film très ennuyeux, à fuir
Ce qui me frappe dans " Priscilla" c'est sous la douceur de la forme, la force muette des images. Sofia Coppola sait voir la passivité étrange et alanguie des adolescentes. Elle attrape l'image, l'apparence et ce qui en elle, ne va pas. Ce qu'elle accentue. Ce qui me frappe, c'est le déséquilibre permanent de Priscilla et de son couple. Elle est si petite. Elvis est immense. L'acteur australien, Jacob Elodi est très beau, à jamais longiligne, à la différence d'Elvis. Priscilla est incarnée par une actrice étonnante, Cailee Spaeny, joliment et naturellement adolescente qui devient une femme plutôt caricaturale, excessive et triste. Sofia Coppola ne centre pas son film sur le chanteur adulé mais sur son épouse esseulée. Et l'apparence est essentielle. Priscilla est toute petite et bien que ronde, paraît frêle. Elle tombe amoureuse de l'idole et peu à peu se métamorphose. Sa chevelure châtain, légère et folle devient, à la demande du Prince, noire de nuit et elle gonfle, gonfle. Casque énorme, semblable aux perruques du Grand siècle. Ses robes gonflent, gonflent selon la mode des années 50-60. Sofia Coppola n'est pas grandiloquente, elle montre et grossit les détails de la féminité : vernis à ongles, faux cils, rouge à lèvres, miroirs, bigoudis et brosse à cheveux. Priscilla se soumet, silencieuse. Juste OK....OK...Un choix de robes et de couleurs devant Elvis et sa bande d' inséparables amis-hommes, se terminera par une sentence semblable à "Seul le bleu te va". Elvis Presley n'est pas montré véritablement dans sa déchéance physique, dans son obésité. Il est une sorte d'adolescent prolongé, recherchant dans les amphétamines et la poupée qu'il a épousée stimulation et protection. Compagne de jeux obéissante, doux oreiller, épouse et mère mais jamais objet de désir. Impuissance ? Homosexualité refoulée ? Sofia Coppola ne dit rien. Que le désarroi d'une jeune femme dans la prison dorée de Graceland et les atours mortifères de princesse au bois dormant.
Un contre-champs au film de Baz Luhrmann, qui ne lui arrive pas à la cheville. Un métrage sur Priscillia, femme d'Elvis Presley est un biopic somme toute à fait classique, même un peu trop. Avec un esthétique épuré mais trop simple, le film se contente de raconter bêtement l'histoire de leur rencontre jusqu'à leur séparation. Comparé à Elvis de 2022, il n'y a aucune idée de mise en scène intéressante ou encore d'éléments marquants dans le film. Dommage quant l'on connaît la renommée de la réalisatrice, qui nous délivre un sympathique film mais sans plus. Le trait est grossièrement marqué sur leurs différences d'âge, certes très élevé, trop élevé, mais sans jamais montrer quelque chose d'originale. Dommage...
Vide, jeu d'acteur tellement plat ! Extrêmement déçue par la prestation des 2 acteurs principaux. Trop de longueur, photographie plus que passable. Je ne conseille pas du tout.
Les décors sont soignés, les deux interprètes sont beaux, mais on s'ennuie. Elvis Presley est dépeint comme un homme immature, ce qu'il était sans doute,passant son temps à s'amuser avec les copains ( jeux dans la piscine , parties de ballon..) à vouloir que sa petite poupée Priscilla soit toujours présente à la maison, même quand il est absent ( elle doit maintenir "la flamme du foyer ") , soit habillée à son goût, n'ait pas de besoins sexuels ; il repousse souvent ses marques de désir. Quant à Priscilla, on sent qu'elle va se rebiffer mais on aimerait la voir plus forte. Le seul moment où elle m'a émue, c'est lorsque leur petite fille, après une séance de photos de famille, court se réfugier dans les bras de sa nourrice ; Elle a a alors un regard triste. Dans la version de Sofia Coppola, le manager ( le fameux colonel qui avait un rôle si important dans le biopic de Baz Luhrmann) n'apparaît jamais, il est seulement au téléphone. Priscilla ne l'aurait pas croisé ? Bizarre. Tout celà est filmé avec soin mais sans rythme . Quant à la bande son, Sofia Coppola n'ayant pas eu les autorisations, on n'entend pas Elvis chanter. A la fin du film, j'ai pensé que j'aurai moins perdu mon temps en écoutant un de mes CD, car même si je ne l'écoutais pas dans les années 60/70, j'ai appris, au fil des années, à aimer sa voix et le rythme de ses chansons.
Biopic de la femme d'Elvis, Priscilla Presley, ce film de Sofia Coppola utilise les mêmes outils que son Marie-Antoinette : non pas s'en tenir la rigueur historique, mais plonger le spectateur dans une ambiance de solitude et de folie, de luxe et de frustration. C'est à la fois réussi, notamment grâve à la superbe photographie et à la beauté lunaire des deux interprètes, mais aussi un peu creux, comme la vie de cette pauvre fille-trophée.
Film très plat, creux, lent... et sans aucune saveur ou émotion. On ne comprend pas vraiment le message, j'ai eu le sentiment que les scènes voire même le scénario n'étaient pas vraiment aboutis. Très grosse déception pour mon premier cinéma de l'année !
On adore Sofia Coppola mais là elle s'est bien plantée peut être parce que PP est productrice aussi? Film insipide, sans rythme , sans mystère. Elle a évité l'écueil du Colonel Parker qu'on ne voit pas et c'est tant mieux mais tout tourne en rond, les scènes se repètent sans fin et finalement Priscilla Presley ne nous est qu'à peine sympathique.
Faire un film sur une femme qui s'est gavée d'argent sous emprise, est indécent pour toutes les femmes (et les hommes) qui ont vécu quelque chose de similaire .... sans l'argent. Un ennui mortel. Je suppose que la réalisation a voulu faire un film aussi ennuyeux qu'une partie de la vie de Prescilla. Non, vraiment, on (je) ne vais pas au cinéma pour voir la détresse d'une oie blanche privilégiée. Elvis était un chanteur abruti génial. Elle une simple idiote. Pas de quoi en faire un film.
J'ai aimé ce film pour le fond plus que pour la forme. Le déroulé est assez lent, mais la psychologie des personnages est bien travaillée, pas grossière à la manière US ... Ici on est dans le détail. Les décors des années 60, bien sympathiques, l'esthétique est travaillée.
Il ressort bien l'objetisation de l'adolescente par cet homme, l'influençabilité et la dépendance totale de l'adolescente, elle apparaît totalement effacée et insipide, sans capacité d'affirmation de soi et en même temps c'est relativement normal, elle est en pleine construction 路♀️ C'est vraiment son petit objet.
Ce film exprime bien une des nombreuses facettes de la notion de relation d'emprise, ici on est clairement dedans, pouvoir total d'un homme adulte sur une adolescente et déséquilibre, même s'il n'est pas question de violences sexuelles ou physiques, c'est trés intéressant justement pour cela. Le déséquilibre dans la relation est total, de part la différence d'âge, la personnalité de cette adolescente, la façon dont il ne se préoccupe pas du tout de ses besoins à elle, et évidemment le statut de cet homme.
Je trouve que ce film décrit bien la complexité de ce type de situation, surtout qu'on est dans une époque où la dépendance des femmes aux hommes, étaient encore plus marquée.
Regard sur la vacuité intellectuelle, spirituelle, l'immaturité de certaines icônes, mises en avant par la société marchande, "Priscilla" ( c'est mon hypothèse) constitue le pendant de " Bling Ring" ( opus mal aimé de la réalisatrice, malgré ses qualités).
Si " Bling Ring" était le portrait d'un public décérébré qui rêve de ressembler aux figures célèbres du monde médiatique et des vedettes, on est ici au coeur de la vie intime d'une star dont la renommée est inversement proportionnelle à la qualité de son intériorité.
Portrait d'une jeune femme finalement manipulée et déconsidéree par son mari célèbre ( E. Presley), " Priscilla" est servi par sa photo, les choix de ses cadrages, ses décors et son interprétation. ( L'actrice obtint le prix d'interprétation à Venise 2023).
Malheureusement, l'absence de scénario est telle que cet opus de SC, laisse une impression d'inaccomplissement qui en fait ( à mes yeux) un des titres les plus faibles de sa filmographie.
« Priscilla » de Sofia Coppola dans sa forme prend le contre-pied du flamboyant « Elvis » de Baz Luhrmann : film très épuré, frisant avec le naturalisme et se tenant strictement aux faits, « Priscilla » est finalement une franche réussite. Beaucoup d’avis sont très partagés, compte-tenu que le film peut laisser sur sa faim pour certains, car par suffisamment étayé dans sa conclusion. C’est à mon sens la grande qualité du film, chacun pouvant se faire sa propre opinion : en effet, le propos du film n’est pas de délivrer de message dans cette période néo-féministe, et c’est aujourd’hui finalement assez rare pour le souligner.
L’actrice principale, Cailee Spaeny, jusqu’alors pour ma part inconnue, est criante de beauté et s’approprie sans peine son rôle d’adolescente subjuguée par son idole. La narration est simple, sans fioriture : comment sortir d’une relation d’emprise, sans tomber dans la toxicité, se libérer d’une prison dorée et avoir sa propre vie ? Elvis est ambivalent, il abuse de la situation sans profiter de sa femme, et n’est pas décrit pas comme un monstre.
Enfin un film, qui dans cette époque de jugements à l’emporte-pièce, de chasse à l’homme, est dans la mesure et la nuance : Sofia Coppola a su très justement remettre en lumière le contexte de l’époque, où les mœurs n’étaient pas les mêmes que les nôtres (et sûrement que certaines mœurs d’aujourd’hui seront intolérables dans le futur…).