Élégant et elliptique, comme les mises en scène antérieures de Sofia Coppola. Le scénario transcende un matériau de presse du cœur pour évoquer le portrait touchant d'une jeune femme désabusée. La première réussite de l'année 2024 dans les salles françaises.
Un bon sujet pour Sofia Coppola !! Elle choisit la pénombre pour évoquer l'époque, le caractère immature d'Elvis et la poupée-enfant qu'il avait épousé. On connait l'histoire qui a été racontée dans le livre "Elvis et moi". On devine dès le début qu'elle ne sera jamais une "femme" et qu'elle remplira un rôle nécessaire pour "l'image" de l'idole. Film triste (les pilules, les copains, l'absence, les relations avec d'autres femmes, les scandales dans les journaux etc.) mais très bien fait.
2024 est une année qui commence bien ! Le nouveau long métrage de Sofia Coppola est une réussite ! Que cela soit la prestation de Cailee Spaeny en Priscilla et de Jacob Elordi en Elvis ; Que cela soit l'histoire, que cela soit la mise en scène ou la photographie, le film "Priscilla" possède toutes les qualités qu'on demande pour un bon film !
La relation entre Priscilla et Elvis est à la fois belle et toxique, notamment bien aidé par le duo Spaeny/Elordi. Visuellement, le film est magnifique, et tout cela apporte une touche de tendresse.
2 heures pour rien ! Franchement quand on s appelle Coppola on a ses entrées chez Quotidien et toutes les critiques cinéma s empressent d encenser mais quel temps perdu pour les spectateurs ! J enraaaaage.
Sofia Coppola sait filmer les petites filles abandonnées. Et elle le fait de mieux en mieux, radicale et sensible, sans aucun apprêt ou séduction (pas d'érotisation de la détresse, pas de suspens sur la frustration et la satisfaction du désir, pas de voyeurisme...). spoiler: La distance que la réalisatrice instaure, toujours juste, avec un montage au cordeau, permet de faire circuler le désir entre une adolescente et un homme, puis ressentir un terrible ennui de couple, et, enfin, nous saisir d'émotion quand la petite fille, devenue femme, décide d'abandonner le petit garçon génial roulant des mécaniques en combinaison à paillettes : "And so I'll go, and yet I know / I'll think of you each step of the way / And I will always love you...". C'est très beau.
comme d'habitude sofia coppola sait raconter une histoire de légende comme une histoire d'amour le scénario est précis, la photo magnifique et les plans séquence toujours juste bref un très bon film
Un parti-pris trop évident : la "bonne" Priscilla et le "mauvais" Elvis. Le film est creux et vain, à l'image de l'entourage d'Elvis, veule, insignifiant et inintéressant. Deux heures sans intérêt mais sans trop d'ennui : les images des années 50/60 et les belles voitures américaines avec leurs ailerons merveilleux font passer le temps.
Avec le sentiment dépaysement dans les obligations familiales et professionnelles, Priscilla attend sagement l’opportunité qu’on la délivre de sa forteresse de solitude. Certaines histoires d’amour naissent souvent dans le fantasme, la désillusion et la douleur. Priscilla n’a pas eu droit à ces étapes clé de l’adolescence, elle qui étouffe de la nonchalance d’une rockstar, loin d’être aussi émotif que sa « babydoll ».
Si tout le monde connaît le succès du roi du rock’n’roll, ce n’est pas l’image qu’il renvoie lors de leur première rencontre. Même en dehors de la scène, une star est sollicitée, mais ce n’est pas nécessairement le cas de Priscilla, qui découvre simplement Elvis (Jacob Elordi). Malgré tout, Sofia Coppola a une idée bien tranchée du bonhomme et n’hésite pas à faire de lui une sorte de prédateur sexuel, plus discret que son compatriote qui s’est rapidement brûlé les ailes avec ses grandes boules de feu, Jerry Lee Lewis. On ne peut pas dire qu’ils partagent le même destin, mais c’est une autre paire de manche pour leur jeune épouse respective. Ce film, comme tant d’autres dernièrement (Spencer, Blonde, La Femme de Tchaïkovski, Corsage, Jeanne Du Barry), revient sur le contrechamp des conventions sociales masculines et misogynes qui ont piégé les femmes dans l’ombre des hommes, des femmes pour qui cette nouvelle forme de captivité ne coïncide plus avec le rêve enchanté d’autrefois.
Loin des portraits aussi inspirants que ceux d’Emily ou de Marinette, la talentueuse Cailee Spaeny est appelée à bouleverser le rapport de force avec le personnage d’Elvis Presley. En laissant le maquillage, la coiffure et les costumes la priver de son caractère naturelle et sensuelle, la comédienne parvient à incarner une Priscilla Beaulieu subtile et à la force tranquille. Comme Olivia DeJonge avant elle dans Elvis de Baz Luhrmann, elle a affaire à une success story au gôut de cachets amers et non prescrits par un médecin raisonnable. Toute une vie ponctuée par la débauche, mais abondement arrosée d’une relation de couple distante, jusqu’à un mariage qui ne ressemble en rien à une célébration.
Priscilla est passé du pays imaginaire à la dure réalité du showbiz depuis sa cage dorée de Graceland, un peu comme Marie-Antoinette à Versailles. Tout cela figure dans le mémoire Elvis and Me, où quatorze ans de passion et d’agonie sont recensés dans cet union. À l’heure où les femmes sont plus que jamais écoutées, le film laisse toute la liberté à son personnage mutilée de se réinventer et de s’exprimer de sa propre voix. Cela se fait en hors-champ du cadre idyllique qu’Elvis semble à tout prix vouloir remodeler, à la façon d’une Barbie bien sage, et contrôler, faute d’en avoir sur son manager intransigeant. Ces soucis surnagent ainsi face à un début de vie en apnée terrifiant pour une mariée qui se reveille chaque matin sans amour ni glamour.
La réalisatrice de Virgin Suicides et de Lost in Translation confirme de nouveau son aisance et son efficacité à capturer la détresse de ses personnages féminins, à mesurer les limites du corps et de l’esprit. Elle nous gratifie ainsi d’une vulnérabilité qui a échappé à beaucoup et qui a le mérite de prendre la même direction que Thelma et Louise, tout en laissant la destination en suspens. Bien évidemment, si vous êtes de passage pour vous enjailler sur les tubes du King, rebrousser chemin. Il s’agit ni plus ni moins de l’histoire de Priscilla, une héroïne qui rejoint admirablement dans le jardin des rescapées mélancoliques de Sofia Coppola.
Un film d'une totale vacuité, à l'image du mariage entre Priscilla et Elvis. Ce serait une réussite si l'ennui ne nous gagnait pas sans pitié ni empathie. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2024/01/priscilla-de-sofia-coppola-vain-et.html
C'est très décevant. Si la photo est belle, le film déroule une longue tranche de vie d'un couple hors norme mais tout ça est sans grand intérêt. L'action est quasi nulle et il ne se passe rien. On laisse du temps au film au début pour se demander quand il va nous raconter qquechose et puis rien ne vient. Je déconseille.